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Complément du dictionnaire des arts et manufactures / par Ch. Laboulaye
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TEINTURE.

TEINTURE.

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t jnu dans H, on ouvre lo robinet / et l’on reçoit lu tein-ture dans un vase approprié j. Si le liquide n’est pastrop visqueux à froid, on refroidit, en introduisant del’eau dans la caisse A par le robinet « ; dans le cascontraire, on laisse l'extrait s’écouler pendant qu'il estencore chaud. La fig. 3720 indique les détails de lacaisse A et du récipient IL

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finité du tissu pour la matière colorante, affinité suffi*suite pour enlever au bain de teinture la substancecolorée qu’il tient en dissolution.

La pratique a quelquefois recours à des opérationsde ce genre pour préparer des bains d'une plus grande

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11 reste à recueillir encore l'alcool ou l’esprit de boisqui mouille toujours la matière après son épuisement ;on se sert à cet effet du récipient B comme conden-sateur; on ouvre les robinets e et k après avoir ferméles robinets 6 et «; l’alcool contenu dans le cylindre Hse réduit en vapeur et se condense en B, en dissolvantla matière adhérente aux parois, et trop visqueuse pours’être entièrement écoulée; on enlève la teinture faiblepar le robinet /. On peut les ajouter à l’extrait ou s’enservir comme alcool pur dans l’opération suivante.

Pour ne pas perdre la vapeur d’alcool que contientencore le cylindre I, on peut ouvrir les robinets f et hpour faire pénétrer la vapeur d'eau qui dissout l’alcool,do sorte qu’il se condense dans le récipient B un mé-lange d’alcool et d’eau; en ouvrant le robinet / onécoule cet alcool faible, qui peut en outre contenir les•principes solubles à l’eau abandonnés par la matièreépuisée.

Lorsqu’on veut rejeter la substance inutile à l’étatsec, on laisse fermé le robinet f , on ouvre les robinets het y, et par un aspirateur ou par un soufflet on forcede Pair dans le récipient I. On condense encore unecertaine quantité d’alcool. Par la première méthode, laperte en alcool est à peu près insignifiante.

On ouvre alors le cylindre C ; on retire le cylindreen toile métallique H; on rejette le résidu qu’on rem-place par de nouvelle matière : le récipient B est géné-ralement convenablement nettoyé en faisant l'office decondensateur.

Extraction par voie de teinture ,— Xous avons indiquéque les étoffes teintes au moyen d’une substance donnéeoffraient une méthode rapide et précise pour déter-miner les caractères chimiques du principe qui est lacause de la coloration. Cotte méthode repose sur l’af-

pureté : la teinture des soies nous offre l’exemple del’emploi de tissus de coton et de laine pour dépouillercertaines matières colorantes de principes étrangersqui se fixeraient simultanément sur la soie dont ils al-téreraient la vivacité.

C’est ainsi que pour enlever complètement le prin-cipejaune que conticntlacarthamine, on commence parteindre des écheveaux de coton qu’on traite ensuite parun bain alcalin pour les décolorer : la matière qui estdéposée sur le coton est plus pure que celle que le bainde teinture aurait fournie directement.

C’est ainsi que pour teindre la soie par l’acide sufo-indigotique, en commence quelquefois par teindre desétoffes de laine ; ces laines teintes sont décolorées dansdes bains qui servent ensuite à passer les soies qu’onveut colorer en bleu tendre.

Dans ces deux cas, les teintures intermédiaires, surcoton et sur laine, sont essorées, rincées, essorées denouveau, comme s’il s’agissait de pièces propres à li-vrer. Il est convenable de se servir des mêmes tissusautant de lois qu’on le peut, et de ne les rejeter quelorsque ces teintures et décolorations répétées les ontmis hors d’usage.

On comprend que cette méthode nécessitant quelquesdépenses de main-d’œuvre s’applique surtout à la tein-ture des soies qui peuvent supporter des frais plus con-sidérables que la laine et le coton.

Essai des matières colorantes, — Quel que soit l'étatsous lequel se présentent au fabricant les subs-tances tinctoriales dont il fait usage, il est pour luide la dernière urgence d’en poursuivre la vérification,tant pour reconnaître les fraudes auxquelles le four-nisseur n’a pas craint d’avoir recours aiin d’augmen-ter ses bénéfices, que pour reconnaître 1a perte que