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ACIEK.

acoustique.

qu’on le chauffe de nouveau, il prend aussi successive-ment les couleurs ci-dessus, et si on le laisse refroidirlentement il devient d’autant plus doux qu’il a été re-cuit plus fortement. Le recuit n" 1 convient aux lan-cettes: le n" 2 aux rasoirs et à la plupart des instru-ments de chirurgie ; le n“ 3 aux canifs ; le n° i auxciseaux à froid et aux cisailles à couper le fer; le »" 5aux.fers de rabots et aux doloires; le n" 0 aux cou-teaux de table et aux ciseaux de drapier; le n" 7 auxépées et aux ressorts de montre; le n“ 8 aux petitesscies fines, aux poignards ; et le n" 9 aux grandes sciesde menuisier. Si on recuit l’acier plus fortement, toutesles couleurs disparaissent, et en le laissant refroidirlentement, il devient extrêmement doux et peut alorsse travailler avec la plus grande facilité. Au lieu dejuger du recuit par les couleurs que prend la pièce aufeu, il serait plus sûr d'employer des alliages de diversdegrés do fusibilité (voyez alliages) pour porter leséchantillons à la température voulue. On trempe aussil’acier directement en jugeant la température comme ilvnent d'être dit, et en le plongeant ensuite dans del’eau, de l’huile, du suif, etc.

Voici on résumé les signes auxquels on peut reconnaî-tre le meilleur acier :

1° Trempé à un faible degré de chaleur il acquiertune grande dureté.

2" Sa dureté est uniforme dans toute la masse.

3° Après la trempe, il résiste au choc sans se rom-pre, et ne perd sa dureté que par un recuit très in-tense.

4" Il se soude avec facilité, ne se fendille pas, sup-porte uno chaleur très élevée et conserve presque toutesa dureté après un raffinage répété.

5" Il montre dans sa cassure, le grain le plus tin etle plus égal, jouit d’une grande pesanteur spécifique, otconvient aux objets polis, parce qu’il est très homo-gène et offre beaucoup d’éclat.

Une propriété curieuse de l’acier, c’est d’être trèssonore lorsqu’il a été forgé, refroidi lentement et limé;il produit alors des sons agréables et harmonieux;aussi est-il propre à la confection des ressorts harmo-niques, etc... Il n’en est plus de même lorsqu'il aété trempé; il ne rend plus alors que des sons ternesot voilés, semblables à ceux qu’on tire des instrumentsfêlés.

Wootz. Nous terminerons cet article en décrivantsommairement le procédé peu connu suivi dans l’Inde par les naturels du pays, pour la fabrication de l'acierindien renommé dit icaolz.

Le minerai de fer est composé de 58 p. 100 de fer oxy-duléet de 42 p. 100 de gangue quartzeuse. Il est fondudans un petit fourneau à poitrine fermée, en argile ré-fractaire, de l m ,20 à •1" l ,50 de hauteur, qui a intérieu-rement 0 U, ,G0 à 0"',70 de coté près de la sole ct0"’,30 àO 1 ",35 au gueulard. La soufflerie se compose de sortesd’outres en peau de chèvre, d’oii l’air est conduit par destuyaux do bambous creux dans la tuyère en argile dufourneau. Après avoir rempli celui-ci de charbon debois, on introduit par la tuyère un tison enflammé et ondonne le vent. Tout le charbon ne tarde pas à s’allu-mer et s’affaisse à mesure qu’il se consume. On chargealors par le gueulard une certaine quantité de mineraiconcassé en petits fragments et préalablement humectéd'eau, sans y ajouter aucun fondant, puis on achèvetic remplir le fourneau avec du charbon. Trois ou quatreheures après, l’opération est terminée ; on arrête le vent,on démolit un petit mur en argile de 30 à 40 eentim.do hauteur, qui fermait provisoirement la poitrine oupartie antérieure du fourneau, et l’on retire la loupeou masse de fer avec des pinces. On la bat sur le sol del’usine pour en séparer autant que possible les scoriesdont elle est imprégnée, et on la coupe eu partie à latranche, afin de pouvoir facilement examiner la qua-

