TEINTURE.
I EINTURE.
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substances pouvant prendre naissance dans l'acte (l’oxy- .dation de l’acide urique.
On évapore dans des vases en fonte émaillée très-larges, en ayant bien soin de ne pas dépasser une tem-pérature de 80° c. et de ne point opérer sur de tropfortes proportions de matière. A cet effet, on verse unpeu de solution dans le vase chauffé vers 75° ou8U°c.,etl’on attend, en remuant constamment, qu’elleait acquis, par concentration, une consistance pâteuse;on ajoute alors une nouvelle quantité de solution qu’onconcentre en remuant, et ainsi de suite en versant peude liquide à la fois. Après la concentration do toutesles liqueurs, on laisse refroidir et l'on obtient de lasorte une substance pâteuse ou mémo solide, d’unecouleur brune, rougeâtre ou violette, présentant quel-quefois un reflet verdâtre. C'est là le carmin de pourpre(le M. Broomann.
Dans cette dernière opération, l'ammoniaque prove-nant de la dissolution de l’urée libre et du nitrate d’u-rée réagit à l’état naissant sur l’alloxantinc et l’al-loxanc pour former de la murexide.
La présence des matières organiques étrangères peutmême être utile, en ramenant une certaine quantitéd’alloxane à l’état d’alloxantine. C’est dans ce butqu'on ne décolore pas toujours.
2° Lorsqu’on ajoute de l'ammoniaque à une solutionchaude d’alloxantine, elle devient pourpre, par suitede la formation de la murexide ; mais cette colorationdisparaît très-facilement soit par le refroidissement,soit par l’ébullition de la liqueur.
L’eau, l’excès d’ammoniaque et l’oxygène de l’airexercent dans cette circonstance une action décompo-sante sur la murexide. Pour l’éviter, M. Clark conseilled’opérer comme l’avait déjà fait M. Gmelin , c’est-à-dire de faire passer du gaz ammoniac sur de l’ai*loxantine sèche réduite en poudre, ou mieux encore,de traiter Talloxantine sèche ou humide par une solu-tion alcoolique d’ammoniaque ou de carbonate d’am-moniaque, ou par du gaz ammoniac saturé de vapeursaleoo'iques. La murexide, étant insoluble dans l’alcool,est protégée par ce dernier contre une action trop pro-longée de l'ammoniaque en excès; on prépare l’al-loxautine soit en réduisant l’alloxanc par l’hydrogènesulfuré, soit en portant à l’ébullition un mélange d’unepartie d’acide urique avec 32 d’eau, et ajoutant peu àpeu de l’acide nitrique faible jusqu’à dissolution com-plète de l’acide urique ; la solution, évaporée aux 2 3,est abandonnée à elle-même pendant plusieurs joursdans un local frais; elle dépose des cristaux d’alloxan-tine, qu’on peut purifier par cristallisation.
3° Plus récemment M. Clark a modifié cette méthodeen la rendant plus pratique.
Il sature de l’acide nitrique de 1, 4 P. sp. étendud’environ son volume d’eau, à une température très-peu supérieure à 60 degrés centigrades, par de l’acideurique; il résulte de ce traitement une dissolutionchargée des produits de l’oxydation de l'acide urique.On traite par l’ammoniaque, on réalisant les conditionssuivantes :
On mélange le liquide à froid et petit à petit avecune quantité d’ammoniaque qui n’est que la moitié decelle qu’il faudrait pour rendre alcaline la solutiond’alloxane.
L’ammoniaque n’est ajoutée que par petites portionsà la fois, d’un côté, pour qu’il n’y ait point élévationde température, et de l’autre pour que le liquide ait letemps de reprendre sa réaction acide. En effet, une pa-reille solution, rendue faiblement alcaline à froid ouneutralisée, reprend bientôt après réaction acide.Cet effet n’a plus lieu lorsque la neutralisation a étéfaite à chaud.
Le mélange ainsi préparé, chauffe à 60°, donne parle refroidissement des cristaux de murexide.
