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Complément du dictionnaire des arts et manufactures / par Ch. Laboulaye
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TUYAUX SONORES.

TUYAUX SONORES.

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r on filet S’ et pénètre dans le soufflet S ; le système desdeux soufflets s’élève immédiatement. Ce mouvement

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suffit d’agir sur l’équerre K an moyen -d’un systèmede renvoi de mouvement commandé ) ar le bouton doregistre. 11 est évident que l'effort nécessaire est infi-niment plus faible que celui qu’on devrait exercer pourtirer directement le registre.

Outre l’avantage qu’il a de rendre la manœuvre desregistres plus facile, ce mécanisme permet de con-centrer dans un e.-pnee très-peu étendu tous les bou-tons de registres, d’en diminuer considérablement lacourse, et enfin de remplacer le système de transmis-sion du bouton de registre au registre lui-meme parun système de vergettes, d’équerres et d’abrégés ana-logue à celui qui est mis enjeu par les touches du cla-vier. Cette amélioration est d’une utilité évidente dansLes orgues d’un grand nombre de jeux dont le clavierest en console, car il permet de réduire considérable-ment les dimensions transversales du mécanisme quidoit passer sous le plancher de l’orgue et par suite lesboutons de registres peuvent Otre concentrés à proxi-mité de l’organiste.

Ce mécanisme a un autre avantage : comme il nefonctionne que par l’action du vent, on peut tirer à l’a-vance les boutons des registres correspondant aux jeuxdont on a besoin, et rentrer ceux qui correspondentaux jeux que l’on veut supprimer ; et le porte-ventqui amène l’air aux moteurs pneumatiques est fermé,les registres ne fonctionnent pas; mais aussitôt qu’onvient à lancer le vent dans les moteurs en ouvrant lasoupape qui ferme le porte-vent, les moteurs fonction-nent. et les registres, en se déplaçant, produisent ins-tantanément les changements de jeux que l’on désire.

Description générale du mécanisme des orgues d'église *

Pour mieux faire comprendre l’emploi de ces diversmécanismes et d’autres mécanismes auxiliaires, nousallons les montrer fonctionnant dans un orgue degrande dimension, l’orgue de la cathédrale de Saint-Hrieuc, construit par M. Cavaillé-Coll . Dans cet or-gue, les jeux sont répartis sur quatre sommiers : lesommier de récit, situé à la partie supérieure de l’orgue,le sommier du grand orgue, situé dans la partie inter-médiaire; le sommier de pédales, placé à la partiepostérieure et inférieure de l’orgue, et le sommier depositif placé à la partie antérieure. Chacun de cessommiers estmis enjeu par un clavier spé-cial(fig. 3769).

a é' sont les quatre claviers, A le cla-vier de pédales, a est le clavier du positif,7 le clavier du grand orgue, d s le claviera du récit, ë est un clavier intermédiaireà l’aide duquel on peut jouer tous lesautres claviers isolément ou ensemble.Examinons d’abord le jeu des claviersisolés : lorsqu’on abaisse la touche a, sonextrémité opposée se relève, soulève latige G, agit sur l’équerre GH, et sur latige UV, et ouvre la soupape K appar-tenant au sommier du positif. Lorsqu’o:)

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de bas en haut ou de haut en bas se communique à latringle R, qui sert à tirer ou pousser le registre.

Ou voit donc que pour manœuvrer cct appareil il

abaisse la touche *y, son extrémité opposée pousseun pilote qui agit sur le point c’, fait basculer lelevier c’ l, abaisse le point /, et tire à l’aide de la