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Complément du dictionnaire des arts et manufactures / par Ch. Laboulaye
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POULIES.

POULIES.

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4° Les poteries de grès fins et la terre de pipe sontprohibées ; toutefois, il est fait exception en faveur despoteries de grès lins et de faïence line de provenancebelge, qui payent, aux termes de la convention du 22

août 1852 :

par 400 kilog. d’assiettes et de plats r r .

blancs. 33 »

par 4 00 kilog. de grand et petit creux. . €6 »par 4 00 kilog. d’assiettes imprimées. . . GO »par 100 kilog. de pièces peintes etdorées,

quelles que soient leurs formes. ... 105 w

5° Les porcelaines communes payent à l’entrée4G4 fr. par 100 kilog., et les porcelaines fines 237 fr.pour le même poids ;

6° Les carreaux sont admis au droit de 4 fr.le 4,000;

7° Les briques payent un droit de 40 fr. le 1,000 ;

8° Les tuiles, suivant leur forme, sont taxées à 4,10 et 25 fr. le 1,000. Salvétat.

POULIES (fabrication df.s). Nous n’avons donnéà l’article poulies que peu de détails sur les pouliescomposées, les moufles, qui sont les organes essentielsde la navigation, le moyen par excellence do produirede grands efforts pour maintenir les grandes voilures,en restant dans les conditions indispensables d’élasti-cité, ni surtout sur les ingénieuses méthodes de fabri-cation qui ont rendu illustre le nom de notre compa-triote L. Brunei ; nous n’avons décrit que quelquesmachines qui servent à terminer les poulies. Aussi al-lons-nous compléter cette description en reproduisant,d’après un ouvrage anglais , les machines les plus es-sentielles, et en entrant dans quelques détails sur l’en-semble de la curieuse manufacture créée par le géniede Brunei , qui, en perfectionnant surtout le travail desscieries et en organisant la succession des opérations,n montré la voie qui doit être suivie, dans des cas sem-blables, pour la fabrication en bois (qui à priori semblepeu se prêter au travail en manufacture) d’objets pou-vant être utilement produits en grand nombre.

Les machines de Brunei peuvent se diviser en quatreséries : 1° la scierie servant à débiter les grosses piècesde bois, que fournit le commerce, en blocs de dimen-sions convenables pour le travail ultérieur; 2° la ma-chinerie propre à fabriquer la chape; 3° les machinesservant à fabriquer les rouets; 4° les machines servantpour obtenir les axes.

A l’arsenal de Portsmouth . la machinerie servant àfabriquer en même temps trois genres de poulies dedifférentes grandeurs est mise en mouvement par deuxmachines à vapeur de 30 chevaux chacune. L’ordre dutravail est celui ci : les troncs d’orme sont d’abord dé-bités et préparés pour les poulies de diverses gran-deurs par deux puissantes scies, l’une à action alter-native, l’autre circulaire. Ces plaques de bois sontamenées au carré, en raison des grandeurs à obtenirpar quatre scies circulaires montées sur des bancs pou-vant glisser (une seule scie alternative est réservéepour de très-grandes poulies).

Toute la machinerie de Porthenvallt, bâtiments, ma-chines à vapeur, etc., compris, coûte 53,000 liv. sterl.,.et M. Brunei a reçu 20,000 liv. Elle a produit, de4808 à la fin de la guerre, environ 140,000 poulies dediverses grandeurs chaque année.

Nous donnerons, d’après M. Poncelet, quelques ren-seignements sur les progrès réalisés par M. Brunei dans l’établissement des scieries à lames droites.

Scierie à action alternative. — Ces scieries de M. Bru-nei , établies sous sa direction par l’habile HenriMaudslay, se distinguaient de celies de Bclidor parplusieurs points essentiels: 1° le rocliet à déclic oupied de biche recevait l’action d’une came ou ondeadaptée au bras même de la manivelle au moyen d'un

système de leviers articulés, qui faisaient avancer lechariot porte- pièce pendant la descente même du châs-sis de la scie, lequel avait de plus la faculté de se reti •rer légèrement en arrière, pour éviter raccrocliementdes dents pendant la montée; 2° le châssis lui-mêmeétait monté sur une courte bielle oscillante, à fourcficdroite ou inférieure, et ce châssis était muni latérale-ment de forts montants cylindriques en fer, évidés,remplis de bois élastique, et glissant dans des œillè-res vers leurs extrémités supérieures et inférieures ;3° les lames de scies, verticales et parallèles, étaientmaintenues, haut et bas, à des distances respective -ment égales, au moyen de calibres ou planchettes debois posées sur des couples de boulons horizontaux pa-rallèles, taraudés et ajustés aux montants, de manièreà pouvoir, à l’aide d’écrous placés à l’un des bouts,serrer à la fois les calibres et les lames contre les épau-lements fixés aux montants de l’autre bout, et, parsuite, maintenir dans une position invariable et sans tâ-tonnement ces mêmes lames de scies, dont les éiriersinférieurs ou supérieurs embrassaient, à l’ordinaire, lesfacesverticales des entretoises correspondantes du châs-sis ; ceux du haut étant terminés en dessus par descrochets destinés à être saisis successivement, lors dumontage des lames, par la branche la plus courte d’uneforte bascule à contre-poids ou romaine locomobile,qui, au moyen de cales transversales glissées entre le»étriers et la face supérieure de l’entrctoisc correspon-dante, permettait de tendre individuellement ces lamesde quantités rigoureusement égales entre elles ; 4° en-fin, la pièce à débiter était elle-même fixée et retenuesur le chariot au moyen de procédés ingénieux, dont leplus important sans doute consistait dans deux fortsétriers à montants articulés, et couronnés de chapeauxqui maintenaient cette pièce en dessus, en avant et enarrière, comme cela s’est vu depuis dans les scieriesles plus perfectionnées.

Fabrication des chapes. — On perce d’abord les trouspour les axes à l’aide de la machine à percer (donnéefig. 2200), en raison du nombre de systèmes de rouetsque doit porter la poulie, et en même temps des outils,placés à angle droit, percent des trous qui forment lesextrémités des mortaises qui devront recevoir lesrouets.

Les poulies sont alors placées sur la machine à mor -taiscr que nous allons décrire, assemblées sur un cha-riot mobile qui les amène sous le ciseau, se mouvantavec une très-grande rapidité (400 coups par minute,dit-on). Pour chaque coup de ciseau, il avance quel-que peu, et l’opération continue ainsi jusqu’à ce quela mortaise soit achevée dans toute sa longueur. Lescopeaux sont chassés de la mortaise par de petitespièces d’acier passant sous les ciseaux qui coupent lebois ; elles sont placées à angle droit avec les ciseauxet renvoient dans le sens de la largeur le copeau faità chaque coup, condition indispensable pour la perfec-tion du travail. Les angles de la poulie sont alors en-levés à l’aide d’une scie circulaire (voir fig. 2202),puis elle est placée sur les circonférences de deux roueségales, fixées sur le même axe et écartées en raisondes diverses grandeurs de poulies, chaque roue ayantdix rainures dans chacune desquelles peut se placerune poulie. C’est la machine à travailler les chapesque nous allons décrire. Ces voues tournent avecune grande rapidité devant un tranchant placé surun support à chariot, placé sous une inclinaisonconvenable, et guidé de manière à entailler, de laforme voulue, l’extérieur de la chape. Quand l’outil aparcouru toute la longueur de la poulie, les rouessont débrayées, et on fait faire aux poulies un quartde tour pour exposer une nouvelle surface à l’actionde l’outil tranchant. Quand toutes les faces ont été