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A-F.
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AFFINAGE.

AFFUT .

nies en portions d'un poids déterminé. Chacune de cesportions est mise dans une chaudière hémisphérique etlégèrement aplatie, en fonte, ayant 0‘",65 environ dediamètre, et recouverte d’un chapiteau également enfonte. Un tuyau de dégagement placé au sommet duchapiteau communique avec un récipient de formeallongée en plomb, qui est situé au-dessous du niveau duplancher. Ces chaudières, dont le fond est baigné par lailamme, sont placées par couple sur chaque fourneau,parallèlement au petit axe de l’atelier. Les fourneauxsont disposés symétriquement par rapport au grand axede l’atelier, de telle sorte que l’on puisse circuler libre-ment tout autour.

On emploie 2 parties eu poids d’acide sulfurique con-centré pour I partie d’argent, et on fait bouillir lente-ment jusqu’à ce que tout l’argent soit transformé enun sulfate pâteux ; le récipient souterrain en plomb,dans lequel se condense la petite quantité d’acide sul-furique entraînée avec l’acide sulfureux, communiquepar un tuyau vertical en plomb, de 0"’,10 de diamètre,à l’une des extrémités d’une grande chambre en plomb,située dans la charpente de l’atelier et solidement sou-tenue par de forts chevrons en bois. Cette chambre quia 10"' de long, 3 ,u ,30 de large, et 2 m de haut, sert àcondenser et à recueillir l’acide sulfurique, que l’onobtient en faisant arriver au milieu de l’acide sulfureuxvenant du récipient souterrain une certaine quantitéîle vapeurs nitreuses d’air et de vapeur d’eau; toutà fait connue cela sc pratique dans la fabrication del’acide sulfurique dans des chambres de plomb (voyezacide sulfurique). Un grand tuyau carré en plomb,partant de l’autre extrémitédelachambre, et légèrementincliné, amène l’acide qui s’est condeusé dans un petitréservoir en plomb, qui lui-même décharge par un autretuyau dans la cheminée centrale les produits gazeuxnon condensés, et entretient ainsi un tirage continu, àtravers toutes les chambres en plomb jusqu’aux cor-nues eu fonte.

Outre les cornues en fonte, ne servant qu’à traiterl'argent allié de cuivre qui ne contient qu’une très pe-tite quantité d’or, il-y a au milieu de râtelier et près dela cheminée six cornues en platine, dans lesquelles ontraite les alliages assez riches en or.

Le sulfate d’argent pâteux, avec excès d’acide ob-tenu dans les cornues en fonte, est transvasé avec unecuillère en fonte à long manche dans de grandes cuveson plomb attenantes aux cornues, et étendu d’eau, jus-qu'à ce qu’il marque 30” à l’aréomètre de Baume. On yfait alors arriver de la vapeur d’eau par une série detuyaux verticaux en plomb, placés sur toute la longueurdu réservoir et plongeant presque jusqu’au fond ; la li-queur entre bientôt en ébullition, et on continue défairearriver de la vapeur d’eau jusqu’à ce que l’aréomètre nemarque plus que 22 degrés. On transvase alors le sulfateà l’aide de siphons en plomb , dans de grands bassins,à fond arrondi également en plomb ; où on le précipitepar des lames minces de cuivre ; on décante enfin lesulfate de cuivre dans un bassin inférieur, où on lelaisse reposer et s’éclaircir.

Le précipité d’argent est égoutté, puis fortementcomprimé à l’aide d’une presse hydraulique dans desmoules en fonte à section carrée. On opère sur 30 kilogr.d’argent à chaque fois. Les culots d’argent ainsi obte-nus, sont desséchés, et fondus dans des creusets engraphite, dans un fourneau placé à côté du bureau decontrôle qui, comme nous l’avons dit, est fait avec descloisons vitrées, de sorte que l'inspecteur peut voir toutce qui se passe dans l’atelier.

