une flèche de peu de largeur, la voiture, quoique mu-nie de roues d’égale hauteur à son avant-train et à sonarrière-train, satisfait aux conditions de roulage etdo tournant nécessaires au service. Deux plaques enfer sont placées sur la flèche, aux deux endroits oùdoivent venir frotter les roues de l’avant-train. Laposition de la cheville ouvrière en arrière de l’es-sieu laisse aux deux trains une indépendance com-plète; cette indépendance assure la mobilité du systome.
La roue de l' u ,49 de diamètre d’un modèle uniqueconvient à toutes les voitures de campagne, ce quidonne une grande simplicité ; mais ces avantages sontrachetés par quelques inconvénients. Le timon del’avant-train, privé de contre-appui, obéit à toutes lessecousses de la voiture, et ces réactions doivent êtresupportées par les deux chevaux de derrière, elles leursont communiquées par deux branches en fer fixées àl’extrémité du timon et engagées dans un anneau àla partie inférieure du collier. Pour diminuer ces réac-tions autant que possible, on dispose le centre de gra-vité de telle sorte que les chevaux portent constam-ment au moyen de leurs supports 44 à 18 kilogr.selon que l’avant-train est vide ou chargé. De plusces memes secousses et le support qui les transmet, nepermettent pas d’attacher à l’extrémité du timon unevolée pour les attelages de devant ; en sorte qu’il fautles faire tirer directement sur les traits des chevaux dederrière, ce qui est le mode le plus vicieux pour utili-ser leurs efforts.
affût de montagne. L’artillerie de montagne esten quelque sorte un appendice de l’équipage de cam-pagne, car son emploi cuipmencc précisément quand le
terrain n’est plus accessible aux voitures. La pièceunique dont on se sert alors est un obusicr de 12, pesant\ 00 kilogr., charge ordinaire d’un mulet de bat. L’affûtne doit pas excéder cc poids.
Le corps d’affût est formé d’une seule pièce de bois.
tous les angles nécessaires au-dessus et au-dessous del’horizon.
La voie est au plus de moitié de celle des autresvoitures, à cause des chemins creux et encaissés qui setrouvent dans les pays montagneux. Le recul doit Ctroaussi limité que possible, puisque ces bouches à feusont destinées à tirer souvent sur des emplacementsfort resserrés, ou sur des rampes ascendantes, et ce-pendant l’affût doit être fort léger; il a donc fallu faireusage d’essieux en bois, diminuer le rayon des roues et,ces précautions étant encore jugées insuffisantes , éta-blir une enrayure qui arrête complètement le mouve-ment rétrograde après une course de peu d’étendue.
L’avant-train de l’affût de montagne consiste en unelimonière qui s’adapte à la crosse d’une manière simpleet solide. Quand la route le permet, les deux muletsporteurs de l’affût et de la pièce y sont attelés à la suitel’un de l’autre. Un levier passé dans l’ame de la piècesert à maintenir la voiture dans les tournants difficiles.
affûts de siège. L’artillerie de siège se composede pièces de 24 et de 16, d’obusiers de 8 pouces, de mor-tiers et pierriers.
Un même affût sert aux pièces de 24 et aux obusiersde 8 pouces; l’affût des pièces de 16 n’en diffère quepar ses dimensions, (fig. 38). Comme dans l’artilleriede campagne, l’affût peut transporter sa pièce, et sccompose de l’affût proprement dit et d’un avant-train.
Outre les principes déjà énoncés, l’affût proprementdit demande à être construit dans les conditions suivan-tes pour le tir.
1° Ktre aussi élevé que le permet la manœuvre. T’neffet, la pièce de siège est abritée par une masse de terrepercée d’une ouverture appelée embrasure; plus cetteembrasure sera élevée au-dessus du sol, mieux la pièceet ses servants seront à couvert, mais d’un autre côté,les projectiles employés étant d’un certain poids, il fautque sa hauteur laisse toute liberté aux hommes pour lacharger. Cette hauteur est donnée par une pièce de boisdont on garnit l’essieu en fer.
2" Le recul doit être borné aux stricts besoins duservice.
; Kn campagne, une pièce recule sans inconvénient,j elle repose sur le sol naturel ; une pièce de siège a be-soin, en raison de son poids, d’un sol préparé, on luiconstruit donc une plate-forme en madriers jointifs,posant sur trois fortes lambourdes enterrées. Il y aéconomie de matériel* à faire la plate-forme la pluscourte possible.
Le recul sera donc limité de manière à ce qu’il dégage seulement Taine de la pièce de son embrasurepour l’exécution de la charge.
Sa partie antérieure convenablement évidée, reçoit l’o- 3° Aux deux côtés de 1 affût, doivent se trouver desbusier, soutient les tourillons, et permet de Dointer sous Doints d’application pour les leviers de manœuvre, les