AGRICULTURE.
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nièrcs n’exercent sur elle qu’une influence secondaireet ne sont destinéesà agir quà une époque postérieure.Les opérations analytiques sc trouvent ainsi partagéesen trois classes distinctes.
(A) Hecherrhe et dosage des substances solubles dansl’eau. On évalue d’abord la proportion d’eau interposéeen faisant dessécher, à 100 degrés, 10 grammes de terrei ien pulvérisée, jusqu’à ce que le poids ne changeplus.
Ou place ensuite dans une capsule de porcelaine de600 à 1,200 grammes de terre, avec une quantité d’eausuffisante, et on laisse digérer ce mélange à une tem-pérature voisine de l’ébullition pendant une ou deuxheures. On jette le tout sur un filtre et on lave la masseà l’eau chaude, jusqu’à ce que l’eau qui s’écoule, éva-porée sur une feuille de platine, ne laisse qu’un résidupeu sensible. Ce lavage est fort long quand la terre con-tient beaucoup de sulfate de chaux, sel que Ion peutrechercher d’ailleurs d’une manière directe dans uneautre partie de l’échantillon. On réunit la liqueur fil-trée aux eaux de lavage, et l’on obtient ce que nous ap-pellerons la dissolution I. Cette dissolution est partagéeeu sept ou huit parties, a, /», c..., destinées aux re-cherches qualitatives et au do-nge des substances; onproportionne le volume de chacune de ces parties à l’a-bondance présumée du corps que l’on se propose d’yrechercher et à la difficulté qu'c présente le dosage de cecorps. Il convient d’ailleurs, pour la facilité des calculs,que chaque portion de liqueur soit une partie aliquotede la masse totale de la dissolution 1.
Les deux premières partie-, a et b t de I sent aci-dulées par l’acide azotique. La première >ert à consta-ter la présence et à doser, s’il y a Heu, l’acide chlor-hydrique, au moyen de l’azotate d’argent; et laseconde, l’acide sulfurique, au moyen du chlorure debarium.
Dans une troisième portion, c, convenablement con-centrée, on cherche à constater, à l’aide de la teintured’indigo, ou du sulfate de protoxyde de fer, la présencede l’acide azotique. Le dosage de cet acide, quand ilcxi-tc dans la liqueur, s’effectue à l’aide des méthodesordinaires, dont les résultats ne présentent malheureu •sement pas toute la rigueur désirable.
Une quatrième partie d assez considérable, de la dis-solution 1, est acidulée par l’acide chlorhydrique, éva-porée à sec et le résidu légèrement rougi. On reprendpar l’eau acidulée, qui ne laisse, en général, pour ré-sidu que la silice, dont il convient cependant de consta-ter la pureté. La liqueur filtrée est partagée en deuxparties égales, dont l’ime est employée i do.-er les al-calis et l’autre, évaporée à sec, pour chas-er l’excèsd’acide, et reprise par l’eau, sert à déterminer l’acidephospliorique, ou bien le fer, le manganèse, Enlumine ,la chaux et la magnésie.
L’acide carbonique est dosé à l’aide d’une portionspéciale e de la liqueur, que l’on soumet aux procédésordinairement employés pour évaluer la proportion decet acide.
Comme vérification des divers dosages effectués suc-cessivement, et pour évaluer la quantité d’ammoniaqueet de matières organiques contenue dans la liqueur I,on évapore à sec une portion f de cette liqueur, oudessèche parfaitement à 100° le résidu et on le pèse,puis on le calcine au rouge vif et on le pèse de nouveau.La différence entre ces deux pesées est attribuée au dé-gagement des matières organiques, de l’ammoniaqueet de l’acide azotique.
Lorsque la terre contient une proportion notabled’ammoniaque — ce dont il est facile de s’assurer eumettant un peu de chaux vive dans le produit de l’éva-poration d’une partie de ce liquide — on peut doser di-rectement cette substance en faisant bouillir dans nuecornue, avec de la soude caustique, une certaine quan-
tité g de 1. Les vapeurs qui sc dégagent sont reçuesdans de l’acide chlorhydrique, qui retient l'ammo-niaque et permet de le doser à l’état de chlorure doublede platine et d’ammoniaque.
