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Complément du dictionnaire des arts et manufactures / par Ch. Laboulaye
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TUYAUX SONORES.

TUYAUX SONORES.

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qvre la soupape a plus do surface et que l'air contenudans lo sommier est à une plus forte pression. L'effortà exercer croit encore lorsqu’on vient à réunir les cla-viers au moyen du mécanisme connu sous le nomd'accouplement, et dont l’effet est de mettre tous lesclaviers dans la dépendance d’un seul, de manièrequ’en en touchant un, on les fasse fonctionner tous à lafois.

Indépendamment de l’incommodité résultant de ladureté des clavier?, cet inconvénient a pour effet delimiter la puissance de l’orgue.

Aujourd'hui cette difficulté n’existe plus grâce h unmécanisme ingénieux dû à M. Barker, et dont l’appli-cation a été faite pour la première fois par M. Cavaillé-Coll dans lo grand orgue de Saint-Denis. Ce mécanismeest représenté dans la fîg. 3767 avec la dispositionadopée par M. Cavaillé pour l’orgue de-l’église Saint-Vincent de Paul à Paris , i et I: sont deux layescommu-niquant au moyen de deux conduits j> et A avec un petit

retombe. Chaque touche du clavier fait fonctionner unappareil semblable au précédent.

Pour diminuer autant que possible l’espace occupépar ce mécanisme on divise les 54 soufflets en un cer*tain nombre de rangées, six, par exemple, que l’onplace les unes au-dessus des autres; seulement on asoin de disposer les soufflets qui forment les diversesrangées de façon que les tiges telles que cil et ab soientgroupées à coté les unes des autres dans une étenduequi 11 e dépasse pas la largeur du clavier.

Le mécanisme Barker a, comme on le voit, pourrésultat final d’emprunter à la soufflerie le travail mé-canique nécessaire pour faire fonctionner les soupapesde sommiers, et l’organiste ne doit plus fournir quela force nécessaire pour mettre en jeu la détente dumoteur. De cette manière on reporte sur le souffleur,dont la fonction est essentiellement automatique etinintelligente, une partie notable du travail mécaniquequi incombait autrefois à l’artiste.

Moteur pneumatique. Dans la restauration complètede l’orgue de Saint-Suîpice qui s’achève en ce moment,M. Cavaillé-Coll a voulu encore soulager l’organiste

soufflet o(‘, au-dessous de cette double lave est placéun levier Imc, auquel sont attachées en l et m deuxsoupapes 0 et «. L’une d’elles sert à fermer au bcsonl’orifice par lequel le conduit p débouche dans la laye t ;l’autre sert à fermer un conduit de décharge t , qui metla laye k en communication avec l’air intérieur. Lalaye i est en communication permanente avec la souf-flerie; la tige cd est en relation avec une des touchesdu clavier, la tige ab avec une des soupapes du som-mier. Dans l'état de repos, l’extrémité e du levier estrelevée, la soupape u est ouverte, la soupape 0 ferméeet le soufflet fermé également par son poids et l’actiondu ressort adapté à la soupape du sommier.

Dès qu’on abaisse la touche du clavier qui tire lalige cd, la soupape u se ferme, la soupape 0 s’ouvre,l’air pénètre dans le soufflet, le gonfle instantanément,et la table supérieure fa du soufflet tire, en se relevant,la tigeab. On n’a donc à vaincre, pour mettre en jence mécanisme, que la pression exercée par l’air de lasoufflerie sur la petite soupape 0 , et dès que celle-ci estouverte, l’effort transmis à la soupape du sommier estdonne par la pression que l’air comprimé exerce surla surface du soufflet, c’est-à-dire qu’à l’aide d’unetrès-faible résistance vaincue on met en jeu un méca-nisme dont la pression n’est limitée que par l’étenduedu soufflet af et la puissance de la soufflerie alimentaire.Dès qu’on vient à abandonner la touche les soupapesreviennent à leur position primitive sous Vactiou d’unressort adapté au levier le ; l’air comprimé du soufflets’échappe par le canal de décharge e et le soufflet

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3768.

delà majeure partie du travail mécanique qui était ab-sorbé dans le.mouvement des registres(fig.376S). A ceteffet, il a appliqué à leur manoeuvre des moteurs a aircomprimé analogues à la machine Barker. Ces moteursen diffèrent cependant en ce qu’ils doivent fonctionnerdans un sens ou dans l’autre ; ïafig. 3768 en représentela disposition. S et S’ sont deux soufflets reliés rar destringles verticales. Leurs mouvements sont solidaireset l’un des deux s’ouvre quand l’autre se terme, etréciproquement. Entre ces deux soufflets sont deuxlaves L et L’, traverséesdaus le sens horizontal par unemême tringle T T’ portant quatre soupapes. Chaquelaye présente une ouverture, o, o’, qui correspond avecl’air extérieur; et une ouverture, U, U’, communi-quant avec un porte-vent. Quand la tige TT’ estpoussécde T’ vers T, l’air pénètre dans la laye L’ et par 1 ou-\erttire U’ dans le soufflet S’ et le soulève ; le soufflet Scommunique avec l’air extérieur par l’ouverture U ,la laye L et l’ouverture O. Sï on vient à faire passerla tige de la position extérieure vers T à la positionantérieure vers T’, les ouvertures O et O’” se ferment,les ouvertures O’ et O” s’ouvrent, l’air échappe du