AFFILER.
AFFINAGE.
tion est la même; seulement la fig. 32 doit représenterle quart de cet ovoïde, G étant l’un des pôles et OAl’équateur : on doit toujours diviser l’are de méridienGA en parties égales.
AFFILER. Voyez affutkr.
AFFINAGE DES MATIÈRES D’OR ET D’AR-GENT, DEPART {angl. refining of gold silver, par-ting; ail. Scheidung in die Quart). La séparation desmatières d’or et d’argent se fait soit au moyen de l’acidenitrique, soit au moyen de l’acide sulfurique. Dans lepremier cas, l'appareil suivant (fig. 31) peut être em-
ployé avec avantage , tant pour produiro de l’acidenitrique que pour séparer l’or de l’argent.
a est une cornue en platine, placée dans un fourneauà réverbère kk; elle porte une tubulure c qui sert àintroduire l’acide pendant l’opération. Son chapiteau 6communique par un tube de platine recourbé dede long, avec un tube en grès vernissé e de 5 ccntiin.de diamètre, qui vient s’adapter à l’une des tubuluresde la bouteille en grès f. Cette bouteille porte deux au-tres tubulures, où sont logés les tubes II, ti, de 7 à8 centim. de diamètre et de 4 mètres de haut, remplisde fragments de verre ou de galets siliceux, et danslesquels tombe d’un réservoir supérieur une petite quan-tité d’eau suffisante pour entretenir les fragments quiy sont contenus, dans un état constant d'humidité.
Un robinet h, en \crre ou en grès, sert à faire écou-ler l’acide qui s’est condensé dans la bouteille f; enfin,celle-ci est placée dans un réfrigérant gg , où circuleun courant d’eau froide, qui, arrivant au fond du vase,s’échauffe à mesure qu’elle s’élève et s’échappe par lapartie supérieure.
Pour fabriquer de l’acide nitrique avec cet appareil,on charge dans la comme «, 50 kilogr. à peu près denitre très pur et grossièrement concassé, on lutc tousles joints, et on commence par verser, à l’aide d’un cn-'onnoir, 10 kilogr. d’acide sulfurique concentré parlatubulure c, puis d’heure en heure on en ajoute 5 kilogr.,jusqu’à ce qu’on en ait versé en tout 30 kilogr., ce quia lieu au bout de quatre heures. Quelques heures après,on allume un peu de feu dans le fourneau kk. En pous-sant la chaleur convenablement, on peut obtenir envingt-quatre heures tout l’acide nitrique contenu dansle nitre; on accélère le dégagement des dernières par-ties acides, en introduisant avec précaution et pur pe-tites portions, par la tubulure c, un peu d’eau bouil-lante.
Le degré de concentration de l’acide nitrique, le plusconvenable pour effectuer le départ , est celui qui cor-respond à une densité de 1,320 ; s’il ne so trouble paslorsqu’on y verse quelques gouttes de nitrate d’argent,il ne contient pas d’acide muriatique, et est propre audépart. S’il en renfermait, on le purifierait en ajoutantassez de nitrate d’argent pour précipiter tout l’acide
hydrochlorique à l’état de chlorure d'argent. La petitequantité d’acide sulfurique qu’il peut contenir n’oIFrcaucun inconvénient.
Le procédé de départ par l’acidc nitrique est fondésur ce principe, que l’argent est soluble dans l’acidonitrique, tandis que l’or ne l’est pas. L’expérience dé-montre que pour que l’alliage soit complètement atta-qué, la composition la [dus convenable correspond htrois parties d’argent en poids pour une d’or. Il fautthéoriquement 38 kilogr. d’acide nitrique ayant unedensité de 1,320 pour oxyder 100 kilogr. d’argent et\ \ 1 kilogr. d’acide pour dissou-drcl’oxyde formé, en tout 1 49 ki-logr. d’acide nitrique ; mais l’af-fincur en consomme souvent plusde 200 kilogr., par suite desmoyens imparfaits qu’il emploiepour condenser les vapeurs aci-des. Dans l’appareil que nous ve-nons de décrire, au contraire, l’a-cide nitrique donne lieu, par suitede la réaction, à des vapeurs ni-treuses qui absorbent de l’oxy-gène dans le réservoir f. et setransforment de nouveau pres-qu’en totalité en acide nitrique ;de sorte qu’en définitive, la quan-tité d’acide dépensée se réduiraà peu près aux 1 10 kilogr. né-cessaires pour dissoudre loxydod’argent. On peut admettre qu’en opérant avec soin, ilsuffira de 1 20 kilogr. d’acide pour opérer le départ d’unalliage de 100 kilogr. d’argent et de 25 kilogr. d’or.
Comme 100 kilogr. de cuivre exigent théoriquementpour s’oxyder 130 kilogr. d’acide nitrique, ayant unedensité de 1,320 kilogr., et 390 kilogr. pour dissoudrel’oxyde formé, en tout 520 kilogr. d’acide, il importeque l’alliage soumis au départ ne renferme pas decuivre.
Ces données ayant été adoptées comme bases del’opération, on introduit 30 kilogr. de l’alliage d’or etd’argent grenaille, devant contenir à peu près de 21 à22 kilogr. d’argent, dans la cornue de platine a, dont lacapacité est de- 45 litres, puis on verse par la tubulure40 kilogr. d’acide nitrique à la densité de 1,320 ayantun volume de 27 litres.
Il est clair que, ui la longueur du tuyau e, la bassetempérature à laquelle on maintient le condenseur f,et l'influence régénératrice des tuyaux ii, U, remplis defragments siliceux humectés d’eau, on pourra recueillirde 10 à 15 kilogr. d’acide sur les 40 kilogr. introduits.Lorsqu’on ouvrant l’orifice c on ne voit plus apparaîtrede vapeurs nitreuses rougeâtres , on retire le feu, etaprès avoir laissé refroidir, on démonte l'appareil; ondécante ensuite le liquide par l’orifice c; on traite en-core par de l’acide nitrique pur bouillant et plus con-centré la poudre d’or restée au fond de la cornue, pourdissoudre les dernières parcelles d’argent, et on laveavec soin le résidu par décantation avec de l’eau dis-tillée. Enfin, après l’avoir desséché, on le fond dans uncreuset avec un peu de borax et de nitre, et ou couledans des lingotières ; c’est de l’or fin.
On précipite la dissolution nitrique et les eaux de la-vage, le tout préalablement étendu d’eau distillée, patdes lames de cuivre; il se forme du nitrate de cuivrequi colore la liqueur en bleu, et l’argent se précipite al’état métallique. On lave le précipité d'argent avec del’eau distillée bouillante pour enlever tout le nitratede cuivre qu’elle contient, puis on le comprime à l’aided’une presse hydraulique dans des cylindres en fonte.Les culots fondus dans des creusets avec un peu donitre et de borax et coulés dans des lingotières, donnentde l’argent fin.