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Complément du dictionnaire des arts et manufactures / par Ch. Laboulaye
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POMPE CENTRIFUGE »

PORTE-AMARRES.

sens du rayon n’ont donné qu’un effet utile de 0,23 jdu travail moteur, et encore moins quand elles étaient

accompagnées d’un canal étroit dans lequel l’eau étaitobligée de circuler.

En efFet, si les palettes sont droites, comme dansles figures B, C (fig. 3089), l’eau conserve nécessai-

rement une vitesse dans le sens du rayon, quand ellequitte la roue, tandis que c’est la vitesse suivant la tan-gente àla circonférence qui est seule utile; par suite,oncommunique à l'eau une force vive plus grande que cellequi était indispensable, et l’on consomme un travail mo»teur trop considérable. Si, au contraire, les palettes sontcourbées en arrière comme en A, par rapport au mouve-ment de l’axe, de manière que le bord ait à peu prèsla direction de la tangente à la circonférence, la direc-tion du mouvement de l’eau le long de la palette setrouve alors la même que celle d’entraînement, et iln’y a pas de force vive inutile, si les vitesses de cesmouvements sont égales.

Il résulte de ces expériences que la machine exposéeparM. Appold est susceptible de rendre de bons ser-vices pour l’élévation des eaux à des hauteurs qui nedépassent pas G mètres, et comme , dans le cas oùelle serait immergée dans les eaux inférieures, elle

n’aurait besoin d’aucune soupape, elle pourrait êtreavantageusement employée à des épuisements d’eauxtroubles ou à des jeux d’eau artificiels. Mais il fautremarquer qu’elle doit marcher à de grandes vitesses,qu’elle exige un mécanisme convenable pour les luicommuniquer, et un moteur en rapport avec les effetsix produire, tel, par exemple, qu’une machine à vapeurlocomobilo.

Quant à. l’admission de l’eau dans la roue, il fautque l’eau passe directement du tuyau d’aspiration dansla roue, sans l’intervention d’aucun réservoir dans le-quel la force vive du courant, communiquée par l’actede l’élever par ce tuyau, puisse être détruite, et cen’est que par le centre qu’elle peut arriver pour querien ne gène l’arrivée de ce courant. Il semble qu'onpourrait employer des canaux convenablement tracéspour diviser l’eau, et faciliter son entrée entre les pa-lettes, imiter, en un mot, la disposition employée pourles turbines.

Il est clair que l’action de la force centrifuge pouraccroître continuellement la vitesse de l’eau sur lespalettes, à mesure qu’elles s’éloignent du centre, nepeut produire son effet sur toutes les particules d’eaud’une même section, qu’autant que les sections vonten diminuant. S’il n’en est pas ainsi, quelques parti-cules d’eau dans chaque section sont continuellementretardées, et un certain travail est consommé en re-mous, pendant que le courant ne peut que souffrirde ce trouble destructeur de force vive. Cette diminu-tion de section des canaux pourrait sans doute êtreobtenue en donnant aux deux côtés de la roue la formede disques coniques; moyen employé dans le ventila-teur de M. Lloyd.

La communication du mouvement à l’axe pincé dansle réservoir dans lequel la roue tourne peut être dis-posée de plusieurs manières, mais autant que possibleau-dessus de la roue. À cet effet, M. Appold fixe laroue sur un axe qui traverse les deux cotés du réser-voir.

La vitesse de la roue doit être en raison de la hau-teur à laquelle l’eau doit être élevée. A une certainelimite, cette hauteur est impossible; mais bien avant,l’usage de la pompe cesse d’être avantageux.

En général, la vitesse en pieds anglais par minute àla circonférence est donnée parla formule550 -f- ( 55.0 ^hauteur à laqucUt! l'eau doit èlre élevee en pied».

M. Appold annonce, à des hauteurs convenables, unrendement de 70 p. -100 ; il a pu élever jusqu’à 2,000ou 3,000 gallons {10 à 12 mille litres) par minute avecune seule pompe aux travaux de Douvres.

PORTE-AMARRES. Les sinistres les plus fréquentsii la mer ont lieu près des côtes, lorsqu’une fausse di-rection fait faire trop tard les manœuvres qui eussentpu faire éviter un écueil, ou qu’une tempête pousse unnavire avec une puissance très-grande, danger auquelil ne dispose que de ses voiles lorsqu’il n’a, pour ainsidire, rien à opposer. Dans ces circonstances, le salutde l’équipage dépend de la possibilité d’attacher à lacôte un câble partant du navire, qui permet d’assurerles communications, d’établir un va-et-vient. Com-ment parvenir àce résultat, lorsque la mer est si grossequ’un canot est immédiatement retourné, que le meil-leur nageur ne peut se tenir sur les vagues? L’indus-trie humaine est-elle impuissante au point de laissertoujours périr près de la cote des navires auxquels onne peut porter secours?

Toute la question, avons-nous dît, consiste à porter,soit du navire à la côte, soit inversement, l'extrémitéd’un cordage, à une distance de quelques centaines demètres. L’idée qui se présentait naturellement à l’es-prit, surtout pour les navires de guerre, c’était de lan-cer à l’aide Etin canon un projectile pesant attaché à