ACOUSTIQUE.
ACOUSTIQUE.
iX ce nombre est tel que, multiplié douze fois pur lui-même, il devienne égal à 2: il est donc égal à la racinedouzième de 2 ou à 1 , 059 .
Actorâs. — Si l’on considère l’une après l'autre eten montant toutes les notes d’une gamme tempérée ounon, on trouve d’abord, comme nous l'avons dit, deuxtons, puis un demi-ton, puis trois tons, et enfin undemi-ton. Les intervalles compris entre la première etla seconde note, entre la première et la troisième, etc.,jusqu’à Tocta\c, s’appellent une seconde , une tienc.une quarte, une quinte. une sixte , une septième et uneoctave. Ces mêmes intervalles peuvent se compter à par-tir d’une note quelconque; mais alors leur grandeurpeut varier d’un demi-ton, et il vient à propos de dis-tinguer des tierces, des quartes, etc., majeures et mi-neures.
Quand deux ou plusieurs notes delà gamme se fontentendre au même instant, il résulte de leur simulta-néité des sensations qui flattent ou qui blessent l'oreille,et qui produisent des accords ou des dissonances. L’ac-cord le plus simple est l'unisson, après vient l’octave,puis la quinte, puis les tierces majeure et mineure, etenfin la quarte Les secondes majeure et mineure, etsurtout cette dernière, ne produisent que des disso-nances. Quand trois sons simultanés sont tels que lepremier et le second forment une tierce majeure, le se-cond et le troisième une tierce mineure, le premier etle troisième forment nécessairement une quinte; il enrésulte une triple consonnance que l’on a nommée ac-cord parfait.
MESTJitE des soxs. Jusqu à présent nous n’avonsparlé que d’un seul moyen d’évaluer le nombre de vibra-tions correspondant à un son donné. Ce moyen estfondé sur la loi simple qui lie le nombre des \ibration?d’une corde à sa longueur. Nous avons supposé d’ailleursque deux corps \ibrant à l’unisson exécutaient dans lemême temps le meme nombre de vibrations. Il est facilede montrer que cette supposition n’est point hasardée,car on possède plusieurs moyens de produire dos sonset de compter leurs \ibrations, et tous fournissent desrésultats concordants. Nous nous bornerons à indiquerla sirène de M. Cagnîard de La Tour (fig. 29 1 ).
Sirène. —Une boîte cylindrique cc communique parsa base inférieure avec un tuyau qui doit permettre
l’arrivée d’un fluide liquide ou gazeux, tandis que sabase supérieure porte une rangée de trous équidistantset disposés en cercle. Cette base sert en outre de pointd’appui à une monture métallique f( et à l’extrémitéinférieure d’un axe vertical ^r, susceptible de tournersur lui-même avec une grande facilité. Perpendiculai-rement à cct axe on a monté un plateau circulaire 77,
qui vient se placer aussi près que possible delà basesans la toucher, et qui porte comme elle une rangéed’un mCune nombre de trous disposés en cercle, à lamême distance du centre, et percés obliquement dansl’épaisseur du métal.
Par suite de cette disposition ingénieuse, si l’on im-prime au plateau un mouvement de rotation, et si l’onfait affluer par le tuyau ur. fluide quelconque, de l’air,par exemple, il arrive que l’écoulement au dehors dela boîte ne peut pas se faire d’une manière continue,mais seulement intermittente; car, parmi toutes lespositions que lo plateau mobile occupe par rapport aufond fixe de la boite, on peut distinguer celles pourlesquelles il y a coïncidence entre les deux systèmes detrous, et celles pour lesquelles ils ne se correspondentpas. Déplus, il est évident que par suite de son mou-vement continu le plateau passe alternativement del’une à l’autre de ces deux sortes de positions, et parsuite permet et suspend alternativement l’écoulement.Quand le mouvement de rotation est suffisamment ra-pide, les chocs résultant de cet écoulement intermittentengendrent un son dont la hauteur dépend de la vitessede rotation du plateau. Or cette vitesse est entretenuepar l’écoulement même du fluide à travers les trousobliques du plateau, et elle dépend de la pression sonslaquelle cet écoulement a lieu. Il en résulte qu’en fai-sant varier cette pression on fait aussi varier la hauteurdu son rendu par l’instrument. Si c’est une souffleriequi est chargée de sub\enir à cet écoulement, il suffitde la charger plus ou moins pour obtenir toutes leshauteurs possibles de son entre deux limites très éloi-gnées. Mais, ce qui complète admirablement cet appa-reil remarquable et ce qui le rend capable d’indiquerlui-même le nombre de v ibrations correspondant au sonqu’il rend, c’est le soin qu’on a pris de faire engrener àvolonté l’axe vertical du plateau mobile avec un comp-teur ou système de roues dentées situé en II.' Ce comp-teur porte deux aiguilles dont le mouvement indique àl’extérieur le nombre de tours exécutés par le plateau,quelle que soit la vitesse dont il est animé; le nombrede tours multiplié par le nombre des trous du plateaudonne évidemment le nombre des cliocs ou des vibra-tions complètes qui produisent le son. Tel est l’instru-ment imaginé par M. Cagnîard de La Tour, et auquelil a donné le nom de Sirène, parce qu’il est capable deparler aussi bien dans l’eau que dans l’air.
Pour déterminer le nombre des vibrations exécutéespar un corps sonore, on commence par mettre la sirèneà l’unisson avec lui en réglant l’écoulement de l’air;quand on procède avec soin, on arrive à maintenir leson fixe pendant quelque temps. Alors 0:1 engrène lecompteur pendant un certain nombre de secondes dé-terminé. La marche des aiguilles sur les cadrans indi-que le nombre des tours du plateau, et par suite lenombre des vibrations exécutées pendant un nombre desecondes connu ; 011 en tire facilement le nombre desvibrations exécutées par seconde.
Quelle que soit la .méthode employée pour compterles vibrations, les résultats obtenus sont assez concor-dants pour qu’on puisse les considérer tous comme étantsensiblement l’expression de la vérité. Dans la partiemoyenne de l’échelle des sons, 011 en a choisi un pourservir en quelque sorte de point de départ. Ce choix esttout ix fait arbitraire; mais l’usage l’a fixé, et le 1 1 dudiapason représente dans lo langage musical un sond’une hauteur bien déterminée. Soumis à l’étude phy-sique, ce son a été trouvé correspondant à 880 vibra-tions simples, c’est-à-dire à 880 excursions des molé-cules du corps sonore.
Comme la série entière des sons perceptibles renfermeplusieurs octaves composées chacune des notes u/, ré,mi, etc., il a été nécessaire d’aflècler chacune de cesoctaves d’un indice particulier pour les distinguer les