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Complément du dictionnaire des arts et manufactures / par Ch. Laboulaye
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POTERIES.

POTERIES.

tour s’applique à toute espèce de fours en usage dansles fabrications céramiques.

M. Bonnet a fait breveter, en 1845, un four pour lesmemes usages, dans lequel on remarque les dispo-sitions employées en Angleterre. On voit, d’apres lafaveur avec laquelle les procédés de M. llatid ont étésuivis, que cet intéressant problème de la combustioncomplète de la fumée et du chauffage économique desséchoirs a reçu de l’autre côté du détroit une solutionpratique.

CUISSON DES POTERIES.

Quand les poteries, quelles qu’elles soient, ont étéséchées convenablement, on les porte au four, pour lescuire lorsque ce sont des poteries simples, pour lespréparer à recevoir les glaçures lorsqu’elles sont com-posées.

Nous n’avons rien à dire, dans cet article, des procé-dés dont on se sert pour enfourner et encaster les pièces,r>oit pour les cuire en biscuit ou dégourdi, soit pourles cuire en vernis, que ces vernis soient ou des émaux,ou des rernis proprement dits, ou des couvertes. Nousn’avons même pas à rappeler les méthodes nu jnoyendesquelles on prépare, ou broie, on applique ces

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glaçures. Mais avant de nous occuper des combus-tibles dont on fait usage dans la cuisson, nous dironsqu’en Angleterre on trouve des établissements quino font autre chose que de préparer les pernettes,

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dispositions. Le moule est en métal, cuivre ou bronze;il est en deux coquilles ; il donne plusieurs exem-plaires disposés symétriquement et de telle façon, queles points supérieurs soient donnés par la coquille su-périeure du moule, les points inférieurs par la coquilleinférieure. On obtient la pression sur la croûte, qu’ona mise entre les deux coquilles, au moyen d’une presseà vis. On chauffe le métal pour obtenir la dépouillenécessaire au démoulage. On prépare ainsi tous lesmodèles dont on a besoin et que représente la fig. 3097.

On sait qu’on fait emploi de bois et de charbon deterre pour cuire la poterie de terre, la faïence com-mune et la faïence line; la cuisson de la porcelainedure au moyen du combustible végétal était seule re-gardée comme possible par un grand nombre d’indus-triels : aussi les expériences qui ont eu pour but la cuis-son de la porcelaine dure au moyen de la houille ont-elles fixé très-vivement l’attention générale. On a déjàvu la notice de M. Ebelmen et son savant rapport sur lefour de Noirlac à l’article Houille . Nous compléte-rons ces renseignements intéressants par l’extrait d’untravail consciencieux de M. llcdon sur les tentativessuivies de succès exécutées à Limoges pendant l’an-née 1857. Ces expériences ont été dirigées par lachambre consultative, demandant à s’éclairer sur unfait industriel qui, bien que déjà traité dans d’autrescontrées manufacturières, n’en avait pas moins pour leLimousin un grand intérêt de nouveauté d’abord, etun intérêt plus grand encore au point de vue de la pro-duction économique et du développement de l’industriede la porcelaine. Depuis longtemps, la cherté tou-jours croissante des bois et la crainte de leur insuffi-sance inquiétaient non-seulement les fabricants, maisencore la population ouvrière, dont l’existence et lebien-être dépendent en grande partie de la prospéritédes manufactures de porcelaine.

On doit à M. Marquct, de Limoges , d’avoir été lepremier instigateur de la cuisson à la houille par desméthodes perfectionnées que nous allons décrire. 11 alait scs essais d’abord avec le système Bordone, quiconsiste dans l’application des grilles à gradins, puisavec celui de M. Mourot, au sujet duquel nous allonsentrer dans quelques détails et qui conduit à des don-nées pratiques.

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pattes de coq ou colifichets, dont on fait usage pourisoler les pièces dans le four, et les empêcher de secoller entre elles ou sur les pièces qui les supportentdans les étuis. Ces pernettes, de forme toute particu-lière, s’obtiennent par moulage et sans la moindre dif-ficulté. La figure ci-dessus représente leurs principalesC.

Les premiers essais de ce dernier système furentfaits dans un four de 2 mètres de diamètre cubant de7 à 8 mètres cubes; la réussite presque complète en-couragea les inventeurs, 'désormais assurés que l’appli-cation de leurs appareils aux fours de plus grande di-mension se ferait avec plein succès. On les disposa de

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