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Le mouvement du moteur est transmis aux polissoirspar l’intermédiaire de leviers assez longs pour que lesouvriers qui servent cette machine puissent passer sousles bielles qui les font mouvoir, et ces leviers sont fixéssur la plaque de fondation. Ce système n’est pas celuiadopté ordinairement : dans la plupart des machinespolir, les leviers sont fixés au plafond du local danslequel elles fonctionnent, ce qui oblige à construireun batiment spécial, très-élevé et très-solide, et commece batiment doit être large, il y a nécessairement sousle toit un espace qu’il serait convenable d”occu.per, maisqui est inhabitable à cause du mouvement que lui don-nent ces leviers.
Cet incoinénient n’est pas le seul. Le tremblementdonné au plafond détermine sur la glace la chute decorps étrangers qui, s’ils sont durs, la rayent, et,pour enlever ces rayures, on fait toujours des bassins,ce qui détruit la régularité de la réflexion, qualité très-précieuse d’une glace. *
Ces inconvénients ont provoqué la nouvelle dispo-sition donnée aux leviers.
Les pierres ont 2 m ,G5 de côté, et sont carrées; surces pierres on scelle des glaces de dimensions diverseset assorties pour couvrir toute la surface, qui est de7 mètres carrés ; toutes ces glaces ainsi réunies sur unepierre se nomment une levée.
Pour sceller ces glaces, il y a un appareil spécialqui oblige toutes les glaces d’une levée à être sur lemême plan, du côté où les polissoirs doivent frotter.
Sur une levée on place 8 polissoirs doubles ; la sur-face d’un polissoir double est de 0 m , 1080; la surfacedes 8 polissoirs est donc de 8 X 0,1080 = 0 ,n ,86i0.
Le poids (l'un polissoir double est de 24 kilogram-mes, donc le poids des 8 = 24 X 8 = 192 kilogram-mes. 11 y a donc sur chaque mètre carré de la levéeune surface de polissoirs de 0 m , 1234, dont le poids estdo 27*.4.
La machine qui fait mouvoir ces polissoirs donne40 coups de piston par minute, et la course du pistonest de 80 centimètres, donc le chemin parcouru est do4 0 X 80 = 3200 centimètres, et par seconde de= 53,3.
Les polissoirs font le même chemin.
Il faut pour polir une levée 28 heures, donc il fautpour polir I mètre carré = 4 heures. Nous voyonsdonc que pour polir 1 mètre carré de glace il faut unesurface de polissoirs de U m ,12, chargée d’un poids de27 kilogrammes, et se promenant 4 heures, avec unevitesse de 53 centimètres par seconde ; et, comme lamachine est double, 4 heures suffisent pour polir uneglace de 1 mètre carré des deux côtés.
POMPE CENTRIFUGE . La pompe d’Appold a étévue avec grand intérêt aux dernières expositions, àcause de sa grande puissance sous un petit volume,ce qui s’explique facilement par la grande vitesse quel’on donne à l’opérateur. Celui-ci est une espèce deturbine ou mieux un ventilateur à aubes courbes, toutà fait semblable à celui proposé par M. Combes. L’obli-quité des palettes et la force centrifuge repoussent versla circonférence l’eau que la roue contient, et il en ré-sulte une diminution de pression vers l’axe d’autantplus grande que la roue marche plus vite, et l’eau duréservoir inférieur tend à s’élever dans îa roue. Celle-ci refoule l’eau qu’elle expulse dans un tuyau d’ascen-sion, où elle s’élève à une hauteur d’autant plus grandeque la vitesse du mouvement est plus considérable.
On voit, par cette simple description, que cette ma-chine, représentée en coupe fig. 3688, peut fonctionnercomme pompe aspirante et foulante, et que la hauteurd’aspiration, ainsi que celle de refoulement et la quan-tité d’eau élevée dépendent directement de la vitesseimprimée à la roue à aubes.
La forme des aubes de la roue et celle de son enve-loppe exercent une grande influence sur l’effet utile decette machine. L'eau qui y circule y est, en effet ani-mée de deux mouvements : l’un de transport généralqui lui est imprimé par la roue, qui l’emporte avecelle, et l’autre de circulation sur les aubes. 11 importequ’à la sortie de la roue la vitesse qui résulte de cesdeux mouvements soit la plus faible possible pour évi-ter la perte de force vive qui en résulterait.
Sous ce rapport, l'usage des aubes courbes adoptéespar M. G. Appold est évidemment préférable à celuides aubes planes. Seules elles peuvent permettre à lapartie des palettes voi>ine de la circonférence extérieurode ne pas faire tourbillonner inutilement l’eau, maisde la faire progresser utilement.
Enfin il est facile de comprendre que, pour utilisertonte la pression que la force centrifuge développe ùla circonférence delà roue, il convient de laisser celle-ci à peu près libre sur tout son pourtour, en donnantau tuyau d’ascension une assez grande dimension pourque la vitesse de transport y soit faible.
Voici les chiffres d’essais faits lors de l’exposition deLondres pour apprécier le mérite de ces pompes ; doplus, afin de mettre plus clairement en évidence l’in-fluence de Informe des aubes et l'avantage des aubescourbes sur les aubes planes, on a successivementplacé dans la machine do M. Appold sa roue ordinaireà aubes courbes, une roue de même dimension, à au-bes planes inclinées à 15° sur le rayon, et une rouosemblable à aubes planes dirigées dans le sens durayon.
£ s
Volumes d’eau «-levésen litresen une seconde-
? i*
2 %a >
n ^
Effet utile
en une seconde.
Travail moteur dépense jjen une seconde. ||
O
Cj u0.3 3
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CS
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C
U V
js «
2 3
O O
E ;
Pompe tir
lit.
M. App
r»ld. avec
km.
«es nub«;s
km.
courbes
1
159,0
2,590
413,00
717,60
0,588
828
2
121,0
2,743
5,690
340,00
526,00
0,648
718
3
87,9
500,00
771,00
0,749
792
4
97,2
5,690
552,00
807,80
0,685
792
5
93,3
91,6
5,897
551,00
810,00
0,680
788
6
5,897
558,00
859,00
0,650
800
7
32,73
7,970
261,00
697,00
0,375
843
8
51,50
8,235
424,00
891,00
0,475
876
Pompe de TM. Appold. avec île* aubes planes inclinées à
45 1 mtr le rayon.
1
42,40
5,480
233,00
583,00
0,398
694
5
55,81
5,480
306,00
698,00
0,434
690
Pomp
> de M. A
ipold, aile s
eo des ateus du ra
hes planes dirigé
es dans
■1
35,87'
5,480
197,00
810,00
0,243
0,232
720
27,90
5,480
153,00
660,00
624
I
Pompe «le M. Gtvyne, ànubos pladu rayon et à tuyau «1
nés dirigéc circulât
es dans
«n.
le sens
1
22,0
4,17
91,74
487,55
0,190
675
2
91 -7
- 1 i w
4,17
89,46
465,50
0,190
608
En examinant les résultats contenus dans ces ta-bleaux, on voit que la pompe centrifuge h aubes cour-bes de M. Appold donne un rendement très-sat'Tai-sant, puisqu’il s’élève, pour cette machine, à 0,65 etmême 0,68 du travail moteur dépensé, tandis que lespompes de ce genre à aubes planes dirigées dans !i