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TUYAUX SONORES.
TUYAUX SONORES,
vergette Is la soupape s placée flans le sommier du grandorgue; la meme vergette, par l’intermédiaire des deuxéquerres et de la vergettfc horizontale PQ tire la sou»pape S’ placée dans la deuxième laye du grand orgue.La touche $ appartenant au clavier du récit agit parson extrémité sur un pilote qui fait basculer le levierc”L qui tire sur la vergette attachée à l’équerre P*,laquelle, par l’intermédiaire de la deuxième équerreQ* tire la soupape S” appartenant au récit.
Le clavier de pédales A agit sur le levier 1 2, surles équerres 3 et 4 et de là sur la soupape 5 placéedans le sommier de pédale.
Le clavi r o agit sur le moteur Barker par la tringleverticale c, le levier CD, la tringle pd, les leviers ;>.t etsr et la tringle zy; dès que la touche ê est abaissée l’airentre dans le soufflet w qui tire la tringle verticale ice.Cette tringle traverse trois leviers un, om, eg ; elleporte trois écrous placés au-dessous de chacun desleviers; dès que la tringle est tirée de bas en haut,elle agit donc sur chacun de ces leviers, et chacund’eux, par son extrémité opposée, fait mouvoir la tigequi transmet l’action d’un des claviers au sommiercorrespondant. Ainsi l’extrémité n du levier un tire lasoupape du récit, l’extrémité m du levier om tire lasoupape du grand orgue, et dans le levier gf le pointf en s’inclinant tire la touche et. et par suite la tringleG qui agit sur le sommier du positif. Pour que chacunde ces leviers fonctionne il faut, de toute nécessité,qu’il y ait contact entre le levier et l’écrou corres-pondant. On peut donc empêcher chaque levier d’avoirson action en soulevant les pièces I et Iv qui portent lecentre de rotation des deux premiers leviers, et enabaissant la pièce g qui porte celui du troisième. Telest en effet l'état habituel de ces leviers. Dans cettesituation les écrous peuvent jouer au-dessous des ex-trémités u et o des leviers sans les toucher.
Quant à l'écrou e, il fait jouer le levier efg ; mais lecentre g du levier étant abaissé, la tige f tombe libre-ment à travers l’extrémité de la touche a. et l’écrouqui termine cette tige manœuvre au-dessous de latouche sans la faire mouvoir.
Chacune des pièces ihg pont être mise en mouve-ment au moyen d’une pédale spéciale, qui accoupleainsi chacun des claviers avec le clavier intermé-diaire
Nous n’avons décrit que le mécanisme correspon-dant à l’une des touches de chaque clavier: mais il estbien évident que ce même mécanisme se reproduitpour chaque touche et qu’il y a, par exemple, au lieud’un seul levier en -un, 1)4 leviers placés cote à côte ettournant autour d'un même axe soutenu par une mêmetringle horizontale dont i représente la section.
Accouplement d'octaves . — Le système de levier qrlest destiné à produire l’accouplement d’octaves, c’est-à-dire à mettre chaque touche du clavier 6 en relation
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avec l octavc grave de cette mèn e touche. En effet, lelevier rg, quoiqu’il paraisse dans le plan do la figure, est
disposé obliquement dans un plan horizontal; l’extré-mité r correspondant à une certaine touche, l'extré-mité q atteint la tige qui est commandée par l’octavede cette même touche. L’axe de rotation des levierstels que rg est mobile à l'aide d’une pédale, et on peut,en abaissant cette pédale, déplacer ce centre de façonà mettre tous les leviers en prise.
Accouplement de claviers dans les petites orgues. —Cet accouplement se fait, comme le montre la figure3770 ci-jointe, au moyen de galets qu’une pédale faitengager entre les touches correspondantes des deuxclaviers superposés.
DISPOSITION GÉNÉRALE DE L’ORGUE.
Buffet. — L’orgue est ordinairement renfermé dansun meuble en menuiserie qui prend parfois les propor-tions d’un véritable édifice, et qu’on appelle le buffet.Dans les orgues de petites dimensions le buffet est unesimple enveloppe destinée à protéger et cacher le mé-canisme de l'instrument sous un vêtement dont l’orne-mentation est en rapport avec l’architecture du lieuauquel Lorgne est destiné. Dans les grandes orgues, aucontraire, le buffet prend un aspect monumental, etles tuyaux mêlés aux bois sculptés donnent à la déco-ration un caractère à la fois grandiose et harmonieuxqui convient à un instrument dont la sonorité majes-tueuse doit ajouter à la pompe des cérémonies du culte.
Seulement il arrive fréquemment que les archi-tectes, préoccupés avant tout de l’effet artistique dubuffet, ne s’astreignent pas aux conditions qui peuventassurer l’effet acoustique de l'instrument et faciliterl'installation de son mécanisme. Souvent le buffet estplacé trop haut et l’orgue, resserré dans une chambre deprière placée au-dessus du porche de l’église, n’a pasautour de lui l’espace nécessaire pour laisser échappersans obstacle les ondes sonores dont il est le centre.Souvent aussi la face antérieure de l’orgue obstruée parde lourdes frises, d’épais entablements, ou des statuesaccumulées devant la façade, empêche la libre sortiedes sons. Souvent encore les tuyaux qui ornent lapartie antérieure du buffet, ou tuyaux de montre, au lieude présenter une grande variété dans leurs longueurset leurs diamètres, sont tous d’une dimension à peuprès uniforme, ce qui oblige à en laisser en pure perteun certain nombre à l’état de tuyaux muets, ou bienà détruire Légalité de certains jeux en introduisantparmi les tuyaux qui les composent un certain nombrede tuyaux de mauvaise proportion.
Yoici quelle est ordinairement la disposition dubuffet des grandes orgues et comment les diverses par-ties du mécanisme sont installées à l’intérieur. Lafaçade du buffet est divisée généralement en un cer-tain nombre de parties appelées plates faces où lestuyaux de montre sont simplement juxtaposés; entreles plates faces sont les tunellcs composées de tuyauxdisposés en faisceaux sur une base semi-circulaire outriangulaire. Le buflet est ordinairement composé dedeux parties : le grand buffet, qui contient les sommiersdu grand orgue, durécit de la pédale; et un buffet pluspetit suspendu sur un encorbellement en avant de la tri-bune de l’orgue. Ce buffet est le buffet de positif; ilrenferme un sommier dont les jeux correspondent auclavier inférieur de l’orgue ou clavier de positif. Dansles orgues ainsi disposées, les claviers sout appliqués( Outre la face inférieure du grand buffet, et Lorgauistopour les toucher est .obligé de tourner le dos à 1 autel.Le buffet de positif sert donc à masquer l’organiste.
Dans beaucoup d’orgues modernes le buffet de posi-tif est supprimé ; les jeux correspondants sont répartisà l’extérieur de l’orgue ; ce clavier est alors placé surune console et l’organiste faitface à l’autel. Quelquefoisaussi le clavier est placé sur l’un des côtés de 1 orgue.