POTERIES.
poteries.
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moules fuit perdre, sous forme de copeaux inutiles,une quantité considérable de plâtre.
Dans la déposition du moule proposé par M. HubertMoreau et représenté parla fig 3696,1c gonflement gra-
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duel du plâtre, qui dénature les dimensions de l'objetmoulé, n’est possible en aucune façon; le diamètre desassiettes, par exemple, ne peut plus augmenter; la durée des mères est prolongée dans une proportion no-table. On é\ite le gauche des mouLs, et comme lemoulage de ceux-ci s’obtient immédiatement et d’uneseule opération, on n’a plus à faire disparaître par letournassage ni l'extérieur du moule pour le dresser, nil’intérieur pour former la poignée*
Supposons qu’on ait une mère en plâtre durci par del’huile grasse c, et donnant la forme intérieure del’assiette : on la surmonte d’une couronne en zinc d’uneseule pièce 6, dont l’usage est de faire obstacle augonflement du plâtre à l’instant de la coulée; ce cercleest adhérent; on le surmonte d’une nouvelle couronneen trois pièces rf, qui servent à régler la hauteur et lediamètre du moule. Ces trois parties sont réunies dansune chape c, qui s’emboîte dans le cercle adhérent àla mère; les autres parties du moule, la base, la poi-gnée, l’évidement que forme celle-ci sont données pardes pièces en zinc et leur chape f,g t h t i t qu’il est facilede séparer pour opérer le démoulage. Le maniementde ces diverses pièces est facilité par des anneaux mé-tallique 4 . Une ouverture centrale j permet l’introduc-tion du plâtre liquide.
Pour opérer le moulage, on enlève les parties su-périeures qui mettent à jonr le fond du moule; on le»a graissées, et avec un pinceau on imbibe le tout d’unecouche de plâtre liquide pour former l’épiderme dumoule; on rapporte ensuite l’espèce de couvercle surlequel doit se mouler la face supérieure, et on versele plâtre liquide pour remplir le moule ; l’air se dégagepar quatre trous, et l’expulsion du gaz se fait entière-ment lorsqu’on a soin d’agiter le moule aussitôt qu’onl’a rempli.
Lorsqu’on a dégagé les parties du moule extérieur,on enlève la partie moulée ; pour la terminer, on dé-truit, sur le tour, les coutures qu’ont laissées les jointscorrespondants aux diverses parties du moule métal-
lique. Ce travail s’exécute facilement au moyen dutournassiu. La pièce isolée se voit en m, débarrasséede son moule. Ce que nous avons dit suppose la confec-tion de la mère Pour l’obtenir, après avoir graissé lemodèle a comme à l’ordinaire, on le garnit d’un cercle bqu’on dresse au moyen du tour; on entoure le dia-mètre extérieur d’une bande de plomb, puis on versedu plâtre Quand il est assez dur, on le tournasse.
Co procédé doit s’appliquer aux pièces plates» avecplus d’avantage qu’aux pièces creuses; néanmoins, danstous les cas, il doit donner une économie notable auxmanufacturiers qui font un grand usage de moules deplâtre et qui sont, éloignés de gisements de gypse.
J’ai vu pratiquer ce moyen dans l’usine de Mehun ,chez M. Pilliwuyt. A Bordeaux , si le meme moyenn’est pas employé, celui dont on se sert en donneraitbien une idée, môme à première vue.
Que les pièces soient moulées ou tournées, qu’ellessoient ébauchées par l’une ou l’autre des méthodesmixtes que nous venons d’étudier, il faut les finir. Letournassage ne s'applique guère qu’à certaines fabri-cations soignées; en un mot, il consiste dans un tour-nassnge qui rappelle, quant au principe, le travail dutourneur en bois, en métaux, etc. On enlève l’excédantde pâte présenté par l’ébandu», qu’il ne faut dès lorsconsidérer que comme un bloc dans lequel on va cher-cher la pièce qu’ou veut obtenir. Le tour a tantôtl’axe vertical, comme dans la fabrication de la porce-laine, tantôt l’axe horizontal, comme dans les fabri-ques de faïences Unes. Contrairement à ce qu’on avaitsupposé pendant trop longtemps, le tour en l’air peutégalement convenir pour le tournassage des porce-laines dures, et j’ai vu dans beaucoup d’usines ducentre le tour français remplacé par le tour anglais pour le rachevngc des pièces de petits creux en pâte deporcelaine ; on gagne de la sorte eu temps et en régu-larité.
Le fait le plus considérable qui s’est produit dansces dernières années, relativement au rachevage en cequi concerne la porcelaine dure, est l’usage qu’on afait du tour à guilloeher; nous ne saurions, sous peinede donner trop de longueur à cet article, en faire icila description; nous renverrons le lecteur à la défini-tion que j’en expose dans mes Leçons de céramiquj,t. II, p. 130 et suivantes.
Le réparage des pièces comprend des opérationsqui se définissent nettement par le nom qu’on leurdonne : ce sont le grattage , pour enlever par ablationtoutes les coutures, toutes les saillies nécessaires à l’é-bauchage; le remplissage , pour boucher les trous, lescloques accidentelles mises à nu par le démoulage oupar le grattage. Le sculptage , qui ne diffère du grat-tage que par les différents résultats obtenus, participeà la lois des méthodes de grattage et de remplissage;nous en trouvons un exemple remarquable dans ce quel’on appelle à Sèvres sculpture en pâte t cru sur cru. On afait, à l’aide de cette méthode, des pièces de dimen-sions très-variées. Elle donne des objets d’une valeurartistique réelle et d’une grande importance indus-trielle, si celui qui la met en usage joint au talent dusculpteur l'habileté du praticien.
La première idée de ce genre de décoration se trou\ctrès-nettement dévoilée dans quelques poteries fines del’époque romaine; lesChinois en ont certainement tiréle parti le plus avantageux, et le musée céramiqueoffre des exemples fort remarquables fournis par lespeuples qui ont créé cette sorte de poterie.
On établit par l’un quelconque des procédés décritsprécédemment la pièc^ que l’cn veut décorer d’orne-ments en relief. On maintient la pâte humide pourappliquer en relief au pinceau avec précaution et parcouches successives, en évitant les bouillons et lestrous, lu pâte qu’on peut modeler ensuite par incision