teixteue.
teinture.
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rocrus po/oMÛ ui el lo cocc»5 uva ursi. Le bon kermèsest rouge foncé, plein, d’une odeur agréable. £a matièrecolorante a les propriétés de celle delà cochenille. Sonusage a beaucoup diminué depuisla découverte del'Amé-rique , c’est-à-dire depuis l’introduction du coccus cacti.
Avec le sel d’étain par le procédé employé pour lacochenille, on obtient un écarlate presque aussi beauque celui que donne la cochenille elle-même.
3. Lake-lake (cannéine).
La lake-lake ou lake de résine lahe résulta du lavagede la résine pulvérisée par de l’eau bouillante légère-ment alculinisée par de la soude. On précipite parl’alun, de l’alumine, la résine et la matière colorante.L’alumine forme un sixième du poids total de la ma-tière ; la résine forme un tiers du produit.
4. Lakk-dye (cannéine).
La lake-dyc est une résine analogue «à la précé-dente, mais la matière colorante n’y est pas complè-tement insoluble dans l’eau : on la met en liberté parun traitement acide * on emploie les mordants d’étainpour faire adhérer le principe dissous qui n’est que dela earméïne. La lake-dye est assez employée ; les pro-grès de la teinture en répandront l’usage ; c’est pourcette raison que nous l’avons indiquée.
5. Samapra in pi ca (samadérine).
C’est au mt*me titre que nous mentionnons ici l’exis-tence d’un principe amer dans l’écorce et les fruits dusamadra indien , arbre qui vient dans l’île de Java; ceprincipe amer est accompagné d’une huile et d’une ré-sine ; il a reçu le nom de samadérine. On pourra peut-être utiliser un jour ses dérivés, si l’on parvient à leurdonner une certaine solidité.
Samadérine. — Pour obtenir le principe amer du sa-madra indien, on traite la substance par l’eau, onévapore jusqu’à consistance sirupeuse, et l’on reprendpar de petites quantités d’alcool qui laissent la sama-dérine insoluble; en dissolvant de nouveau dans l’eauet décolorant par le noir animal, on obtient la matièreà l’état de pureté. La samadérine est neutre, blanche,sous forme de feuilles cristallines, mais elle donne avecl’acide sulfurique une coloration rouge violet qu’il se-rait intéressant Je rendre persistante. Elle n’est pasvolatile.
G. Graine pe crkmil ( lithospennine).
Nous transcrivons ici les résultats des rechcrches.deMM. Ludwig et Kromaycr sur une matière coloranterouge d’une nature résincuso, sans usage jusqu’au-jourd’hui, mais qui peut être utilisée puisque l’écorcedu gremil ( litfiospennum arvense) forme un peuplasdu cinquième du poids total de la racine. Cette matièreest peut-être destinée, sous peu de temps, à prendrerang parmi les substances tinctoriales.
Lorsqu’on traite par l’alcool à 80 degrés additionnéd’un peu d’acide acétique l'écorce de la racine dulithospermum arvense, on obtient, en séparant l'alcoolpar distillation, un résidu aqueux duquel se sépare unerésine noirâtre? On sépare cette résine parle filtropour l’agiter avec l’éther; au bout de quelque tempsle liquide qui surnage se colore en gris bleu ; en éva-porant, on remarque une coloration passagère qui con-duit à une résine noire.
Lithosperméine. — La dissolution alcoolique de cettedernière devient d’un beau bleu par l’addition d’unalcali;nous l’appellerons lithosperméine. L’acide sulfu-rique concentré la dissout et Ja colore en rouge; uneaddition d’eau provoque un dépôt de résine avec colo-ration verte. L’acide nitrique la détruit complètement,le carbonate de soude la dissout très-peu ; la dissolu-tion se colore en bleu. En ajoutant un peu d’acidesulfurique, le mélange devient d’un beau rouge, dû
C.
sans doute à la matière floconneuse qui se sépare etqui sc dissout dans l’alcool et dans l’éther. En compa-rant cette matière à l’anchuséinc que MM. Boley etWidler ont trouvée dans Yalkanna tinctorial MM. Lud-wig et Kromaycr ont vu que ces deux principes socomportent de la même manière avec l’eau, l’alcool etl’éther, mais la lithosperméine se dissout dans l’éthcravec coloration bleue, tandis que l’anchuséine se dis-sout avec une coloration rouge.