(15) Itecherche et dosage des substances insolubles dansl'eau , mais solubles dans l'acide chlorhydrique faible. Ondessèche dans le filtre la partie insoluble de la terretraitée par l'eau dans la première opération. On labroie avec soin pour l’amener à l’état de mélange bienhomogène. Une vingtaine de grammes de ce mélangesont calcinés au rouge sombre pour brûler toutes lesmatières organiques qu’il pourrait renfermer. Le ré-sidu est introduit dans un petit ballon où on le faitbouillir pendant quelques heures avec de l'eau et del’acide chlorhydrique en léger excès, en ayant soind’agiter souvent. Le produit de ce traitement estjeté sur un filtre, et le résidu insoluble lavé à chaudjusqu’à ce que l’eau de lavage n’ait plu- de réactionacide. La liqueur filtrée, réunie aux eaux de lavage,forme une di-solution 11, qui renferme, en général, lesmeme - substances, mais en beaucoup plus fortes pro-portions, que la dissolution 1. On opère sur cette se-conde liqueur à peu près comme sur la première, entenant compte seulement des différences résultant dela plus grande proportion de certains composés. Ondoit surtout apporter une grande attention au dosagede l’acide pho.-phorique, que l’on rencontre particuliè-rement dans cette section de l’analyse.
La partie de la terre in-oluble dnns l’eau, et dontl’analyse nous occupe en ce moment, contient presquetoujours de l’acide carbonique combiné avec les base.-,et qui se dégage par l’action de l’acide chlorhydrique.Cet acide carbonique doit faire l’objet d’un dosagespécial, servant en même temps de contrôle aux autresdétermination*.
(C) .1 nalysü de la partie du terrain insoluble dans l’eauet dans les acides faibles. Le résidu du traitement de laterre par l’acide chlorhydrique, recueilli sur un filtreau commencement de l’opération 15, ?e compose d’ar-gile mélangée de fragments de roche» plus ou moinsvolumineux et non encore décomposés. Une simple lé-vigation, exécutée comme on l’indiquera plus loin, suf-fit pour séparer l’argile des matières moins ténues dontl’examen microscopique permet souvent de reconnaîtrela nature. Mais, pour obtenir lu composition élémen-taire du mélange, on doit sifivre la marche ordinaire del’analyse des silicates naturels. 11 arrive quelquefoisque les terres sont entièrement attaquables par l’acidesulfurique concentré et bouillant. L’analyse est alorstrès simple, puisqu’on peut doser sans autre opérationpréalable la silice et les bases terreu?es et alcalines.Quand l’acide sulfurique bouillant ne décompose pasentièrement la terre, on est obligé, pour doser les al-calis, d’employer l’acide fluorhvdrique, ou l’attaque aucreuset par le carbonate ou l’hydrate de baryte, procé-dés d’une exécution toujours longue et difficile.
(D) Dosage des matières organiques. Dans tout cequi précède on n’a dosé les matières organiques quepar parties et sans s’occuper de déterminer leur nature.Cette méthode est très imparfaite et sujette à de nom-breuses causes d'erreur. Les matières organiques jouentdans les terrains un rôle trop important pour qu'on necherche pas à déterminer leur proportion d’une ma-nière plus précise. Mais on doit reconnaître que sousce rapport les procédés d’analyse chimique lais-entbeaucoup à désirer ; voici, du reste, la marche la plusgénéralement adoptée.
On fait chauffer de 10 à 100 gramme* de terre,pendant environ deux heure-, avec une dissolution decarbonate de soude, qui di*soul le corps désigné souslu nom d'acide humique ou ultnique. On filtre, on laveet on verse dans la liqueur de l’acide chlorhydrique,qui précipite l’acide ulmique sous forme de flocons