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TEINTURE.
TEINTURE.
M. Chevreul nomme stéarérine et éhtïcrinc. Il y a enoutre un sel ammoniacal.
Cette partie soluble du suint est en mélange avec laterre appliquée mécaniquement à la toison, et qui sedépose dans la cuve de lavage, puis avec une certainequantité de stéarérine et d’élaïérine sous forme d’é-mulsion, et d’une petite proportion de matière con-tenant du soufre et de l’azote.
La laine traitée par l’eau contient encore une ma-tière grasse que l’alcool peut enlever par épuisement ;ce liquide enlève en effet une matière qu’on doit con-sidérer comme excrétée par l'appareil glanduleux dupoil et comme faisant partie du suint. Des brins delaine mérinos lavés à l’eau froide montrent souvent aumicroscope la matière grasse excrétée comme la gommeet la résine laque sur de jeunes brandies d’arbres.
La matière grasse de la laine est au moins forméede deux matières grasses neutres, la stéarérine et l’é-laïérinc. L’une se ramollit à 45 degrés et fond à 60degrés, elle cristallise ; la seconde est liquide à 15degrés, etne cristallise pas. Très-difficiles àsaponifier,elles donnent des acides stéarérique et élaïérique mêlésd’une petite quantité d’acide phocénique ; il est pro-bable que ce dernier est en combinaison à l’état latentavec une matière différente de la stéarérine et del’élaïérine.
La laine épuisée par l'alcool ne cède à l’acide clilo-rbydriquequetrès-pcu do matière inorganique, lorsquetoute matière étrangère minérale a disparu par ledésuintage. Pour avoir la laine pure, il est nécessairede la laver encore à l’eau pour enlever tout l’acidechlorhydrique, puis do la sécher et de la traiter parl’alcool, qui dissout encore des traces de matière grasse,et enfin par l’eau pure, qui élimine tout l'alcool. En ré-sumé, un échantillon de laine mérinos en suint a donnéà M. Chevrcul, après dessiccation à -+- 100°.
Matière terreuse.26.0G
Suint soluble dans l’eau froide .... 32.74
Graisses particulières. 8.57
Matières terreuses fixées par la graisse l.!0
La laine, après ce traitement, diffère notablementde la soie par une quantité notable de soufre. Cepen-dant cet élément ne parait pas être immédiatementcombiné dans la fibre; il semble faire partie consti-tuante d’un composé particulier qui lui est adhérent.En effet, le soufre peut être séparé d’un tissu de laine,en faisant macérer celui-ci dans un lait de chaux, pen-dant trente à quarante heures, le traitant successive-ment par l’acide chlorhydi'ique et par l’eau, puis re-commençant ccs traitements jusqu’à ce que l’eau dechaux n’enlève plus de soufre. Comme on peut séparerainsi la plus grande partie de cet élément de la laine,et que celle-ci, sauf des déchirements et la diminution deténacité qu’elle a subie, après avoir été soumise jusqu’àvingt-huit fois à l’action successive de la chauxct de l’a-cide chlorhydrique, conserve toujours sa forme filamen-teuse, on est conduit à considérer le soufre comme unélément, non de la laine, mais d’un autre composéqui lui semble associé. La laine, privée de soufre, serapproche beaucoup plus de la soie par la manièredont elle se comporte avec les oxydes métalliques dontles oxydes sont susceptibles de se sulfurer facilement,qu’elle ne le faisait avant d’être désulfurée.
On démontre facilement dans la laine la présencedu soufre :
1° Le carbonate de soude à 2° Raumé, maintenupendant une heure en contact à 75° centigrades avec lalaine désuintée se charge de sulfure de sodium; on enconstate la présence, ou par un sel de plomb, ou parl’acide sulfurique qui dégage de l’hydrogène sulfuré;
2° L’ébullition de la laine avec des acides faibles,
surtout après ébullition avec dos alcalis, dégage uneodeur sen>iblc d’hydrogène sulfuré ;
3° L’acétate de plomb liquide colore la laine en grisnoirâtre à la température de l’ébullition;
•4° Une dissolution d’oxyde de plomb dans la potassese colore en noir au contact de la laine désuintée; dessels d’étain en dissolution se comportent de même.
Abstraction faite du soufre et des matières salines,la laine est composée de carbone, d’hydrogène, d’oxv-gène et d’azote dans des proportions mal connues en-core. M. Urc a donné, dans son Dictionnaire, une ana-lyse dont nous rapprochons les résultats de celle doM. Schecrer. Nous mettons en regard une analyse descheveux, d’après M. Van Laer, et celle des poils de labarbe d’après M. Scheerer.
La
ne
Chemix.
Poils
de la liarbo.
l.'rc.
Schecrer.
Van î.aer.
Sclieerer.
Carbone. . .
53,70
50,00
40,77
51 ,’JO
Hydrogène. .
2,80
7,00
6,37
6,72
Azote....
12,30
17,00
17,14
17,28
Oxygène et
soufre. . .
31,20
24,60
26,72
24,00
La laine supposée pure est plus dense que l’eau ; elleest très-hygrométrique; -100 parties de laine sècheabsorbent 7,75 parties d’eau ; insoluble dansTcau, dansl’alcool, dans l’éther, elle résiste à l’action des acideset des alcalis très-affaiblis. Nous allons étudier ses ca-ractères en présence des divers réactifs.
Le chlore, le brome, l’iode désorganisent la laine ;cette action est plus profonde encore en présence desalcalis.
Les dissolutions de potasse ou de soude à l’état doconcentration dissolvent lalainc ; il se forme des acidesparticuliers ; la baryte, la chaux, la strontîane l’altè-rent également. Les pelades , laines mortes enlevéespar la chaux de la peau des animaux abattus pour laboucherie, ont perdu le moelleux et le nerf que leslaines vivantes conservent même après de nombreuxlavages.
La laine est altérée par l’acide nitrique affaibli et parles nitrates acides ; ils la colorent en jaune. L’aeidcnitrique concentré produit avec cette matière filamen-teuse un abondant dégagement de vapeurs rutilantes ;il se forme en même temps do l’azote et de l’aeidc car-bonique. Le liquide évaporé fournit une quantité no-table d’acide oxalique. L’acide sulfurique concentrémodifie la laine ; il se forme une matière analogue auxsubstances grasses. D’après M. Eoettger, cette pro-priété peut être mise à profit pour l’analyse des tissusmélangés. Si l’on soumet à l’actiou de ce réactif unmélange de laine et de lin ou do coton, ces deux der-niers sont détruits plus ou moins vite et des filaments.qui résistent sont exclusivement de la laine qui brûleavec son odeur caractéristique. I/acîde chlorhydri-que qui possède aussi la propriété de désorganiserles filaments de coton a été mis à profit pour séparerles fils de coton qui sont mélangés aux vieux chiffonsde laine qu’on remet en œuvre. Nous insisterons plusloin sur l’action de la potasse pour analyser les étoffesmélangées.
Lorsqu’on met la laine en contact avec certainesdissolutions salines, elle peut, suivant la nature du sel,se combiner simplement avec ces dernières sans les al-térer, ou les décomposer partiellement et sc combineravec les produits de leur altération. MM. Thénard etRoard ont démontré les propositions suivantes :
L’alun sc combine intégralement à la laine.
L’acétate d’alumine s’y combine partiellement, maispar la dessiccation à l’air, il sc réduit en sous-acétated’alumine et en acide acétique (pii s’évapore.
Le bitartratc de potasse dissous dans l’eau est réduit