ADHÉSION.
ADIPOC1RE.
pos et à dégager l'ouverture sous-jacente. Mais?, si 1‘onétablit d’une manière quelconque un courant d’air quitende à s’échapper par l'ouverture o dans le sens indi-qué par la flèche, on voit la languette entraînée s’ap-pliquer d’abord sur la paroi et suspendre momentané-ment l’écoulement; puis son élasticité la ramène à saposition première, après quoi clic est entraînée de nou\eau, et ainsi de suite, tant que l’air fait effort pours’écouler par l’ouverture. On \ oit parla que la sortie del’air doit sc faire par intermittences, et lorsque ces in-termittences sont assez rapprochées il en résulte un sonbeaucoup plus fort que celui qu’on pouvait attribueraux vibrations de la lame seule.
Dans beaucoup d’instruments .H vent le son se pro-duit avec l’intervention d’une anche : la clarinette, lehautbois; certains jeux d’orgues sont dans ce cas. Lecor de chasse semble dépourvu d’anche, mais’les lèvresen tiennent lieu. Enfin la voix humaine elle-même seproduit dans le larynx par le passage plus ou moins ra-pide de l’air expiré entre des replis membraneux ap-pelés cordes vocales, qui jouent, à très peu près, le rôled’anche. En effet ces cordes, tendues sur les parois dularynx, interceptent entre elles l’ouverture allongée,étroite, connue sous le nom de glotte. Lorsqu’on veutdonner de la voix et sous l’influence de certains mus-cles, les cordes se tendent, la glotte se rétrécit et de-vient insuffisante pour le libre écoulement de l’airfourni par les poumons : alors les cordes sont pressées,elles s’écartent momentanément et reviennent parleurpropre élasticité; on un mot, elles s’animent d’un mou-vement do vibration qui fait varier périodiquement lesdimensions de la glotte, et il se produit un son enrapport avec la rapidité de ce mouvement vibratoire.
Dans les tuyaux d’orgue appelés tuyaux de flûte onn’aperçoit plus aucune pièco vibrante, tout sc passedans la colonne d’air et suivant des lois simples qui ontété indiquées par Daniel Bernouilli, et qui varient se-lon que les tuyaux sont ouverts par les deux bouts oupar un bout seulement.
Dans les tuyaux de cette espèce (fig. 29 3 ), l'nirchassépar une soufflerie s’insinueen passant par une fenteétroite dont la trace se voiten J dans la coupc ci-jointe.
Cette fente, désignée sousle nom de lumière, vients’ouvrir au niveau d’une ou-verture transversale 5 pra-tiquée dans l’épaisseur de laparoi du tuyau. Cette ouver-ture est dite la bouc/te dutuyau et son bord le plusélevé est aminci en biseau.
C’est sur le bord ou lèvresupérieure que le courantd’air dirigé par la lumièrevient se briser en produi-sant un son. La matière so-lide des parois du tuyaun'influe en rien sur la hau-teur du son, mais seulementsur son timbre.
ADHESION. L’adhésion est la, force qui réunitdeux corps en contact et sc rapproche beaucoup de lacohésion , qui e-t la force qui réunit les molécules d’unmême corps. Les anciens physiciens se sont beaucoupoccupés de ce genre d’action ; ils ont reconnu quecette force était proportionnelle aux nombres de pointsde contact, et pour les corps solide.-, en raison du poli«les corps et des efforts de compression exerces pourrapprocher les surfaces.
iMussclienbroëék a constaté que deux plaques deverre de moins de b centimètres de diamètre, chauf-
fées à la température de l’eau bouillante et mises encontact (du suif fondu étant placé entre leurs surfaces,et par suite la pression atmosphérique s'ajoutant auxefforts (l’adhésion), exigent pour leur séparation uneforce de G5 kil.
Des morceaux de plomb de même dimension ne seséparent que sous un effort de 135 kil., et des mor-ceaux de fer poli ont atteint 150 kil.
Ces limites sont encore dépassées lorsque l’applica-tion des surfaces devient très parfaite.
Adhésion des liquides. L’adhésion de l’eau à descorps solides, a donné lieu à l’invention ingénieuse desmachines à cordes de Vera. Vera montra, en 1780, àl’Académie de Taris, un modèle de son invention, quifut jugé par la Commission comme très utile. Le prin-cipe d’après lequel cette machine était construite et lesprincipales parties qui la composent seront aisémentcompris. Une poulie fixée à un support quelconque, etqu’on fait mouvoir avec une manivelle , porte unecourroie sans fin qui passe sur la gorge d’une poulieplus petite, à laquelle elle communique un mouvementrapide. Sur l’axe de cette seconde poulie, en est montéune troisième réunie par une corde sans fin à une qua-trième et dernière poulie plongée dans le liquide. Lacorde sans fin soulève l’eau qui s’attache à elle, et la faitjaillir, en tournant autour de la poulie supérieure. Lesouvertures destinées au passage de la corde sont muniesde viroles montantes qui empêchent le retour de l’eau.
Le modèle que l’inventeur présenta produisait degrands effets. Avec une corde de lo millimètres de dia-mètre, on tira en 7 minutes 3/4, d’nne profondeur de20 m 1/2, 233 litres d’enu. Beaucoup d’améliorationspour cette machine furent proposées depuis. Vend etBcnzenberg ont proposé de niéttre en mouvement deuxsystèmes de poulies avec deux cordes plates et con-tinues, à l’aide d’une roue dentée, extérieurement etintérieurement, qui engrène avec des pignons montéssur les axes des poulies motrices, do manière à lesfaire mouvoir dans le même sens; ils rapprochenten même temps tellement ccs deux cordes l’une del’autre, qu’un prisme massif d’eau reste suspendu entreelles et est jeté hors du bassin. Les services que ren-drait cette machine, dont le mécanisme est aussi simpleque commode, sont beaucoup diminués par l’impos-sibilité où l’on est de trouver, pour fabriquer les cor-des, une substance qui résiste à l’influence destructivede rimmidité. Les entrelacer de crins, ou les entourer,en forme de vis, d’une corde plus mince, augmenterait àla vérité le volume d’eau soulevée, mais ne remédieraitpas à l’inconvénient que nous venons de signaler. Ilserait bon de se servir de nattes en genêt au lieu dechanvre, ce qu’avait déjà conseillé de faire 1 inventeur.Au reste, il faut remarquer qu’outre la force nécessaireà soulever l’eau, il y a encore à vaincre un frottementconsidérable et qu’on communique inutilement à l’eauune grande vitesse. Cette machine ne peut donc êtreutilement employée dans la pratique; c’est ce que disajt| Itcrthollet quand elle parut.
] ADIPOCIRE ( angl. adipocirc, ail. fettwaclis ).
: Pourcroy a désigné sous ce nom la matière grasse que: l’on rencontre dans les corps morts, lorsqu’ils ont étéenterrés dans des circonstances particulières. Lorsquedans les années 1786 et 1787, on fouilla, pour l’assainir,l'ancien cimetière des Innocents à Paris , et qu’on entransporta les ossements dans les catacombes, on re-marqua qu’un grand nombre de cadavres, et en parti-culier la plupart de ceux qui avaient été enterrés quinzoans auparavant dans une fosse commune, et dont lesbières, au nombre de quinze cents, avaient été entas-sées tout à fait les unes sur les autres, s’étaient trans-formés en une matière blanche et savonneuse. Ces corpss’étaient aplatis sous leur pression mutuelle; et quoi-qu'ils conservassent généralement leurs formes, il s’o-