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TEINTURE.
TEINTURE.
et calendrés ; on les a chargés d’une môme préparationde fer, d'alumine ou de 1er et d’alumine. Ces essaisdevaient servir à l’obtention de six nuances.
Pour le noir, on imprime du pyrolignite de fer à7 degrés Baume, épaissi à l'amidon ;
Pour le puce, 2 parties de pyrolignite de fer à 10degrés et 1 partie de pyrolignitc d’alumine épaissi àl’amidon ;
Pour le rouge, pyrolignite alumine à 8 degrés, épaissià l’amidon ;
Pour le violet, pyrolignitc de fer à 4 degré , épaissià l’amidon ;
Pour le lilas, pyrolignite de fer à 1/2 degré, épaissià l’amidon soluble ;
Pour le bois, décoction de cachou avec l’acide acé-tique mêlé d’un peu do nitrate de cuivre.
Après l’impression, les tissus sont restés suspendussix jours dans la chambre à oxyder froide et six joursdans la chambre à oxyder chaude ; on a dégommé parl’immersion dans un bain de bouse de vache additionnéde craie, à 70“ pendant 40 minutes, nettoyé, puisdégommé pour la seconde fois dans le même bain, à lamême chaleur, nettoyé de nouveau, rincé. La teintures’est faite simultanément pour tous les échantillonsavec de la garancine dans un bain d’eau de rivièrelégèrement acidulé : on est entré à 35 degrés en éle-vant progressivement la température de manière àarriver en trois heures à 85 degrés. On a foulé, rincéet nettoyé, puis séché. Les échantillons teints ont étéséparés en deux, une moitié blanchie par le chlorurede chaux.
Toutes ces opérations permirent de constater lesrésultats suivants :
Tous les tissus azotés restèrent excessivement pâles,comparés aux tissus non azotés, malgré la surabon-dance de matière tinctoriale.
Le tissu azoté, quoique se refusant a se charger dela préparation métallique, semble posséder la propriétéde se combiner sans le concours de ces derniers avecune partie de la matière colorante de la garance, à eujuger par la nuance jaunâtre qui persiste même aprèsle passage en chlorure.
Ces mêmes faits se sont reproduits avec de la pyro-xyline préalablement lavée à l’eau faiblement alcaliséepar le carbonate de soude.
La teinture en noir de galle avec le pyrolignite defer a conduit aux mêmes observations ; les tissusazotés ne prirent que peu de fer et restèrent après lateinture très-pâles en comparaison des tissus de cotonet de lin non transformés en pyroxyline.
Quelques teintures en bleu de Prusse sur du cotonen laine donnèrent' lieu, comme pour la teinture ennoir, à la même observation ; le coton pyroxylé neprit qu’une nuance très-pâle comparativement avec lacouleur du coton non pyroxylé. Même résultat avecla teinturo du coton en laine en remplaçant la garancepar le bois de Brésil .
M. Kuhlmann a voulu voir s’il était possible de resti-tuer au coton pyroxylé sa propriété de se teindre enle ramenant par la méthode de M. Béchamp à son étatprimitif.
Après avoir fait bouillir la pyroxyline avec du chlo-rure de fer et l’avoir mis à digérer avec l’acide chlor-hydrique, puis lavé, on trouve que le coton dénitrifiéreprend, en grande partie du moins, la propriété derecevoir les couleurs. Ces expériences sont donc con-cluantes ; mais elles ne prouvent pas d’une manièreabsolue la non-aptitude du coton auquel on assimilede l’azote à prendre les teintures. Dans ce mêmetravail, en effet, M. Kuhlman fait voir que du pyroxyléqui, dans certaines conditions, perd une partie de sonprincipe nitreux, devient plus apte à s’emparer desmatières colorantes que le coton dans son état pri-
mitif. Ces faits nouveaux résultent des expériences sui-vantes exécutées sur un coton pyroxylé qui avaitperdu, sous l'influence d’une décomposition spontanée,presque les 2 3 de la vapeur nitreuse qu’il contenait àl’état normal.
La teinture en garance, la teinture au bois de Brésil ,sc fixent par l’intermédiaire de l’alumine, non-seule-ment mieux que sur le coton pyroxylé, mais avec plusd’éclat et de plénitude que sur le coton non azoté ,toutes choses égales d’ailleurs, dans les opérations dopréparation et de teinture. L’addition au cotonpyroxylé d’une certaine quantité d’un sel de pro-toxyde de fer détruit la stabilité de la combinaisondes vapeurs nitreuses et de la cellulose , et permetde constater que, d’une manière générale, la pyroxy-linc, en perdant une partie de ses éléments nitreux,non-seulement perd sa résistance à se combiner avecles oxydes métalliques et les couleurs, mais devientmême infiniment plus apte a sc charger de ces corpsque le coton non transformé.
En poursuivant l’étude de ces phénomènes , onobserve des relations excessivement remarquablesentre l’aptitude que la cellulose présente à la teinture etla nature des modifications qu’on lui fait subir en lamettant en contact avec l’acide nitrique ou le mé-lange d’acide nitrique et d’acide sulfurique, dans descirconstances telles que la formation de la pyroxylinesoit entravée. Ainsi le bois de Brésil communique aucoton non azoté préparé* par l’acétate d’alumine unecouleur rouge violacée. Une immersion de vingt mi-nutes dans l’acide nitrique il 34 degrés, suivie d’unlavage à grande eau, et d’un passage dans une faibledissolution de carbonate de soude avant l’aluminagodu tissu, fournit une couleur rouge beaucoup plusnourrie et beaucoup moins violacée que celle queprend le coton dans son état normal. Un effet biensensible est produit même par l’immersion du cotonpendant une demi-heure clans le même acide étendude deux fois son volume d’eau. Dans ce dernier cas lecoton n’est pas sensiblement altéré dans sa solidité.
Les résultats suivants ont une grande importance.
Lorsqu’on traite pour les teindre en bois de Brésil les préparations suivantes, après les avoir lavées àgrande eau, passées dans un bain chargé de carbonatede soude, lavées encore et passées dans un bain d’acé-tate d’alumine, avant bousage et lavage définitif :
N° I. Coton sans préparation acide ;
N° 2. Coton resté cinq minutes dans un bain acideformé par le mélange de 2 volumes d’acide nitrique à34° et I volume d’acide sulfurique à 66° ;
N° 3. Coton resté deux minutes dans un mélangede I volume d’acide nitrique à 34° et 1 volume d’acidesulfurique à G6° ;
N° 4. Coton resté vingt minutes dans un mélange de4 volume d'acide azotique à 34° et 2 volumes d’acidesulfurique à G6° ;
N° o. Coton resté vingt minutes dans un mélangede 4 volume d’acide azotique à 34° et 2 volumesd’acide sulfurique à 66° et 4/2 volume d’eau. '
On observe que le n° 4 prend une couleur rougepâle violacée; le n° 2 prend une teinte rouge moinsviolette, mais encore assez pâte ; le n° 3 une couleurpins nourrie et plus vive ; le n° 4 une couleur rouge-ponceau, beaucoup plus foncée, assez analogue à cellequ’on obtient avec la pyroxyline décomposée; enfin len® 5 prend une couleur rouge foncée d’une couleurextraordinaire, la plus belle nuance obtenue dans tousces essais.
Ainsi ces expériences prouvent d’une manière évi-dente qu’nne immersion dans un mélange d’acide ni-trique et d’acide sulfurique donne de très-belles cou-leurs écarlates, et que le mélange qui convient lemieux renferme 1 volume d’acide azotique à 34°,