ACIDES.
\a hêtre rouge donnent par 100 kiiogr. : 46 kiiogr.d’acide pyroligneux distillé, 8 kiiogr. d’huile empy-rcumatique et de goudron et 25 kiiogr. de charbon debois ; il faut 524 parties de l’acidc obtenu, pour saturer•100 parties en poids de carbonate de potasse. Lopinrouge donne par 100 kiiogr.; 41 kiiogr. d’acide pyro-ligneux, 16 kiiogr. d’huile empyrcumatique et de gou-dron, et 24kiiogr. de charbon de bois; mais il faut1309 parties de cet acide pour saturer 100 parties enpoids de carbonate de potasse, ce qui lui assigne uneforce qui est les ou exactement les deux cinquiè-
mes de celle de l’acide obtenu par la distillation dubouleau. Il faut de 576 à 640 parties des acides prépa-rés avec du houx, du hêtre blanc, du frêne ordinaire oudu châtaignier sauvage, ou bien 960 à 990 parties desacides provenant de la distillation de l’aulne ou du pinblanc pour saturer 100 parties en poids de carbonatedépotasse.
L’acide pyroligneux est exclusivement employé dansles arts, pour beaucoup d’opérations qui n’exigent pas del’acide acétique parfaitement pur. On en fait un grandusage dans le* ateliers d’impression sur indiennes, pourla préparation de l’acétate de fer dit bouillon noir, et pourcelle de l’acétate d’alumine dit liqueur rouge. On s’ensert aussi pour fabriquer l’acétate de plomb ; mais dansce cas, si l’acidc renferme une quantité notable de ma-tières goudronneuses, l’acétate de plomb ne cristallisequ’avec peine, sous la forme de concrétions imitant leschoux-fleurs. On peut remédier à cet inconvénient enfaisant bouillir la dissolution saline avec une très pe-tite quantité d’aeide nitrique, qui détermine un préci-pité granulaire brunâtre et donne à la liqueur une teinterougeâtre. On filtre ensuite sur du charbon pilé, et onobtient une dissolution incolore, qui fournit, par l’éva-poration spontanée, des cristaux très réguliers d’acétatede plomb.
L’acidc pyroligneux possède au plus haut degré despropriétés anti-putrides. La viande qu’on y met trem-per pendant quelques heures, peut ensuite être dessé-chée à l’air, sans crainte qu’elle se corrompe, mais elledevient dure en quelque sorte comme du cuir, de ma-nière que ce mode de conservation n’est guère pra-ticable pour les viandes de boucherie. On Remploiequelquefois pour le poisson.
ACETONE ou esprit pyro-acétique (angl . pyro-ace-tic spirit, ail. essiggeist). Ce liquide, découvert parChenevix, s’obtient en soumettant à une distillationsèche les acétates alcalins ou terreux, tels que ceux desoude et de chaux. On le rectifie, en le distillant denouveau au bain-marie, sur du carbonate de potasse oudu chlorure de calcium. Quelquefois même, après plu-sieurs distillations successives, l’acétone conserve uneodeur empyreumatique très désagréable,*analogue àcelle de l’ail; on l’en débarrasse en la rectifiant surdu noir animal. L’acétone, ainsi préparée, est un li-quide incolore très limpide et très volatil, d’une odeuréthérée et pénétrante, brûlant comme l’alcool avec uneflamme de peu d’apparence et légèrement bleuâtre. Ilbout à 56°, sa densité est de 0,7921 à 15” et demi,et la densité de sa vapeur 2,019, sa composition est de:
Hydrogène.10,2/ C® II 6 O
Oxygène.27,3 t
"100,"0(T
Ce qui donne une proportion ou atome d’acide acé-tique, moins un atonie d’acide carbonique. On l’em-ploie pour dissoudre les résines-gommes qui servent àdonner de la consistance aux chapeaux.
