466
rOTEÎUES.
POTERIES.
suite pour cuire un four de 5'",33 de diamètre, Deuxfournées ont cto suivies comme expériences pour étu-dier la marche du four après sa modification. Nous don-nons en détail les circonstances dans lesquelles on s’estplacé. C’est le meilleur moyen de faire connaître lesconditions dans lesquelles on obtiendra de bons résul-tats. Les procès-verbaux qui suivent pourront ainsiservir d’enseignement utile. Nous commencerons parinscrire la dépense et Tellure du meme four avantl’addition de l’appareil pour cuire à laliouille.
Le four, précédemment au bois , cubant 92 ni ,250,était muni de six alandiers; la durée moyenne de sacuisson était de quarante-cinq heures, et sa consom-mation de 101 stères 47 ccntistères de bois valant,rendu dans la cage du four, environ 1320 francs.
Par suite de sa transformation, rien n’a été changédans les profils et la dimension intérieure de ce four;les foyers ou alandiers ont été portés au nombre dedix ; les orifices d’entrée de la flamme dans le four,dits bouches à feu, ont été conservés dans les memesdimensions qu’au bois; la cheminée de mémo, et lescarneaux de pourtour augmentés de quatre, en tout dix.
L’appareil à combustion, dont la disposition consti-tue toute la nouveauté, se compose d’une grille hori-zontale formée de barreaux ordinaires en fonte, espacésde 0,0015. Sa longueur est de 0' n ,90, et sa largeurde 0 m ,75,* donnant une surface de 0"',6750. Cettegrille est munie en son milieu d’une boîte rectangu-laire formant trémie, dont le but •■est d’alimenter lagrille par la partie intérieure (fig. 3G98).
L’alimentation se fait à l’aide d’un chariot en fonte,ou en forte tôle rivée, contenant environ 3 kilog. dehouille, et qui, glissant sur les deux guides en fer, vi-
Aussitôt que le chariot est engagé sous la trémie,le combustible du foyer se renouvelle par la nou-velle charge qui, s’élevant, soulève constamment de-vant elle les couches de houille déjà en ignition. L’in-troduction du combustible se fait ainsi sans ouverturede porte, et, par conséquent, sans admission d’airfroid sur le foyer.
Le four ainsi préparé, l’enfournement fait dans lesmêmes conditions qu’au bois, on procède à l'allumage.Les grilles sont chargées de 85 kilogrammes de houille;à Paide d’une ouverture ménagée dans le mur de facedu foyer, on introduit du menu bois auquel on met lefou avec un peu de paille. Cela fait, l’orifice d’allumageest bouché et bien luté; le feu gagne rapidement lahouille, et, un quart d’heure après, la première chargeest élevée dans chaque grille; pendant les deux pre-mières heures, les charges ne sont laites que de douzeen douze minutes, et augmentées progressivement jus-qu’à douze heures de feu. A cet instant, on commencele grand feu, en chargeant toutes les trois minutes auplus, et en ajoutant àlahouillo trois bûchettes de bois.La flamme commence alors à se dépouiller de sa fu-mée, ht au bout de six heures de grand feu, c’est-à-rîiroaprès dix-huit heures de chauffe, le globe est parfaite-ment purgé, et la flamme s’élève en gerbes très-puresdes carneaux et de la cheminée; à partir de cet ins-tant jusqu’à la fin de l’opération, l’élévation descharges ne donne plus la moindre production de fumée.
Après vingt-deux heures de feu, les montres peu-vent être retirées ; laglaçure doit être brillante, et gé-néralement après vingt-neuf à trente heures la porce-laine est cuite.
Lorsqu’on a jugé la cuisson suffisante, la dernière
3699.
sihles en plan dans la figure ci-dessus, vient se placerdirectement sous la trémie dans laquelle il est élevé enpesant sur un levier; le combustible, d’abord soutenuau moyen d’une petite grille mobile placée au fond duchariot, qui s’accrochait sous la trémie au momenton l’ascension était accomplie, est, d’après le nouveausystème, maintenu par 1 g fond qui monte ou descendà l’aide de la disposition que représente la figure 3699.Dans sa position normale, le chariot en dehors du foyerprésente la caisse ouverte et pleine de combustible;la queue de l'appareil fait le fond delà trémie et re-tient le combustible; pour charger, on pousse le cha-riot, on appuie sur le levier pour faire monter le fondguidé dans son mouvement ascensionnel par les glis-sières qui forment les joues latérales de l'appareil, eton ramène le chariot en avant ; on ne relève le levierpour faire descendre le fond que lorsque la boîte àcombustible est complètement en dehors du foyer.Dans le premier système, à chaque chargement lapetite grille devait être retirée.
charge de houille est remplacée dans le chariot dochaque alandier par deux briques qui achèvent d’é-lever sur la grille le combustible contenu dans la tré-mie. Après la cessation des charges, les appareils,contenant alors une couche de houille de 30 à 40 cen-timètres, ont pu fournir encore de la flamme pendantprès de deux heures.
Dans ces fournées, la consommation est ordinaire-ment pour le four des dimensions indiquées :
41,900 kilog.
Bois en bûchettes, 2 stères 1/2.
Dépense évaluée comme suit :
tonne. 323,35
3,965 — houillede Charlcroy, à64fr.75c. 256,452,5 st. bois à 13 fr.. . . . . 32,50
Total. 612,30