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bouche à feu une incli-naison convenable. Laconstruction limite cetteinclinaison seulement jus-qu’aux portées pour les-quelles le tir a de la jus-tesse; sans cette précau-tion, il arriverait souventque des chefs de batterie,contraints d’obéir aux or-dres d'officiers étrangers àl’artillerie feraient con-sommer inutilement lesmunitions.
La direction est donnéeau moyen d’un levier fixédans une lunette à l’extré-mité de la flèche; ce levier
peut s’enlever à volonté quand on unit l’affût avec sonavant-train.
L’affût doit porter le long de ses flasques, et fixéespar des moyens simples qui les retiennent malgré lescahots, toutes les pièces de l’armement, telles que :deux écouvillons, un tire-bourre, deux leviers de poin-tage et un seau d’eau pour rafraîchir la pièce, quandun tir précipité l’échauffe d’une manière dangereuse.La hauteur dos flasques doit être telle que la pièce puisseêtre chargée avec aisance.
A ces conditions il s’en joint d’autres de formes etde résistance, dont on ne peut se rendre compte sans en-trer dans quelques considérations sur l’action de lapoudre.
Lorsqu’une pièce fait feu, le fond de l’fime éprouveune réaction qui est communiquée à l’affût par les tou-rillons unis aux flasques dans les encastrements. Oncomprend que chaque partie de l’affût éprouve des per-cussions qUi tendent à le détruire, et que l’habileté chiconstructeur consiste à les combattre; il est guidé encela par les principes suivants :
l w Les percussions s’affaiblissent quand on augmentele poids de la bouche à feu par rapport à celui du projec-tile, et d’un autre côté la percussion exercée sur les en-castrements des flasques est d’autant moindre que l’affûtoffre moins de résistance au recul; il faut donc que lepoids de la pièce soit un maximum, et le poids de l’affûtun minimum.
2° La flèche souffre beaucoup des percussions : plusl’angle qu’elle fait avec le terrain est aigu, plus ellessont amorties, il faut cependant remarquer que ce prin-cipe n’a de véritable importance que pour de grandesvariations de cet angle qui affecte alors d’une manièresensible le recul.
La flèche se trouve affaiblie par le logement de la visde pointage et un boulon d’assemblage, précisément en
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un des points où la réaction est la plus vive, surtoutclans le tir des obusiers, dont le poids est inférieur àcelui des canons ; il faut donc apporter le plus grandsoin à la qualité du bois de construction que l’on em-ploie.
3° La tête de l’affût choque l’essieu, et il se formesouvent une fente à l’angle antérieur de l’encastrementd’essieu. Ce choc est causé par l’inertie et le frottementdes roues. On ne peut songer à le combattre en dimi-nuant le recul qui est nécessaire; il ne reste donc qu’àrendre le poids des roues, un minimum.
4° Le frottement des fusées et des moyeux est de peud’influence sur le recul, quand-les essieux sont en fer etles boîtes en bronze ; mais il devient très important, sil’on augmente le rayon moyen des fusées, et si, parexemple, en faisant rouler les roues sur leurs moyeux,on met en contact dès substances d’un grand frotte-ment.
Manœuvre et transport. L’affût s’unit à Y avant-train au moyen d’un simple crochet ou cheville ou-vrière; il faut donner par conséquent peu d’élévationà cette articulation, rendre toujours visibles la lunetteet la cheville ouvrière, et placer le centre de gravité dusystème de telle manière que la flèche puisse être faci-lement soulevée par deux hommes; la manœuvre estfacilitée par deux poignées en fer; malgré ces précautions l’opération d’attacher l’affût à l’avant-train peutparaître trop longue, dans certains cas, alors tous deuxrestent liés pendant le tir au moyen d’une corde nom-mée prolonge , et l’on peut dans cet état les faire ma-nœuvrer au galop. Ce moyen d’union doit être employéle plus rarement possible. La prolonge est portée touteroulée sur la flèche de l’affût.
Le crochet cheville ouvrière se trouve en arrière del’essieu de l’avant-train, de plus, les flasques, au lieud’être prolongés jusqu’à la lunette, étant remplacés par