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TOURS COMPOSÉS.
TOURS COMPOSÉS.
pièces d’orfèvrerie, d’horlogerie. C’est à l’aide de dis-ques aux contours desquels on a donné des formes con-venables, de rosettes qu’on y parvient.
Le tour à guillocher diffère du tour ordinaire en ceque le centre du cercle que décrit, en chaque instant,chaque point de la surface sur laquelle on opère, n’estplus un point fixe, mais éprouve un petit mouvementd’oscillation qui engendre des courbes d’autant plusdifférentes de la circonférence d’un cercle, que pour unemême rotation les oscillations sont plus fréquentes etont plus d’amplitude par rapport à la distance aucentre.
La pièce étant montée à l'aide d’un mandrin surl’extrémité de l’arbre T (fig. 374G), il s’agit de donner
à cet "arbre le mouvement voulu pour que l’outil cou-pant étant fixe produise le contour cherché. A cet effet,les deux supports de l’axe c et h, au lieu d’être fixés di-rectement au banc comme dans les autres tours, des-cendent entre les deux jumelles d’une part de banc enfonte, jusqu’au-dessous de l’établi en acajou A; ils sontréunis par l’axe P parallèle à celui du tour et qui estsupporté sur des pivots vers ses extrémités, pivots por-tés par des pièces de fonte garnissant les jumelles etconsolidés par la barre de fer q qui les réunit. Les deuxsupports en ne forment plus ainsi qu’une seule pièce.
L’extrémité de Taxe portant donc la pièce à travail-ler, l’outil étant monté sur le support à chariot et amenéà une distance de P axe convenable pour la courbe à tra-cer, un mouvement d’oscillation est communiqué àl’axe par les rosettes de métal qui lui sont adaptéescomme on le voit dans la figure 3747.
Ces rosettes sont poussées par un petit rouleau portépar l’extrémité de la pièce n glissant dansune coulisseportée par une barre triangulaire m parallèle à l’axe etmontée à l’extrémité d’un support courbe. Quand l’axetourne, les saillies et les creux de la rosette en prises’appliquant sur le rouleau dont l’axe ne peut se dépla-cer, c’est l’axe du tour et du bfiti eu qui prend unmouvement d’oscillation. Cet effet est assuré par l’ac-tion d’un fort ressort caché dans l’intérieur de l’établia, qui fait toujours presser la rosette sur la roue n.Celle-ci peut glisser le long de la barre de manière àvenir se mettre en contact avec une quelconque desrosettes au nombre de 15 ou 20 en général montées surle tour.
Dans 'quelques cas, lorsque les creux ont peu delargeur, on ne peut se servir du rouleau qui garnit uneextrémité de la barre n] on se sert alors de l’autre ex-trémité qui est arrondie et polie avec soin pour dimi-nuer le frottement.
En donnant au mandrin seulement la faculté de semouvoir en ligne droite, les modèles montés sur le tourpeuvent fournir des guillochés en ligne droite, au lieude guillochés dans une direction circulaire.
Un moyen de varier les dessins que l'on peut obte-nir avec les mêmes rosettes consiste à les faire tourner
3747.
un peu sur leur axe pendant le travail. La fig. 3744est un exemple des résultats obtenus par ce moded’opérer. C’est une rose à24 saillies. Apres avoir tracéla ligne extérieure, et le ciseau ayant été amené par lesupport à la position convenable pour tracer la secondeligne, on a fait tourner la rosette autour de l’axe de1 /4 d’une saillie ou 1 /%' de la circonférence du cercle ;les extrémités des saillies de cette seconde ligne netombent plus alors sur les rayons correspondants dela première, mais sont un peu en avance. On a opéréde la même manière pour les lignes successives et ona eu des résultats semblables.
Les cercles concentriques sont tracés équidistantsau moyeu de divisions tracées sur le chariot K ou sur latête de la vis qui fait mouvoir l’outil, et les rosettes sontfixées dans la position convenable à l’aide d’une plaquecirculaire montée sur l'axe vers l'extrémité n. C’estune chose surprenante que la multitude d’effets diffé-rents qui peuvent être obtenus d’un certain nombre derosettes en variant les positions. Par exemple, si, aprèsavoir tracé une ligne ondulée , la rosette est avancéed’ime demi-division, sans changer la position dol’outil, les deux lignes s’entrelacent et forment unechaîne, une série de boucles.
Pour orner la surface d’un cylindre, l’outil n’estplus placé comme sur la figure ; on faiHaire au supportà chariot porte-outil un quart de tour ; c’est ainsi quel’on grave beaucoup de rouleaux pour l’impression surétoffes. C’est l’axe qui se meut sous l’action de rosettesqui portent des ondes sur leur plat, pendant qu’unerotation du cylindre, d’un arc déterminé, est produite.Par cette disposition, des lignes ondulées peuvent êtregravées sur la surface d’un cylindre dans le sens de salougueur.
Tour à portraits. — Le tour à portraits, à peineconnu en France à l’époque de 4749 où parut la2* édition de Plumier, était déjà mentionné en 1733dans le second mémoire de Lncondamine, et ce fut,si je ne me trompe, seulement dans la traductionallemande de ces ouvrages, que fit paraître, en 177G,1 imprimeur Preitkopf à L'fipsick (p. 45 à 49), que