Le sulfate de cuivre est évaporé jusqu’au degré deconcentration convenable, dans de larges chaudières àfond plat en plomb, placées sur une môme rangée dansle second compartiment de l’atelier, puis transvasé àl'aide de siphons dans des cristailisoirs également en

plomb. Après avoir laissé reposer pendant trois à qua-trejours, on concentre de nouveau les eaux-rnères...et ainsi de suite, jusqu’à ce qu’elles marquent 00" àl’aréomètre de Baume; elles ne retiennent plus alorsque des traces de sel ; on achève de les concentrerjusqu’à 06° dans les cornues en platine; elles se déco-lorent complètement et sont employées comme de L’a-cide neuf.

On obtient d’abord des cristaux de sulfate de cuivrehydraté (vitriol bleu), mais dès que la concentrationest arrivée à un certain point, l’affinité de l’acide sul-furique pour l’eau est telle que les eaux-mères ne don-nent plus que des masses blanches, confusément cris-tallisées, de sulfate de cuivre anhydre, qu’on redissoutdans de l’eau pure, pour le faire cristalliser de nouveauà l’état hydraté, et le livrer au commerce. On peut af-finer par jour dans l’établissement de MM. Saint-An-dré et Poisat, au moins 250,000 fr. Une petite ma-chine à vapeur de la force de 6 chevaux, met enmouvement les pompes en plomb, qui amènent l’acidesulfurique étendu et les dissolutions de sulfate acidede cuivre dans les chaudières de concentration, un ap-pareil pour pulvériser les vieux creusets, et un petitmoulin d’amalgamation qui consiste en deux segmentsde sphère, tournant autour d’un axe vertical, dans unecuve en fonte à fond hémisphérique. Le sol de l’atelierest couvert d’une grille en fer ; la poussière et lesboues qui se rassemblent dans les interstices et au-dessous sont recueillies de temps à autre, et portées aumoulin d’amalgamation. 11 n’y a en tout que dix ouvriers ;et il suffit que l’argent traité renferme s-jVü, ou un peumoins de 0,0004 d’or pour compenser les frais de dé-part.

AFFINITE . Terme de chimie, désignant la forceattractive particulière qui produit la combinaison desubstances de différentes nature ; comme, par exem-ple, celle d’un alcali avec un acide, ou du soufre avecun métal.

AFFUT . On donne le nom d’affût au système quisupporte la pièce de canon.

Trois choses sont à considérer pour déterminer lacomposition d’un affût : le tir, les manœuvres et letransport. Il faut donc un affût différent pour chaqueespèce de service auquel la pièce est destinée. Nousexaminerons successivement : l’affût de campagne etde montagne, l’affût de siège, l’affût de place et côte,et l’affût marin, en décrivant les formes adoptées parl’artillerie française, qui depuis le remaniement com-plet de son matériel en 1827, peuvent être regardéescomme celles qui approchent le plus de la perfection.

affût de campagne. L’artillerie de campagne secompose : de pièces de 8 et d’obusiers de 24 pour lesbatteries de position, de pièces de 12 et d’obusiers de 0pouces pour les batteries de réserve. Deux affûts seu-lement suffisent au service de ces quatre bouches à feu ,construits d’après les mômes principes et composés desmêmes pièces, ils ne diffèrent entre eux que par desdétails.

La mobilité est la première condition de l’artillerie decampagne. L’affût se compose de deux parties princi-pales , l’affût proprement dit et son avant-train,qui,réunis, forment une voiture complète à quatre roues,(fig. 35). Lorsqu’il s’agit de faire feu, on détache l’affûtde son avant-train, et l’on a : d’un côté, Vavant-train,voiture à deux roues; d’un autre, l’affût reposant à terrepar trois points ; ses deux roues et l’extrémité de saflèche (fig. 36).

On appelle (lasques les deux pièces sur lesquelles estimmédiatement portée la bouche à feu , les tourillons ysont reçus dans deux logements dits encastrements, lesflasques reposent à leur toui; sur l’essieu, et sont réu-nis à la flèche, à la hauteur de la culasse. En ce pointest la vis de pointage, destinée à donner à l’âme de