C.
Voici les proportions indiquées pour préparer litmurexide très-pure et en grande quantité. A 100 litresdu liquido provenant du premier traitement de l’acideurique par l’acide azotique et marquant 30° Baume,M. Clark ajoute peu à peu 23 à 30 litres d’ammoniaqueliquide à 18° Baumé, en ne versant à la fois que les 4/5d’un litre. Après avoir opéré le mélange complet, ouchauffe le tout à 75 u c. Bar lo refroidissement la mu-rexide cristallise ; on la recueille sur une toile.
Les eaux mères sont traitées exactement de la mômemanière pour ce qui concerne la température, maisla force de l’ammoniaque ne doit plus être que de-4 !/2° B.
Les eaux mères de cette nouvelle opération peuventêtre réunies aux opérations subséquentes ou traitéesune troisième fois avec de l’ammoniaque qui ne marqueplus qu’un peu moins de 2° à l’aréomètre de Baumé.
A l’état de pureté, la murexide cristallise en prismesà 4 pans raccourcis, d'un vert doré magnifique ; placésentre l’œil et la lumière, ils paraissent d’un rouge-gre-nat; ils produisent une poudre rouge qui prend sous lepolissoir une couleur verte d’un éclat métallique. Beusoluble dans l’eau froide, elle se dissout en plus grandequantité dans Beau chaude; elle est insoluble dans l’al-cool et l’éther; elle se dissout dans la .potasse caus-tique en prenant une magnifique couleur bleue; des-séchée à l’aide de la chaleur, elle perd, suivantMM. Liebig et Woehler, 3 à 4 p. 400 d’eau d’hydra-tation.
Sa solution dans l’eau à 35° donne, avec le nitrated’argent, un précipité rouge qui devient vert par ladessiccation et qui prend sous le polissoir un refletmétallique; l’acétate de plomb fournit de môme unprécipité.
Une dissolution bouillante de murexide traitée parl’acide sulfurique ou l’acide chlorhydrique dépose despaillettes nacrées, que Proust qui, lo premier, les apréparées, nommait acide purpurique. Bette réactionfait entrevoir la constitution réelle de la murexide,qu’on peut regarder comme un purpurate d'ammo-niaque. En effet, la liqueur débarrassée de l’acide pur-purique contient du sulfate ou du chlorhydrate d’am-moniaque. En partant de ces données il est facile deformuler, tout en tenant compte do la compositioncentésimale à laquelle l’analyse a conduit, les trans-formations successives que subit l’acide urique et laproduction de la murexide ; MM. Proust, Fritschc etGmelin étaient arrivés à la même conclusion. Eneffet, l’acide purpurique est un acide éphémère qui, dèsqu’il se trouve en liberté, se métamorphose en alloxane,en dialuramide et en ammoniaque ; on avait autrefoisregardé comme des corps différents la murexane etl’uratnile ; Gerhardt a fait voir que ces deux corps n'onfont qu’un qu'il nomme dialuramide. Or, l’acide uriqueoxydé plus ou moins énergiquement peut produire del’alloxanc et de l’urée, ou de l’alloxantino plus del’urée; Palloxane soumise à l’ébullition prolongée oubien encore à l’influence des corps réducteurs sc con-vertit en alloxantine, et cette dernière, sous l’influencode l'ammoniaque, forme du purpurate d’ammoniaqueavec élimination d’eau.
Ces réactions expliquent la succession des phéno-mènes qu’on observe dans la transformation de l’acideurique en purpurate d’ammoniaque. La dialuramidesous l’influence des corps oxydants peut reproduire lamurexide.
Le carmin de pourpre préparé pour los besoins desarts ne peut se fixer sur les fibres textiles ou les tissus(soie, laine et coton) que par l’intermédiaire des selsmétalliques capables de former avec l’acide purpuriquedes précipités colorés insolubles. Les meilleurs résultatsont été fournis par l’emploi des sels de mercure et dozinc. Les premiers donnent une coloration rouge et
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