TUYAUX SOXOUUS.
les notes ne sont point distribuées sur les sommiersdans le même ordre que sur le clavier. Afin de donneraux tuyaux de l’orgue une disposition symétrique, onles place successivement d’après leur numéro d’ordre,à droite et il gauche de la ligne médiane de l’orgue, enmettant les plus courts au centre et les plus longs surles cotés. En troisième lieu, la disposition de la char-pente de l’orgue, variable avec les exigences architec-toniques du hufFet, oblige à contourner divers obstaclespour relier les touches du clavier aux crochets dessoupapes. On est donc réduit à résoudre le problèmede mécanique suivant : étant donnée une tige verticaleà placer en un point quelconque, transmettre le mou-vement de cette tige une autre tige b placée en unautre point quelconque, cette transmission s’effectueà l’aide de deux mécanismes très-simples, les équerres etles rouleaux d’abrégés . Le mécanisme des équerres estdes plus simples; c’est celui qui est employé dans lesappartements sous le nom de renvoi de sonnette ; il estreprésenté fig. 3765. Il permet de convertir un mou-vement de traction vertical en mouvement horizontal,et réciproquement.
Le mécanisme des abrégés a pour effet de transpor-
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ter la ligne de traction parallèlement à elle-même età une certaine distance; il est représenté en perspec-tive (fig.3766) ; il se compose d’un rouleau cylindriqueAB portant deux palettes parallèles C etD implantéessur une même arête ; chacune de ces palettes est enrelation avec une tringle, de sorte que le mouvementde traction exercé sur la première palette est reproduitidentiquement par l’autre comme si la traction s’exer-cait directement sur elle, pourvu que le rouleau nesubisse pas de torsion.
Les abrégés peuvent être employés à transmettre lemouvement dans le sens vertical ou même dans le senshorizontal. Les palettes d’abrégés et les équerres sontreliées entre elles et au clavier par de minces lamesde sapin de fil terminées par des crochets en laiton ; ondonne à ces lames le nom de vergettes.
Dans certaines orgues les claviers sont disposés enavant de l’orgue sur un meuble en forme de console, etl’organiste tourne lo dos à l’instrument. Dans ce casla transmission du mouvement se fait de la manièresuivante : quand on abaisse la touche, l'extrémité op-posée au doigt se soulève, et tire une vergette verti-cale. Celle-ci, aumoyen d’une équerre, tire une vergettehorizontale située sous le plancher. Cette deuxièmevergette agit sur une équerre qui tire de haut en basune troisième vergette attachée à une palette d’abrégé.Celle-ci fait tourner le rouleau correspondant et trans-C.
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met le mouvement à la deuxième palette placée sur lamême verticale que la soupape.
Quand lo clavier est tourné en sens contraire etappliqué contre l’orgue, les vergettes ne peuvent agirque par la traction ; il faut nécessairement convertirle mouvement d'ascension de l’extrémité de la toucheen mouvement inverse à l’aide d’un levier intermé-diaire ; on y parvient en plaçant ce levier au-dessus duclavier et reliant l’extrémité de la touche à celle duclavier par une tige intermédiaire tout à fait inflexibleque l’on appelle un pilote.
Cette disposition est représentée dans la fig. 3769.
Nous ferons remarquer que dans ce sys:èmo detransmission on s’arrange toujours de façon à ce quela longueur totale do l'ensemble des vergettes qui rat-tachent une touche à la soupape correspondante soit lamême pour toutes les touches d’un même clavier, mal-gré la différence de parcours. C’est grâce à l’emploides abrégés que l’on peut résoudre ce problème. Sicette condition n’était pas satisfaite, les changementsde longueur qui se manifestent dans les transmissionspar suite de changements dans la température et l'hu-midité de l’air auraient une action inégale sur les di-verses touches du clavier et il en résulterait, dans lesdiverses parties du clavier, des inégalités de niveau quigêneraient singulièrement l’organiste dans son exé-cution.
Mécanisme des registres. — La nécessité de varierles effets de l’orgue, autant que le permettent les res-sources de l’instrument, oblige les organistes à avoirsous la main le moyen de tirer ou repousser à volontéles différents registres de. l’orgue, de façon à utiliser lesdifférents jeux ou les réduire au silence suivant les be-soins del’exécution. Ce résultat s’obtientde la manièresuivante :
A proximité du clavier sont placées dos tiges hori-zontales terminées par des boutons portant l’indicationdes jeux correspondants; ces tiges prennent le nom detirants ; chacune d’elles agit par traction directe sur unepalette fixée perpendiculairement à une tige verticaletournante qu’ou appelle pilote tournant. Ce pilote joueexactement le même rôle que le rouleau d’abrégé ; ilporte une deuxième palette qui met en mouvement unetringle, et celle-ci, par l’intermédiaire d’équerres, dotringles, et d’autres pilotes tournants, agit sur le re-gistre.
Ce mécanisme rappelle celui qui transmet le mou-vement de la touche à la soupape ; seulement, au lieud’exercer son action dans une direction verticale , ilagit dans le sens horizontal. De plus, il doit fonction-ner dans les deux sens, c’ost-à-dirc par traction etpar pression. Aussi emploie-t-il, au lieu de vergettes,des tringles rigides; il est construit assez solidementpour résister aux mouvements brusques qu'il doitsubir. Enfin les leviers qui le constituent doivent êtrecalculés de façon à rendre la course du bouton de re-gistre beaucoup plus étendue que celle du registre lui-même, afin de diminuer la résistance que ce mécanismeoffrirait à l’organiste, surtout quand les registres ontété gonflés par l’humidité.
Dans le cas où le clavier est en console, on attacheles tirants de registres à des leviers verticaux en ferque l’on désigne sous le nom de balanciers; ces levierstransmettent l’action des tirants à des tringles horizon-tales placées sur le plancher, ot celles-ci agissent à leurtour sur le reste du mécanisme placé dans l’orgue.
Machine BarUer. — Les claviers d’orgue offrent or-dinairement au toucher une résistance d’autant plusforte que l’instrument a plus d’importance; en effet,l’effort que l’on doit exercer pour enfoncer chaquetouche du clavier doit être proportionné à la résis-tance de la soupape, résistance d’autant plus grande
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