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TEINTURE.
TEINTURE.
lière. L’oxyde de zinc dans tous les cas combat latendance des matières amylacées à se coaguler.
Le chlorate de potasse, le chlorate de soude , l’azo-tate de potasse et le sel ammoniac sont surtout enusage pour l’impression à laquelle ils donnent desdessins très-nets. Certains fabricants qui s’en sontservisdans leurs ateliers en ont été très-satisfaits. Ilaus-iriann préférait, dans beaucoup de préparations, l’ad-dition de substances capables de dégager de l’ammo-niaque.
Le sucre, l'acide tartrique, l’acide citrique ou le jusde citron , le saccliarate de chaux sont surtout em-ployâmes pour les nuances claires, parce qu’il y aprécipitation d’une partie de l’oxvde de fer, et parcequ’en outre une partie des bases salifiables se trouvecomplètement masquée.
Des expériences souvent répétées ont prouvé que,dans la teinture en noir, le pyrolignitc de fer ou l’acé-tate de protoxyde non épaissi produisent, en 6 heuresd’exposition à l’air, des couleurs qui, considérées aupoint de vue de leur intensité, sont aussi vigoureusesque si l’exposition avait duré $1 jours; que des prépa-rations épaissies n’oflrent que de légères différencesen faveur de ceux qui sont exposés pendant 21 jours,différences qui disparaissent totalement, si l’on expose,durant 10 heures, au lieu de 6 ces mêmes échantillonsavant de les teindre; que les préparations dont l’oxy-dation se fait en 6, jours, en 10 Heures ou en 18 heu-res, donnent toujours à la teinture des nuances plusriches et plus intenses que quand ces préparations ontséjourné à l’air durant 10 jours, et à plus forte rai-son pendant 21 jours; et que ces différences se fontsurtout remarquer avec l’acétate ferreux, qui, ne ren-fermant pas comme le pyrolignite une substance ca-pable d’en retarder l’oxydation, présente toujours desteintes moins favorables : le sel existe sur les fibres àl’état de phosphate de fer ou d’arséniate, suivant qu’onn pris pour le dégommage ou de la bouse de vache oude l’arséniate double de potasse et de chaux. Ce faitexplique comment l’étofîe, chauffée vers 160 ou 180degrés, pourrait ne pas perdre la propriété de se tein-dre, ce qui n’arriverait pas avec un simple dépôtd’oxyde de fer peroxyde.
Nous devons admettre que, dans l’opération du mor-dançage parles sels de fer et par l’acétate de protoxyde,l’oxyde de fer se dépose à l’état d’oxyde ferreux ; l’oxy-dation a lieu sur le tissu ; il se forme un acétate basi-que qui conserve à l’oxyde ses propriétés utiles enpréseuce des matières colorantes, et qui, sous l’in-fluence des sels h bouser, sc transforme en phosphateou eu arséniate ; l’oxydation doit être lente et progres-sive, car si l’action est énergique, la solidité de l’étoffeest compromise, et l’oxyde de fer peut passer à l’étatisomérique, difficilement soluble dans les acides, et dèslors incapable de fixer les matières colorantes.
Les sels de fer sont acides ou neutres. Les selsacides sont évidemment impropres à la teinture ; d’a-près ce que nous venons de dire ; il en est autrementdes sels neutres; par leur oxydation, les sels de pro-toxyde de fer forment un sel qui, pour devenir neutre,exigerait trois fois plus d’acide que le sel primitif n’encontient ; il y a donc formation d’un sel basique très-peu stable, apte à céder au tissu quelque peu de basecapable à son tour de fixer la matière colorante. On aprétendu, d’ailleurs, que la coloration du sous-sel in-fluait elle-rnême sur la nuance du tissu. Ainsi les ar-séniates et les phosphates sont peu colorés, tandis queles sous-azotates sont très-colorés. Cette propositionn’est admissible que dans le cas où le sel de fer est, àlui seul, la matière colorante. Tout porte à croire que,dans le cas d’une teinture proprement dite, les acidesnrsénique, phosphorique, azotique sont éliminés sousl’influence des lavages convenables, et surtout par les
lessivages avec des eaux alcalines; la coloration norésulte alors que de la combinaison de l’oxyde de feravec la fibre et la matière colorante.