ACIDES (angl. acids, ail. saürc). On donne le nomd’acides aux substances qui ont la propriété de neutrali-ser les bases salifiables, en produisant une classe parti-culière de corps qu’on désigne sous le nom de sels. Ils
ont généralement une saveur aigre, piquante, et rougis-sent certaines couleurs bleues végétales, notammentcelles du tournesol.
Les acides sont les agents les plus énergiques qu’em-ploie la chimie industrielle pour transformer la naturedes corps, et créer de nouveaux produits. Leur rôle estd’une importance égale à celui des machines dans latransformation de la forme des corps. Les acides sulfu-rique et nitrique surtout sont d’un emploi incessant dansune foule d’industries, et nous les rencontrerons presqueà chaque page de ce livre.
Nous consacrerons un article à chaque acide impor-tant, au nom de chacun.
Pour déterminer la valeur des acides, qui se trouventtoujours dans le commerce étendus d’eau, on se sert gé-néralement d’aréomètres qui indiquent leur densité, d’oùl’on conclut leur force avec quelque approximation. Sil’on craint le mélange de substances étrangères quipeuvent faire varier cette densité, tout en diminuant laforce de l’acide, on peut déterminer celle-ci exactement,en saturant l’acide avec une dissolution titrée d’alcali.On ajoute avant l’essai à l’acide quelques gouttes doteinture de tournesol, qui le colorent en rouge ; lorsquelu quantité d’alcali que l’on ajoute par petites portionsarrive à ramener la couleur bleue, le point de satura-tion est atteint, et de la qualité d’alcali employée, il estfacile de déduire la valeur réelle de la dissolution, enacide pur,
ACIER (angl, Steel, ail. stahl). L’acier est un com-posé de fer et de carbone très employé dans les arts. Laquantité de carbone qu’il renferme est très faible, etvarie de 1 à 2 p. 100; aussi scs propriétés physiquessont-elles peu différentes de celles du fer, et il peut setravailler de même. Mais, quand il a subi la trempe,c’est-à-dire, quand après l’avoir porté à la chaleurrouge, on le refroidit brusquement par l’immersion dansl’eau froide, il acquiert une dureté extrême, et devientalors propre à la confection des outils. On distinguedans le commerce plusieurs sortes d’acier, d’après lesprocédés qui ont servi à le préparer. Ce sont :
1” L’aaer naturel, retiré directement des minerais.
2” L’acier de forge , obtenu par Raffinage partiel de lafonte.
3” L’acier de cémentation, préparé par la cémentationdu fer forgé.
Et 4“ L 'acier fondu j provenant de la fusion d’un desaciers ci-dessus.
1° Acier naturel. On obtient souvent dans les forgescatalanes du fer cédât ou acier naturel , eu traitant cer-tains minerais. Nous exposerons cette fabrication et le*moyens do produire à volonté de l’acier naturel ou dufera l’article forges catalanes.
2° A rier de forge. Les seules fontes employées à lafabrication de l’acier sont les fontes grises ou blanchesproduites par une allure froide avec des minerais spa-thiques manganésifères. Pendant l’affinage, la totalitédu manganèse et du silicium, et une partie du carbonese séparent et passent dans les scories. Le manganèserend les scories très fluides et sert à ralentir leur actiondécarburantc sur la fonte, Les principaux groupes in-dustriels où l’on fabrique l’acier de forge sont : l’Isère ,la Thuringc, la Westphalie, la Stvrie et la Carinthie .Nous allons décrire succinctement les méthodes diver -ses suivies dans ces localités.
Méthode de l’Isère . La fonte employée dans les acié-ries de l’Isère, vient partie de Savoie , partie du dépar-tement même ; elle est presque toujours grise, quelque-fois blanche sublamellairc et striée. On Raffine dansdes foyers à parois en brasque, n’ayant qu’une seuletuyère presque horizontale située à 36 centimètres au-dessus du fond. Le personucl se compose de quatreouvrieis qui se relaient deux par deux à tour de rôle.Après avoir réparé le foyer s’il est nécessaire, on