lité de la masse à l’intérieur. On vend en cet état lufer aux forgerons qui le réchauffent et l’étirent eubarres. On ne retire environ que 15 de fer pour 100de minerai employé ; cela tient à ce que, n’ajoutantpoint de fondant pour le quartz, celui-ci ne passe dansles scories qu’en dissolvant une quantité très considé-rable d’oxyde de. fer qui forme à peu près les deuxtiers de celle contenue dans le minerai ; d’un autrecoté il se peut que les silicates terreux que ( l’on pour-rait former par l’addition de fondants, ne soient pasfusibles à la faible température qui est développée dansces fourneaux, et qu’avec les appareils ci-dessus, ilsoit impossible de séparer la gangue autrement qu’àl’état de silicate métallique.

Les Indiens cémentent le fer ainsi obtenu dans descreusets façonnés avec une argile réfractaire, mélangéede paille de riz lmchée en assez grande quantité. Oncharge environ 500 grammes do fer coupé en fragmentadans chaque creuset et au-dessus 50 grammes de boissec, coupé très menu, puis le tout est recouvert avecdeux ou trois feuilles vertes : on choisit de préférencepour cette opération du bois du cassia auriculata et desfeuilles de Yasrlepias gigantea ou du convolvulus lauri-folius. Enfin on ferme les creusets avec une couched’argile humectée, que l’on tasse aussi fortement quepossible, afin de prévenir tout contact avec l'air.

On empile les creusets ainsi préparés, au nombre de20 à 25 dans un petit fourneau à courant d’air forcé,alimenté au charbon de bois, où on les maintient à unetempérature aussi élevée que possible, pendant deuxheures et demie environ. Au bout de ce temps, on re-garde l’opération comme terminée ; on retire les creusetsdu feu et après qu’ils sont refroidis, on les casse' et onen retire l’acier sous la forme de culots. Lorsque ce cu-lot présente de< protubérances à sa surface, l’acier estde mauvaise qualité et l’opération est manquée ; lors-qu’au contraire, la surface du culot est régulière etcouverte de stries rayonnant du centre, l’acier est d’ex*ccllentc qualité. On obtient ordinairement par opéra-tion 4 à 5 culots plus ou moins défectueux. Quand ouchoisit les culots bien réussis et qti’après les avoir re-fondus, on les forge avec soin, on obtient un produitd’excellente qualité, et qui, d’après fcuM. Stodart , I’uj:des juges les plus compétents à cet égard, est infinimentsupérieur pour la coutellerie fine aux meilleurs aciersfondus anglais .

Les culots d’acier obtenus comme nous l’avons dit,sont très cassants ; avant do les forger, les Indiens lesadoucissent par un ressuage, qui consiste à les mainte-nir au rouge pendant plusieurs heures dans un petitfourneau à courant d’air forcé et au charbon do bois.Pendant cette opération l’acier perd une partie de soncarbone, s’adoucit, et se laisse ensuite aisément étirersous le marteau. Voy. damas. l. i\ dehette.

ACOUSTIQUE. C’est sur l’étude des sons, leurmesure, les moyens de les produire, que repose l’in-dustrie qui a pour objet la production des instrumentsde musique. Cherchons donc à résumer les principauxrésultats de la science à ce sujet.

Echelle musicale. Nous avons déjà dit que leson résultait de la vibration des corps; c’est la \i-tesse des vibrations qui décide de la hauteur du son :plus les vibrations sont rapides, plus le son est aigu;plus au contraire elles sont lentes, et plus le sonest grave. 11 y a pourtant une limite à ces deux ex-trêmes. En général, les sons cessent'd’être percep-tibles lorsque le nombre de \ibrations dépasse unesoixantaine de mille par seconde, ou reste inferieur atrente vibrations pour la même unité de temps; au deiude ccs limites leur trop grande acuité et leur extrêmegravité ne permettent plus qu’ils soient perçus par desoreilles humaines. Pans tous les cas ccs \forations sontbeaucoup trop rapides pour qu’on puisse les compter

A