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A-F.
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AEROSTAT.

AÉROSTAT.

Iaut il sc maintiendra avec une facilité égale? Notezbien qu’alors, comme précédemment, le ballon sera sol-licité par le vent et de la meme manière ; de plus, l’im-pulsion exercée sur la paroi inclinée du cerf-volantproduira deux efforts, dont l’un dans le sens horizontalne ferait à la vérité qu'augmenter la tendance du ballonà so coucher à terre. Mais cet effort horizontal ne serapas le seul; il sera accompagné d’une nouvelle forceascensionnelle; de cette force qui, dans les circonstancesordinaires, est employée à soutenir le poids du cerf-volant. Et comme cette force ascensionnelle varie avecla vitesse du vent de la même façon précisément que laforce horizontale, elle ne risque pas d'être vaincue parelle. Il suffira donc que tout l’appareil se maintiennecontre le vent dans le cas d’une vitesse modérée, et oncomprend que cela est facile à réaliser pourvu qu’oucombine convenablement l’étendue et l’inclinaison ducerf-volant... Cela, dis-je, suffira pour que l’appareil semaintienne ensuite contre toute vitesse, n’y ayant delimites à cet égard que celles résultant du plus ou dumoins de résistance de toutes les parties, et notammentde la résistance dont sera susceptible le cordon de rete-nue. Une idée si simple a dû se présenter déjà plusieursfois à l’esprit. Et en effet, lorsque cette idée à été com-muniquée à la Société philomatique , M. Peltier, dontles recherches sur l’électricité, et notamment sur l’élec-tricité atmosphérique, sont appréciées de tous les phy-siciens, fit savoir que diyà, à sa connaissance, deuxpersonnes avaient attaché à l’aérostat de véritablescerfs-volants, et avaient ainsi maintenu leurs ballonscaptifs à une certaine hauteur. Ces expériences anté-rieures assurent donc l’efficacité du. moyen proposé.Mais c’est le principe du cerf-volant plutôt que le cerf-volant lui-même dont nous proposons de faire emploi.Imaginez une voile exactement carrée, soutenue pardeux vergues égales formant les diagonales du carré ;ou bien une voile octogonale avec deux vergues de plus;toutes ces vergues sensiblement arquées pour donnerplus de prise au vent. L’ensemble offrira à peu prèsl’aspect d’un parachute à la Garncrin, ou plus vulgai-rement d’un parapluie. La corde de retenue de l’appa-reil est attachée au croisement des vergues, dans laconcavité de la voile. Une autre corde est fixée égale-ment au centre de la voile, mais de l’autre côté, ducôté convexe; la longueur de cette seconde cordc estde quelques mètres seulement; à son extrémité se. réunis-sent plusieurs des cordages du filet qui enveloppe leballon, etc’est ainsi que la voile est réunie au ballon. Lefilet supporte d’ailleurs une nacelle, comme à l’ordinaire.

Cet appareil, étant élevé par la force ascensionnelledu ballon, donnera prise au vent ; de sorte que, si la voileest placée dans une situation analogue à celle du cerf-volant, elle produira nécessairement les mêmes effets.La queue du cerf-volant des écoliers est tirée en arrièrepar l’effort du vent; par là elle procure au cerf-volantl’inclinaison nécessaire pour que tout l’appareil se sou-tienne. Nous assurerons à notre voile une inclinaison con-venable en fixant le bout d’une corde à l’extrémité infé-rieure de l’une des vergues, extrémité qui sera en mêmetemps le point le plus bas de la voile. Nous mettronsl’autre bout de cette oordc à la portée de l'aéronautequi est dans la nacelle. En tirant plus ou moins cettecorde, il donnera à la voile telle inclinaison qu’il ju-gera oonvenablc; et pour que son effort soit plus efficace,nous ferons passer cette corde de manœuvre sur un pa-lan fixé lui-même à la corde principale qui lie le filet àla convexité de la voile. Ainsi l’aéronaute pourra pesersur cette corde de tout son propre poids réuni à celuide la nacelle ; ce qui sera bien plus que suffisant pourl'effet qu’on veut obtenir... Déjà notre appareil estsupérieur au cerf-volant ordinaire, en ce que nous pou-vons approprier l’inclinaison de la voile à la force ac-tuelle du vent; mais nous pouvons mettre aussi à la

portée de l’aéronaute trois autres cordes, ou, en termesde marine, trois autres manœuvres, fixées par leursautres bouts, Tune à l’extrémité supérieure de la ver-gue précédente, ce qui sera le point le plus haut de lavoile, et les deux autres aux deux extrémité de la ver'gue horizontale. 11 pourra alors se mouvoir latérale-ment, descendre ou remonter à volonté par l’effet de laforce du vent. Nous renvoyons au curieux article duMagasin pittoresque les personnes qui désireraient savoircomment, au moyen de l’emploi de cette voile, l’auteurpropose de diriger deux ballons réunis se mouvant dansdes zones de vents différents, qu’il admet se succédertoujours à de faibles distances, ce que tendrait àprouver la plupart des voyages aériens. Ce ne seraitcertes pas un moyen de locomotion commode ni avanta-geux, mais au moins il paraît possible dans beaucoupde c as.

Il est probable que l'idée si ingénieuse mise en avantpar M. Arago, pourra se réaliser par l’application deces nouveaux principes et sans doute l’essai s’en feraprochainement.

Nous terminerons cet article en indiquant le modede construction des bandes ou fuseaux de taffetas, donton forme l’enveloppe du ballon, que nous supposerons

Tracez (fig. 32), le quartde cercle GOA, avec le rayonOA du ballon ; portez cerayon sur la circonférence deA en E , puis de G eu G, etdivisez les arcs AC, CE, EGen parties égales aux pointsB, D, F ; le quart de cerclesetrouvera ainsi divisé en sixparties égales.

Far les points de division,menez desparallèlcsBIÏ, CK,DL, EM, EN à AO : joignezle point O du milieu I de AB,et du point O comme centre avec les longueurs BIT,CIv, etc. , décrivez successivement les arcs de cercle22,33 , 44 , etc. AI étant la vingt-quatrième partie del’équateur de l a sphère de rayon"AO, les arcs 22, 33,44, etc., seront la vingt-quatrième partie des parallèlesrespectifs du rayon BIT, CIC, DL, etc.; de sorte que sil’on développe un méridien , en portant(fier. 33) sur la ligne droite ah, '12 fois lalongueur Al, et qu’ensuite, des points dedivision 1, 2, 3, 4, b, G, comme centreset avec les rayons respectifs AI, 22, 33,44, 55, GG (fig. 32), on décrive des arcscercles de chaque côté de la ligne ab } et dequ’on trace tangentiellcment à ces arcs decercles la courbe ambn, on obtiendra unpatron tel que vingt-quatre fuseaux decette sorte, assemblés par leurs bords, for-meront un ballon sensiblement sphérique.Quand le globe a de grandes dimensions,comme chacun des arcs AB, BC ne peut•être censé égal à sa corde, on divise pourplus d’exactitude le quart de cercle en 12parties égales (et même plus encore) au lieude 6, et l’on fait la même construction queoi-dessus. La sphère est alors formée de48 fuseaux au lieu de 24. Comme lespoints de coïncidence des fuseaux sont dé-terminés par les parallèles à l’équateur, ilest facile de peindre d’avance sur chacunles parties du dessin qui s’accordent aprèsleur réunion; d’ailleurs on doit laisser desdeux côtés de chaque fuseau une bandepour la couture avec le fuseau voisin.

33. Si le globe doit être ovoïde Ja construc

32.

s