uns en avant de l'essieu, (Vautres en arrière, et d’au-tres encore près des crosses. Le poids de VafTiU et dela pièce ne permettrait pas en effet de les diriger aumoyen d’un simple levier de pointage. Une vis sert àdonner à la pièce l'inclinaison voulue; quand l’affût estchargé d’un olmsier, elle est remplacée par un coin,l’obasicr étant trop court pour reposer sur la vis ; cetteinclinaison doit pouvoir varier entre 12° au-dessus dol’horizon et 5" ou (r au-dessous.
Jamais un équipage de siège n’est exposé à parcourirdes terrains fort accidentés ; on a donc dû renonceral’indépendance des deux parties de la \oiturc à quatreroues que forment Faflût et l’avant-train, et alors,employer un attelage supérieur à celui de l'artillerie decampagne. Les chevaux de derrière n’ont plus de sup-ports pour résister aux oscillations du timon maintenupar une pièce de contre-appui et les chevaux de devanttirent directement sur une volée attachée à l’extrémitédu timon.
U faut remarquer que la cheville ouvrière traversea pièce de contre-appui, ce qui donne une grande ou-verture d'angle pour le tournant. Cette précautionjointe à la réunion des ilasques à une flèche unique, apermis de donner aux quatre roues le meme diamètre.Ce diamètre est de 1,5o. Cependant le timon ne seraitpas complètement soustrait aux réactions de l’arrière-train, si la pièce restait en route dans les encastrementsdu tir, il a fallu dans ce cas répartir d’une autre ma-nière le poids des deux trains entre les essieux, et c’estlà une des différences les plus importantes de l’affût desiège et de celui de campagne. Dans- la position deroute la pièce repose, par son premier renfort, sur uncoussinet, que deux boulons unissent à la flèche et par-la volée sur la tète de cette même flèche située au-des-sus du second essieu. Deux eljevilleS-arrètoirs s'oppo-sent à un nouveau glissement des tourillons en avant,le talus des. flasques empêche le glissement en arrière, Iet ces flasques empêchent tout mouvement de rotationsur l’axe de Vainc de la pièce, bien qu’ils ne supportentpus le moindre poids.
AFFUTS 1)K MORTIKUS ET PIERKIEUS. LeS affûts demortiers et pierriers (fig. 39) sont dans des conditions
tout à fait différentes des affûts de canon, uniquementdestinés au tir. Une voiture est nécessaire pour lestransporter d’un lieu à un autre eux et leurs pièces.
On observera pour la construction de l’affût que :
1° Un mortier doit tirer sous un angle de io"j cettecause et le faible rapport du poids de la pièce et du pro-jectile rend tellement grande la percussion exercée nor-malement sur le sol, qu'il a fallu supprimer les roues etfaire porter sur le sol les flasques dans toute leur lon-gueur; et de plus ces flasques doivent avoir peu d’élé-vation pour que les efforts auxquels elles doivent ré-sister tendent plutôt à les écraser qu’à les faire ployerdans le sens vertical.
2" Le mortier tire derrière un épauloment sans em-
brasures, le poids des bombes est fort considérable,l'affût sera donc peu élevé au-dessus du sol.
3 U La plate-forme sur laquelle il repose est composéede lambourdes de fort équarissage, elle sera donc fortlourde h transporter et on doit chercher à obtenir unrecul minimum.
i° Lutin pour lui donner la direction nécessaire, ilfaut des points d’application pour les leviers, les unsà la tète, les autres à la queue de l’affût.
affûts de PLACE et cuTE. La défense sc sert dosmêmes affûts que l’attaque pour ses canons, ses obu-siers et ses mortiers; niais elle y en ajoute un-qui luiest particulier, et que lui commandent impérieusementles nécessités île son service. Nous avons vu l’affût dosiège en effet disposé derrière un terre-plein et faisan!pénétrer la pièce à travers une embrasure. La défensedoit être avare du sang de ses soldats dont le nombreest toujours restreint, l'embrasure ouvre une brèche àtravers laquelle ils sont découverts. De plus , il luifaut donner à chacune de ses bouches à feu un vastechamp de tir, pour diriger tous ses feux à la fois surun des établissements de l'ennemi, et celui-ci ruiné, lesreporter aussitôt sur un autre point; autrement, si elledispersait ses moyens de destruction, une grande quan-tité de munitions serait consommée, sans produirel’effet désiré. 11 faut donc un affût de place qui élève lapièce au-dessus du parapet et lui donne le plus grandchamp de tir possible.
Les batteries destinées à défendre les bords de lamer sont mobiles ou fixes. Les premières doivent em-pêcher les débarquements, tirer sur les troupes, etc.,ce seront donc des. batteries de campagne; mais les se -condes sont affectées à la défense de points principaux,tels qu’un port, une rade, etc. Composées de canons,i d’obusiers et de mortiers elles sont placées derrière unépaulcmcnt. L'affût des mortiers reste le meme commenous l’avons dit pour toute espèce de service. Mais lescanons et les olmsicrs tirant sur des buts mobiles commedes vaisseaux devront être montés sur des affûts éle-vant la pièce au-dessus du parapet et permettant de luidonner facilement toutes les directions.
Cette similitude de conditions avec les affûts deplace a fait adopter le même système pourles deux services. Seulement, comme les piècesde côte sont destinées à tirer à de grandes por-tées, c’est-à-dire avec de fortes charges etsous de grands angles, l’on prendra pour basela résistance de leur affût; déplus, le voisi-nage de la mer détériore avec la plus grandepromptitude les ferrures engagées dans le bois,elles devront donc être aussi peu nombreusesque possible.
Cette double condition d’élever la pièce au-dessus du parapet, et de lui donner un champde tir fort étendu, s’obtient au moyen d’unélément nouveau. C’est un châssis composede deux parties distinctes, le petit et le grandchâssis.
Trois pièces longitudinales réunies par deuxentretoises forment le grand châssis. Celles de droite etde gauche qui forment les côtés supportent l’affût, c'estsur elles qu’il se meut; à leurs deux extrémités, destaquets arrêtent sa marche, soit dans le recul, soit dansla mise en batterie Pour faciliter cette dernière ma-nœuvre, le châssis est un peu incliné de l’arrière àl’avant. La pièce du milieu, ou poutrelle directrice,dépasse d’une quantité assez considérable la queue duchâssis; elle sert à donner la direction.
C’est sur le petit châssis que repose la tête du grand.Deux semelles en bois assemblées par des entailles, unplateau circulaire également en bois, une cheville ou-vrière en fer qui entre dans la tête de l’axe du grandchâssis; telles sont les diverses parties du petit châssis.