D’après M. Kopp, la lithosperméine semble n’êtroautre chose qu’une huile éthérée résinifiée.
7. Garance (alizarine y purpurine, .ranf/ime).
La garance est sans contredit l’une des matières co-lorantes les plus précieuses que l’on connaisse, tant àcause de sa solidité que par suite de la grande variétédes nuances qu’elle peut produire avec les divcrses«pré-partitions auxquelles on soumet les matières textiles.C’est la racine d’une plante de la famille des rubiacées(liubia tinctorum).
Caractère des racines de garance. — On trouvera dansce Dictionnaire, à l'article garance, tous les détails lesplus précis sur les variétés, la culture, la préparationdes garances employées dans les arts; la compositionsous le rapport chimique, les diverses préparationsqu’on a proposées pour concentrer sous le plus petitvolume possible le principe utile de ces racines sontexposées également avec méthode. Nous n’aurons doncpas à les reproduire ; nous les compléterons par l’indi-cation sommaire des principaux composés que les chi-mistes, qui se sont occupés de l’examen des garancesont extraits de cette matière tinctoriale, Valizarine, lapurpurin* et la ranthine, La xanthine n’a pas reçud’application. Les couleurs qui proviennent de la pur-purine ne semblent pas avoir tonte la solidité dési-rable ; l'alizarine seule est donc la véritable richesse dela racine des rubiacées. G"cst sur elle qu’ont porté tousles efforts des fabricants pour l’isoler et la concentrer;c’est sa présence qui doit fixer la valeur réelle duproduit.
Alizarine. — L’alizarine se présente à l’état de puretésons forme de petites aiguilles d’un rouge orangé, ino-dore, insipide, peu soluble dans l’eau pure à froid, plussoluble à chaud. La dissolution, rosée d’abord, passebientôt au rouge brunâtre. Les dissolutions acides n’endissolvent pas ; dn fait usage dans la pratique de craiepour faciliter la dissolution ; l’alcool et l’éther les dis-solvent en se colorant en rouge et en jaune.
L’alizarine donne des dissolutions couleur pensée parsa 'combinaison avec les alcalis solubles, soude, po-tasse, ammoniaque; ces dissolutions précipitent en bleupar les eaux de chaux, de baryte, de strontiane. L’acid©sulfurique concentré la dissout complètement ; la solu-tion rouge brun précipite abondamment par l’eau l’a-Jizarine sous forme de flocons jaunâtres, sans altérationdans leur composition. La chaleur la fait fondre etsublimer. Peu soluble dans une dissolution d’alun, ellese distingue de la purpurine qui s'y dissout parfai-tement.
La méthode la plus convenable pour obtenir l’aliza-rine est celle de MM. Kobiquet et Colin. La garanceest traitée par les 2.3 de son poids d’acide sulfuriqueconcentré; on ajoute l’acide par petites proportions, enremuant, pour éviter une trop forte élévation de tem-pérature. On laisse le tout au repos pendant quelquesjours; pendant ce traitement les matières étrangères àl’alizarine sont charbonnées et l’alizarine dissoute. Onsépare par des lavages le charbon sulfurique qui retienten mélange l’alizarine déposée par sa séparation dol’acide au moment où Von a versé l’eau sur le mélange.Le résidu, lavé légèrement avec de l’alcool froid pourséparer quelques matières grasses, est épuisé par l’al-cool chaud qui dissout Valizarine.
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