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TOURS COMPOSÉS.
miuc l’excentricité; f est une plaque circulaire sur lacirconférence de laquelle sont taillées des dents, et quipourrait tourner si elle n’était maintenue en place parun cliquet et le ressort h. Au centre est fixée la vis g ,dont les filets servent à maintenir en place la pièce àtravailler.
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3748. ' 3749.
Le rayon du cercle que produit sur la pièce ainsimontée l’outil situé sur le support du tour passant parl’axe est la distance de cet axe au centre g y et leur suc-cession dépend du mouvement du mandrin, successionen ligne droite si on fait agir la vis d, circulaire si onfait tourner f.
Si donc on établit ce mandrin tout à fait complet,c’est-à-dire de manière à pouvoir mesurer le mouve-ment de progression de la vis, dans toutes les direc-tions, aussi bien que le nombre de degrés de rotationcirculaire, on pourra obtenir un très- grand nombre dedivisions, obtenir des figures variées par des succes-sions, multiplier des intersections de cercle.
Enfin, on voit que si l’on fait tourner d’une manièrecontinue la roue divisée, on obtiendra des courbes épi-eycloïdales.
Machines à graver. — L’Américain Perkins, à quil’on doit, après Gengembre, les moyens de repro-duction indéfinie des matrices ou clicliés en acier desbillets de banque, devait se servir de quelque pro-cédé analogue au tour anglais pour y graver des figu-res en lignes continues et recroisées, telles qu’onpeut en obtenir sur le tour au guillochis; mais lecaractère essentiellement géométrique de ces lignesplus ou moins déliées et d’une certaine étendue n’ayantpas semblé offrir une garantie absolue ou suffisantecontre le talent d’imitation ou de reproduction de quel-ques dessinateurs exceptionnels, dont la main et lecoup d’œil acquièrent, à la longue, un sentiment ins-tinctif de la continuité et de la courbure des lignes,c’est précisément ce qui a donné à M. Grimpé et àd’autres artistes habiles l’idée des figures étoilées poly-gonales, à angles vifs et d’une petitesse microscopique,pour la fabrication des papiers de sûreté. Ce sont aussices figures, obtenues par des procédés et dans des de-grés de précision divers, que le mécanicien Barrère, àParis , depuis l’époque où s’ouvrait le concours relatif àcette fabrication, a tenté de produire d’une manièreplus parfaite encore, sur la pierre lithographique etsur l’acier, à l’aide d’une charmante et délicate petitemachine jusqu’ici inédite, mais dont les produits ontfiguré à l’Exposition française de 1849, avec d’autresnon moins remarquables, d’un caractère différent.
La machine de M. Barrère, ex-apprenti horloger àToulouse , qui doit tout à lui-même et dont nous au-rons souvent à citer les travaux, constitue, en effet, unvéritable tour automate, dont l’arbre vertical, à four-reaux ou manchons emboîtés les uns dans les autresà diverses fuis, porte, vers le bas, une aiguille de cer-
TOUlîS COMPOSÉS.*
trage très-déliée, et, vers le milieu de sa hauteur, desroues d’angle motrices que conduit un mécanismed’horlogerie, à roues d’échappement et meutonnets derencontre, trop complexe pour en donner ici meme unesimple idée, mais dont le but spécial est de mettre euaction, par un renvoi de bascules et de tringles, lusdivers organes de la machine : tels sont, notamment,et les rosettes à fourreaux-enveloppes de l’arbre ccntral, destinées à faire mouvoir extérieurement lestouches, et lès pantographes dé réduction à ressorts-repoussoirs, qui font aller, à leur tour, les quatre ai-guilles fixes à pointes diamantées et inclinées, traçantsur le vernis de la plaque d’acier ou cliché à graverautant d’étoiles microscopiques, groupées symétrique-ment autour de chacune des positions relatives et dis-tinctes données à l’aiguille directrice ou centrale, jeveux dire au mécanisme entier de l’équipage, suscep-tible de prendre automatiquement et successivementdiverses positions parallèles aux cotés rectangulairesde cette meme plaque immobile sur la plate-formed’un tour ovale ou excentrique, munie, en outre, dediviseurs universels fonctionnant d’une manière égale-ment automatique.
L’ensemble de cette délicate machine, aussi bienconçue qu’exécutée, et dont les multiples combinaisonsconstituent un véritable tour de force mécanique, estle fruit de dix années de persévérants efforts pour laproduction de figures étoilées, de bordures régulièresvraiment identiques, mais, par cela meme, d’une imi-tation pour ainsi dire impossible. C’est, si l’on veutencore, le dernier mot d’une série d’ingénieuses tenta-tives pour améliorer le système des machines desti-nées à la gravure dos billets d’échange ou de ecm-Ihcrce , et dont M. Barrère axait, avec une louableperfection, précédemment fabriqué des modèles poul-ies graveurs des banques du Brésil, de Constantinople ,de Madrid , etc.
On remarquera à ce sujet que le point de départréel des anciennes machines à graver est dans l’appa-reil à châssis vertical rectangulaire, porte-plaque ouobjet, doublement mobile dans des coulisses perpendi-culaires entre elles, à orientations diverses autour deson centre, et dont les artistes tourneurs, Bcrgerounotamment, reportent la première idée aux académi-ciens de Lahire, de Lacondaminc et Dufay, mais qu’ilsnomment machine carrée, peut-être aussi parce que laplaque à buriner au guillocliis, contenue par des visde serrage dans un châssis en fer pareil à celui desformes d’imprimerie, est animé de ce double mouve-ment rectangulaire avec ce châssis ou coffre, dont lofond plat peut, comme dans le tour à ovales, prendrediverses inclinaisons autour de l’axe d’une roue dentéoet graduée, remplissant la fonction de cercle diviseur.Cette roue, ce châssis, sont, pour cette fin, montéssur un plateau vertical en bois, véritable chariot outraîneau à coulisses horizontales, montées sur un se-cond plateau lui-même à coulisses verticales, le longdesquelles il est élevé, au moyen d’une vis à manivelle,traversant un chapeau supérieur, tandis que le précé-dent est soumis, d’une part, à l’action horizontale d’unressort-repoussoir, d’une autre, à celle d’une touche àpointe mousse, qui, en s’appuyant contre les ondula-tions d’une réglette verticale parallèle au côté corres-pondant du chariot porte-châssis ou objet, imprime acelui-ci, pendant son ascension, un mouvement hori-zontal oscillatoire en face de l’outil traceur ou buri-nctir, monté sur un support à coulisse et vis de ser-rage, immobile au-dessus d’un établi solide servantaussi de point d’appui à la machine.
Ce lourd équipage, à double plateau vertical et glis-sant , d’ailleurs soulagé dans son ascension par uncontre-poids à corde et poulie de renvoi, est, commeon voit, fondé sur le principe des anciens tours a