On comprend que le petit châssis étant fixe par sanature, et ne se trouvant lié avec le grand qu’en un seulpoint, ce dernier est libre de se mouvoir en tous sensautour de ce point.
Pour obtenir ce mouvement circulaire et vaincre lesfrottements, la queue du grand châssis est supportéepar deux roulettes en fonte tournant librement dans deschâsses verticales. Ces roulettes circulent sur trois ma-driers posés bout à bout, c’est à cela que se réduit laplate-forme de l’affût de place et cote ; il serait inutile,en effet, de faire un plancher complet comme pour lespièces de siège.
Quant à l’affût proprement dit, nous remarquerons :
1 Ü Les flasques qui se composent chacun d’un mon-tant légèrement incliné, et d’un arc-boutant dont l’en-semble figure une espèce de V renversé. Ils sont unispar des entretoises et un coq)S d’essieu en bois ; de pluson a assemblé un fort tirant de bois, avec le corps d’es-sieu par son extrémité antérieure, et l’entretoise desarcs-boutants par son autre bout. L’affût, de cette ma-nière , offre toutesles garanties né-cessaires contre lescommotions du tir,et ne laisse par sonprofil que peu deprise au ricochetdont les terribleseffets détruisentsi promptementl'armement d’uneplace.
2° Les roues, de4"VlO de diamètre,et la lunette qui letermine, permet-tent d’en faire, aumoyen d’un avant-train , une voitureà quatre roues, detelle sorte que la pièce peut être transportée facilementd’une place à une autre, le long du parapet, manœuvresi fréquente dans un siège.
3° Les moyeux des roues sont en fonte ; ils s’appuientsur les côtés du châssis pendant l’exécution du tir, etfonctionnent ainsi comme des roues d’un très petit dia-mètre, ce qui permet de limiter le recul, ainsi que nousl’avons déjà fait observer.
Le service des places et côt^s nécessite trois affûts dece genre pour les canons de 24 et obusiersde 8, pour lescanons de 10, et pour ceux de 12; mais ces trois affûts
ne diffèrent que par leurs dimensions; ils ont le memechâssis, le meme essieu, les mêmes roues et le mêmeavant-train, qui est l’avant-train de campagne déjà dé-crit.
affût marin. La marine emploie sur ses vaisseauxdes pièces d’un calibre en général très fort, ses bouletspèsent 36, 30, 24 et '18 livres; les obusiers Paixhanslancent des projectiles de 8 pouces dé diamètre. Toutesces pièces sont en fonte, et par conséquent d’un poidsbien plus considérable que celui des pièces on bronzecorrespondantes. Le pont et les entreponts dans les-quels se trouvent les batteries sont nécessairement desespaces restreints; enfin jamais le service, comme dansl’artillerie de terre, ne demande que l’affût devienneune voiture susceptible de voyager. Par suite des vio-lentes réactions qu’ont à supporter ces affûts, de leurimmobilité une fois placés sur le vaisseau, et de lanécessité de diminuer le recul autant que possible, leurconstruction doit leur faire, tenir le milieu entre l’affûtdes canons que nous avons décrit et celui des mortiers,
Ainsi des flasques peu élevés offrant une grande ré-sistance à l'écrasement, de simples roulettes d’un petitrayon, montées sur des fusées d’un rayon comparati-vement beaucoup plus grand, donnent de grandes ga-ranties à la résistance et à un minimum de recul. Maisces garanties ne suffiraient pas à la deuxième condi-tion, si l’on 11 ’employait un procédé particulier à l’affûtmarin. La brague est un cordage qui passe dans unelunette que les pièces d’artillerie de marine portent au-dessus de leurs boutons de culasse , ce cordage entreensuite dans deux amicaux qui sc trouvent fixés s\u* les