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Complément du dictionnaire des arts et manufactures / par Ch. Laboulaye
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TEINTURE.

TEINTURE.

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Les copeaux épuisés servent à l'alimentation desfoyers des générateurs de vapeur : les dépôts qu’on tiredes pipes de décantation se vendent aux teinturiers depetit teinti principalement pour la teinture du coton ; onen jette aussi quelquefois dans les chaudières pour éviterles inconvénients des incrustations dues aux sels cal-caires.

La préparation des extraits contribue sans doute àla formation d’une substance résineuse qui n’est passans rendre difficile l’emploi de ces matières; elle estretenue dans le liquide avec d’autant plus de facilitéque ces extraits sont plus concentrés. A partir de 8 de-grés Baumé, les décoctions deviennent des véhiculesde plus en plus énergiques qui ne laissent déposer cetterésine qu’avec la plus grande lenteur, si la concentra-tion, au delà de cette limite, s’est effectuée sans que ledépôt ait eu le temps de se faire complètement. 11 est

vrai qu’on se débarrasse par up encollage au moyen dela gélatine de cette matière étrangère, mais on perdévidemment une portion des matières utiles qu’on aconcentrées. On passe sur cette perte parce que les cou-leurs qu’ou en obtient sont incomparablement beaucoupplus pures. Concentrées de nouveau, ces décoctionsredeviennent précipitables par la gélatine. On ignoresi la résine ne se forme pas aux dépens de la matièrecolorante et les circonstances dans lesquelles cettotransformation est possible. Des recherches dirigéesdans le but de répondre à ccttc double question au-

raient une grande utilité; elles contribueraient évi-demment h fixer l’opinion sur le rôle des agents des-tructeurs des principes colorés et sur le mode de leurstransformations.

Evtraits alcooliques. — On obtient une plus grandepureté dans les extraits alcooliques toutes les fois quela matière colorante est soluble dans Talcool. Commeces préparations se répandent de plus en plus, nouscroyons utile de faire connaître ici l’appareil proposépar M. Kopp, applicable au traitement des substancestinctoriales, ou par l’alcool ou par l’esprit de bois.

A (fig. 3721) représente une caisse pour recevoir lavapeur d’eau; B est le récipient dans lequel se ras-semble la matière colorante extraite par l’alcool ; C uncylindre dans lequel on place la matière tinctoriale ; ilcontient à l’intérieur un cylindre I qui reçoit la matièreenveloppée dans une toile métallique II pour être re-tirée avec plus de facilité; U est un condenseur à eaufroide ; E un tube surmonté d’un appareil à boules ren-fermant un peu de mercure pour laisser dégager etrentrer un peu d'air, et au besoin dégager un excès devapeur

Pour opérer l’extraction, on remplit avec soin cl eutassant le plus également possible le cylindre métal-lique de la matière qu’on veut traiter, et qu’on a ré-duite en fragments assez petits ; quand le cylindre estbien rempli et mis en place {fig. 3725), on étale à sasurface et bien horizontalement une étoffe de hunequ’on recouvre ensuite d’une plaque de tôle percée detrous; on dispose enfin une rigole qui conduit l’al-cool déversé par le robinet i vers l’axe central,pour se répandre de là, uniformément, dans toutes lesparties du cylindre. Ces précautions sont nécessairespour obtenir une extraction régulière.Tous les robinetsétant fermés, on verse de l’alcool ou de l’esprit de boisdans le grand cylindre, jusqu’à ce que la masse qu’ilrenferme soit complètement imbibée et que le liquidecommence à couler dans le récipient B. On ferme alorsbien exactement le cylindre C au moyen du couvercle G,et on ouvre les robinets d et t; la vapeur d'un géné-rateur arrive dans le cylindre A, porte bientôt l’alcooldu vase B à l’ébullition ; la vapeur de l’alcool ne peuts’échapper par à; elle se rend en C, et tout en opérantl’extraction de la matière colorante, elle en élève latempérature.

Dès qu’on sent que le robinet i s’échauffe, on ouvrele robinet 6, la vapeur s’y rend et vient se condenserdans le serpentin D, et s’écoule par le robinet i pourretomber sur les matières qu’on veut épuiser dans lecylindre II, et dissoudre la substance colorante; l’ex-trait se rend dans le récipient B, l’alcool s’en dégagepour coopérer à de nouvelles dissolutions.

Il est très-utile d’établir la communication entre Bet C, au moins sur une petite longueur, par un tube deverre qui permet de reconnaître l'époque à laquelle ladissolution alcoolique cesse d’Gtre colorée; à défautd’un tube de verre, on utilise le petit robinet m aumoyen duquel on peut examiner à tout instant la na-ture du liquide qui se rend en B. Quand on juge quel’extraction est complète, on ferme le robinet de va-peur d, et en ouvrant a et c on laisse écouler l’eau decondensation et la vapeur non condensée ; afin d’éva-cuer l’eau qui peut s’accumuler dans le cylindre A, lerobinet c doit être ouvert de temps en temps pendantla marche de l'appareil (fig. 3721).

Si pendant l'opération on voulait entretenir une tem-pérature assez élevée dans le cylindre C pour faciliterla dissolution de la matière colorante, on ouvre detemps en temps un robinet e qui admet la vapeur dansl’enveloppe des deux cylindres intérieurs, et le ro-binet k qui rejette l’eau de condensation accumuléedans ccttc enveloppe.

Quand on a laissé refroidir l’extrait alcoolique cmi-