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Complément du dictionnaire des arts et manufactures / par Ch. Laboulaye
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ucuet a filer.

UOULKAUX.

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rotation rapide pur une communication mouvement |recouverte par une espèce de boite cylindrique en fonte

3711.

portée sur cet axe. La partie supérieure est recouverted’une plaque de terre cuite.

On voit que cet appareil étant mis en mouvement,toute substance fondue, versée commodément en cou-che mince par un trou pratiqué dans un planchersupérieur , rencontrant une surface animée d’unegrande vitesse, sera projetée en tous sens par la forcecentrifuge , et saisie à un grand état de division parl’air ou l'eau disposée autour de l’appareil, sera ainsiréduite eu poussière, «qu'on pourra à volonté sépareren divers degrés de finesse par décantation ou autresprocédés.

11 est probable que ce moyen d’obtenir facilementet à peu de frais des poudres fines de substances très-dures trouvera d’heureuses applications dans diversesindustries.

ROUET A FILER. Le rouet, d’origine relativementmoderne (elle ne paraît pas remonter plus liant queles premières années du seizième siècle), qui est venuse substituer nu simple travail de la main fait à l’aidede l’antique quenouille, est, comme le remarque avec

raison M. Poncelet, une admirable invention , digned'une étude sérieuse et réfléchie (fig. 3712).

En effet, dans cette petite machine vraiment com-plète, outre le volant et le mécanisme de la bielle etde la pédale, qu’ont été lui emprunter lesconstructeurs de la machine à vapeur pourproduire le mouvement circulaire continu àl’aide de mouvements alternatifs, on doit re-marquer la disposition extrêmement ingé-nieuse du cordon sans fin, à deux branchesinégales ou à mouvement différentiel, parlaquelle des vitesses de 000 à 800 tours àla minute sont transmises simultanémentà la broche et à la bobine, tout en maintenaut entre ces vitesses absolues une diffé-rence ou vitesse relalive aussi petite que leréclament et 1- tirage de la filasse hors de laquenouille et le très-lent enroulement autourde la bobine du fil qui en résulte , et dont latorsion continuelle est, à son tour, réglée parla vitesse rotative même de la broche à ai-lettes et à épine/liers ou crochets servant àdiriger ce même fil sur la bobine: d’autre part,le chariot à poupées verticales porte-broche,glissant horizontalement le long des jumellessupérieures de la petite machine, et que con-duit parallèlement, à l'instar de ce qui a étépratiqué plus tard dans de grands tours, unevis centrale extrême, servant à régler la ten-sion du cordon sans fin moteur, d’après l’étathygrométrique de l'atmosphère et le gros-sissement progressif de la bobine, grossisse-ment qui tend à produire un surcroît correspondantdu* tirage du fil, en partie corrigé cependant par leglissement relatif de ces mêmes cordons sur leurs pou-lies motrices respectives.

Supposez que le pied de la fileuse soit remplacé parun moteur quelconque ; que l'épinglier, l’ailette cro-chets , le soit aussi par un mécanisme qui permetteau fil de s’enrouler d’un mouvement de va-et-vientspontané sur la bobine devenue verticale ainsi que labroche, etc.; que le rapport de la vitesse de l'enroule-ment ou de l’étirage du fil à la torsion soit renduindépendant,du grossissement de la bobine; qu’enfinles doigts qui produisent et règlent l’étirage du fil dansla masse de la quenouille soient remplacés par unesuccession de mécanismes rangeant ces fibres les unesà côté des autres parallèlement, et les étirant de quan-tités proportionnelles convenablement allongées ettendues et l’on aura l'indication de toutes les conditionsauxquelles ont à satisfaire les machines modernes quiproduisent la filature automatiquement. Nous avons vucomment ces conditions étaient en partie satisfaitesdans le rouet que l’on doit considérer comme un pustrès-important fait vers la solution du problème.

ROULEAUX. — Le frottement exercé par les axesde rotation consomme dans les ateliers, sur les cheminsde 1er, une grande partie du travail mécanique dumoteur et les travaux des ingénieurs et des inventeursse sont multipliés dans ces derniers temps, surtoutdepuis le développement des chemins de fer, pourdiminuer autant que possible le travail consommésans profit par ces résistances passives.

On peut dire que les seuls vrais perfectionnementsréalisés dans la pratique consistent dans des moyensd’améliorer et de parfaitement distribuer les matièreslubrifiantes, soit mécaniquement par des systèmes degraisseurs, soit physiquement par des compositions degraisses convenables pour chaque emploi. Des tenta-tives ont été faites pour supprimer autant que possiblele frottement, et bien que n’ayant pas été couronnéesd’un succès complet, elles ont spéculativement assezd’intérêt pour qu’il convienne de les examiner.

D’abord cela est-il théoriquement possible ?

On no peut s’empêcher de faire une réponse affir-