Il faut une si faible quantité d’oxyde de fer pourmodifier Ie3 teintes de la garance avec les préparationsalumineuses, qu’il convient d’éviter le contact du fermétallique même avec les tissus qui doivent être teintsen rouge. Le sulfure de fer et le fer qui se rouilleagissent comme mordants ferrugineux, en fixant lacouleur.
Les emplois importants qu’on fait aujourd'hui dessels de fer dans l’industrie des toiles peintes ont ap-pelé l’attention des chimistes sur la composition deplusieurs sels, tels que les acétates et les azotates. Ondoit à MM. Péan de Saint-Gilles, Scheurer-Kestner etOudemans, des observations intéressantes qui permet-tent d’expliquer quelques réactions obscures du mor-dançage au sel de fer.
D’après M. Scheurer, il existe plusieurs azotates defer.
Quand on traite le fer* métallique par de l’acide de1,03.4 de densité, le produit dissous contient de l’azo-tate de protoxyde de fer et de l’azotate d’ammoniaque.Avec de l’acide azotique de 1,073 de densité, le pro-duit soluble est formé d’un mélange d’azotate de pro-toxyde et de peroxyde de fer accompagné d’azotated’ammoniaque. Un acide de 1,115 de densité ne four-nit que de l’azotate de peroxyde sans formation d’am-moniaque. Avec un acide d’une densité supérieure h1, H 5, on forme des azotates de peroxyde, de composi-tion variable avec les circonstances de l’opération. Enemployant l’acide à 1,332 de densité, pour dissoudreune quantité convenable de fer, on obtient une disso-lution de 1,580 de densité, qui dépose, en se refroidi^ •sant, de beaux prismes rectangulaires à quatre faces,qui deviennent presque incolores, en les séchant surdu papier buvard ; ils contiennent 18 équivalents d’eau,et correspondent à la composition de l’azotate neutrede peroxyde de fer. Us se décomposent à la chaleuravec la plus grande facilité; à 50°, il s’en dégage déjàdes vapeurs acides; pendant l’ébullition, il se déposeun sel basique insoluble.
Le sel neutre peut dissoudre à froid différentes pro-portions d’oxyde de fer hydraté, et former ainsi des selsbasiques à deux et trois équivalents d’acide. L’azotateà deux équivalents d’acide se prépare, par exemple, enfaisant dissoudre 100 grammes de cristaux neutresdans de l’eau, précipitant par l’ammoniaque la totalitédu fer, et ajoutant encore pour dissoudre le fer oxydé,parfaitement lavé, 200 grammes de cristaux. Pourpréparer l’azotate tribasique, on prend 200 grammesde cristaux, qu’on décompose par l’ammoniaque, etqu’on redissout dans 100 grammes de cristaux purs.
Ces trois azotates de for sont donc solubles, et parl’ébullition ils précipitent des sels insolubles; on les ensépare en étendant d’eau et filtrant. Ces sels sont dé-composables à 13Q V ; ils abandonnent de l’acide, pourse transformer en oxydes; ils sont insolubles dansl’acide azotique, mais très-solubles dans l’acide chlorhy-drique.
Le sel qui se forme par l’ébullition du sel neutrepeut être supposé contenir un équivalent d’azotatetribasique et un équivalent de peroxyde de fer à unseul équivalent d’eau.
Le sel qui prend naissance par l'ébullition d’un selsesquibasique peut être suppesé contenir un équiva-lent d’azotate tribasique de fer et deux équivalents doperoxyde de fera un seul équivalent d’eau.
Le sel qui se forme par l’ébullition de l’azotate tri-basique peut se représenter par la combinaison de l’a-zotate tribasique de fer avec trois équivalents doperoxyde de fer hydraté.
Ces sels de fer peuvent donc être employés avnnt.i-