TEINTURE.
TEINTURE.
1° Prix peu élevé. Cette assertion pourrait paraîtredouteuse, si Ton se bornait à considérer le prix mêmede l'acide picrique il l’état solide, surtout il y a quel-ques années ; mais on doit tenir compte du prix actuel
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Nous terminerons cet article en rappelant les diver-ses’circonstances dans lesquelles l’acide picrique prendnaissance. Cet acide, qui, précisément par cette cause,a reçu les noms d’amer de Weller, d’aeù/e nitropicrique,
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et prendre en considération la puissance colorante decette matière, dont un gramme suffit pour teindre unkilogramme de soie de couleur paille, nuance moyenne.
2° Emploi simple et prompt, sans intermédiaire.
3° Beauté'comparable à celle du curcuma; résis-tance à l’action de Vair, à l’influenco destructive dela lumière solaire.
M. Guinon termine en faisant ressortir cet avantageque l’acide picrique s’applique à la teinture des soiessouples en produisant des nuances paille ou maïs quele curcuma seul fournissait auparavant, mais avec unesolidité que le curcuma ne peut donner. De plus, cetteteinture communique le toucher craquant à toutes lessoies cuites et souples, condition recherchée pour lebrillant et la qualité des étoffes.
Toutefois, l’acide picrique ne peut être employé quepour la teinture'en jaune clair ou moyen, jusqu’à lanuance soufre ou citron clair, ou même encore jusqu’àla nuance mais, avec addition de rocou; mais cette cir-constance ne saurait enlever à ce nouveau procédéL'importance qu’il tire des avantages qui précèdent,car. à présent au moins, les nuances jaune clair, paleet nankin sont demandées en' proportion beaucoupplus considérable que les jaune vif, jonquille ou bou-ton d’or. Enfin il serait nuisible d’ajouter une tropgrande quantité d’acide picrique au rocou et aux autresprincipes ,qui pourraient être altérés par oxydation.Cet inconvénient n’est assurément pas à redouter pourles nuances claires St moyennes.
C.
d’aeû/e nitrophénisi<iue, d'acide Irinitrophénique , d’acidecarbazotiijuc } d’acide chrysolépique, pourra, dans lasuite, être obtenu par d’autres méthodes très-écono-miques; Erndustrie ne l’a préparé jusqu'à ce jourqu’au moyen de l’huile de houille; il nous semble in-téressant de faire connaître les principes organique:;qui, jusqu’ici, l’ont fourni parmi les produits de leuroxydation.
On le préparé en faisant bouillir l’indigo bleu avec10 ou 12 parties d’acide nitrique à 1,43 de densité,jusqu’à ce qu’il ne se dégage plus de vapeurs rouges.Par le refroidissement du mélange, l’acide carbazotiquose dépose à l’état d’un magma souillé d’impuretés.Pour le purifier, on le dissout dans la potasse caustique,puis on le précipice par l’acide nitrique. L’acide qu’onobtient à l’aide de la salieine est d’une grande pureté, ilne nécessite pas d’autre purification. Enfin M. Schunckl’a rencontré dans les eaux mères provenant de l’actionde l’acide azotique sur l’aloès.
D’autres matières organiques, plus ou moins répan-dues, la laine, la soie, la coumarine en fournissent. Onpourrait le préparer encore dans de bonnes conditionsd’économie, en prenant, non plus les huiles de Laurentbouillant entre 160 et J90 degrés, mais, d’après lesobservations deM.Bobeuf, en traitant de préférence leshuiles lourdes qu’on agite avec de la soude pour formerun liquide aqueux qui se sépare des huiles non snpo-nifiables; on le décompose par l’acide chlorhydrique.Les huiles séparées par ce nouveau traitement sont em-
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