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TUYAUX SONORES.
TUYAUX SONORES.
est saillant, l’antre est rentrant comme l'indique lafigure 3764.
Du reste, ces deux plis ont la meme dimension. Onréunit les deux tables par un système de parallélo-grammes articulés qui ont pour effet de faire souleverla table et le châssis intermédiaire à la fois, de façonque les deux plis soient toujours ouverts sous le mêmeangle. De cette manière, dès que le réservoir est tantsoit peu ouvert, le poids toufr entier de la table mo-bile, du châssis et des plis, exerce sa pression sur l’airintérieur; quant à la disposition du pli, elle a poureffet de neutraliser l'influence que l’ouverture des plispeut exercer sur la charge du soufflet. En effet, si lapression de l’air intérieur tend à fermer l’un des plis,elle tend aussi a ouvrir l’autre, et ccs deux effortségaux se compensent de telle sorte qu’il y a toujours,à quelque hauteur que soit le soufflet, la même rela-tion entre le poids des pièces qui le constituent et lapression de l'air intérieur (fig. 37(ilj.
Les pompes situées en dessous du soufflet ont leurtable inférieure mobile. .Elle est percée de plusieursrangées de trous recouverts intérieurement par deslaines rectangulaires de peau collées par un de leursbords. Ces lames font l’office de soupapes et s’ouvrentvers l’intérieur. La table dormante du réservoir estpercée de la même manière et présente un système desoupapes tout à fait semblable. Enfin cette table estelle-même percée d’une ou plusieurs ouvertures com-muniquant avec les porte-vent.
On emploie, pour faire mouvoir les pompes, un le-vier qui tourne autour d’un de ses points; de part etd’autre du centre derotation de ce levier sont attachéesdes tiges articulées qui soutiennent les pompes, detelle sorte qu’en communiquant à ce levier un mou-vement de bascule on peut soulever l’une des pompes,tandis qu’on abaisse l’antre. Ce mouvement alternatifest donné au levier à l aide d’un de ses bouts que l’onprolonge suffisamment pour que l'effort à exercer nedépasse pas la force moyenne do l'homme. Mais la
meilleure manière de faire mouvoir les pompes estd'employer, comme l’a fait M. Cavailïé, de larges pé-dales reliées entre elles par do longues tiges verticalesarticulées aux deux bouts d’un levier horizontal mo-bile autour de son milieu. De cette manière le souffleurprend ces tiges dans les mains, et, posant ses pieds surles pédales, les abaisse alternativementon pesant à tourde rôle sur l’une et sur l’autre de tout le poids de soncorps. Dans ce système le travail musculaire de l’hommeest utilisé de la façon la plus avantageuse. Dans tousles soufflets on fixe à la table inférieure une soupapede décharge fermée par la pression d’un ressort ; à cettesoupape est attachée une corde fixée par son autre boutà la table supérieure ; dès que cette table atteint miecertaine hauteur, la soupape o$t soulevée et l’excèsd’air s’écoule.
Soufflerie à diverses pressions. — La pression sous la-quelle parlent les divers tuyaux d’un jeu influe consi-dérablement sur la qualité de leur son ; l’expérienceprouve que les tuyaux graves exigent une grandequantité d’air s’écoulant sous une faible pression ; lestuyaux aigus, au contraire, ne parlent bien que sous unventa forte pression. Cette considération avait échappéaux anciens facteurs d’orgues; on avait bien, dansquelques instruments, employé une pression plus fortepour certains jeux ; mais la pression était toujours lamême dans l’étendue d’un même jeu, ou du moins ellen’était modifiée que par le plus ou moins d’ouverturedonné aux pieds des tuyaux. Aussi existait-il dans lesanciennes orgues une disproportion marquée entre la,puissance de basses et celle de dessus; c’était principa-lement dans les jeux d’anches que cette inégalité semanifestait, et on y remédiait d’une façon imparfaiteen ajoutant des dessus de trompettes et des cornets,jeux dont l’étendue était bornée à la moitié supérieure«lu clavier.
M. Cavailïé Coll a remédié le premier à cet inconvé-nient en employant jusqu’à trois pressions différentespour les diverses parties d’un même jeu.
Pour obtenir des pressions différentes il place l'unau-dessus de l’autre deux réservoirs semblables (A/c’fig 5), ces réservoirs communiquent par un gosierflexible e fermé de plis superposés; ccs réservoirs ontleurs tables supérieures ce’ dd' inégalement chargées,c’est la table cc' qui porte la plus forte charge, une tigeg est fixée à la table mobile du réservoir supérieur,elle est terminée par deux appendices qui peuventpresser les deux soupapes ff destinées à faire commu-niquer ces deux réservoirs.
Le vent des pompes arrive d’abord dans le réservoirinférieur qui est le plus chargé, la table de ce réser-voir se soulève et va au-devant de la tige qui ouvre lessoupapes, immédiatement une partie de l’air comprimése précipite du premier réservoir dans le second et s’ydétend 6ous une pression moindre ; la table dd’ se sou-lève alors, et au fur et à mesure que les pompes fonc-tionnent, les deux réservoirs se remplissent d’air auxpressions réglées par la charge des tables; cet air sedépense par les porte-vent ?m’, oo’, et si la dépense del’un des réservoirs l’emporte sur celle de l’autre, l'ac-tion des pompes jointe au système de la tige et ses sou-papes rétablit l’équilibre.
§111. SOMMIUIS.
On donne le nom de sommiers à la partie del'orgue qui supporte les tuyaux et qui a pour fonction•de leur distribuer le vent.
Chaque sommier se compose d’un châssis divisétransversalement par une série de tringles de mêmeépaisseur, que l’ou appelle les barres. L’intervallecompris entre deux barres consécutives prend le nomdof/rarurf. L’assemblage de ces diverses parties doit êtrefait avec le plus grand soin. Cet ensemble forme ce