AGRICULTURE.
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de ses autres éléments. L’opération est alors très simpleet peut se faire en fort peu de temps. On fait digérerun poids donné de terre avec de l'eau acidulée par l’a-cide chlorhydrique jusqu’à ce qu’on n’aperçoive plusd'effervescence, bien que la liqueur soit acide; on laneutralise par de l’ammoniaque, on filtre, on lave et onconcentre un peu la dissolution réunie aux eaux delavage, puis on verse dans cette liqueur du carbonatede soude qui produit un précipité de carbonate dechaux, qu’il sulîit de recueillir sur un filtre, de laver,de sécher et de peser.
Dosage de l'azote. Le dosage de l’azote est une opé-ration trop importante dans l’essai des terres pour quenous ne la fassions pas connaître. Rien que la déter-mination de ce corps soit plus difficile que celle deséléments dont on a parlé jusqu’à présent, on peut af-firmer qu’avec un peu d’attention les personnes lesmoins exercées aux manipulations chimiques parvien-dront en peu de temps à exécuter les procédés simpli-fiés que l’on va décrire. Les avantages que les culti-vateurs peuvent retirer de cette partie de l’essai deleurs terres, les dédommageront d’ailleurs largementdes difficultés qu’ils pourront rencontrer dans leurspremières tentatives.
Il existe deux méthodes pour déterminer la propor-tion d’azote existant dans un composé organique : lupremière, applicable à tous les cas, consiste à mesurerce corps à l’état gazeux ; la seconde, à l’évaluer à l’étatd’ammoniaque. Cette dernière méthode convient seu-lement pour les composés qui ne renferment pas d’acideazotique libre, ou combiné avec une base. On va dé-crire successivement ces deux procédés, ramenés à laforme la plus simple possible, et à un degré d’exacti-tude seulement en rapport avec les besoins pratiquesde l’agriculture.
Pour doser, à l’état de gaz, l’azote contenu dans unterrain, on prend un tube de verre vert, bouché parun bout, de 12 à 45 millimètres de diamètre et de0 n, ,90 de longueur environ. On place au fond de ce tubeune colonne, de 0’",'10 à 0'Vl2 de longueur, de bi-carbonate de soude, au-dessus 5 ou 6 centimètresd’oxyde de cuivre, puis le mélange de terre et d’oxydede cuivre suivi d’une seconde colonne, de 0 n ',20 en-viron, d’oxyde de cuivre, et enfin d’une colonne de0“',20 de cuivre métallique. On dispose ce tube, en-veloppé d’une feuille de cuivre mince, sur un fo ir-
l’acide carbonique dans le tube à combustion. On corn •mencc alors à chauffer au rouge la partie antérieuredu tube, qui renferme le cuivre métallique, et les co-lonnes d’oxyde pur, et ensuite la partie du tube quirenferme la matière à analyser. L’azote sc dégage eton le recueille dans la cloche graduée d. Quand 4e dé-gagement paraît terminé, on chauffe le bi-carbonate desoude non décomposé, pourchasser tout l’azote de l’ap-pareil, et quand il a perdu l’acide carbonique qu’il peutabandonner, on arrête l’opération et on mesure le vo-lume V, do centimètres cubes, occupé par le gaz dansla cloche graduée, sa température t et la hauteur dubaromètre h. En désignant enfin par f la force élas-tique de la vapeur d’eau à la température t (voyezle mot vapeur), le poids de l’azote obtenu est égal à
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Le procédé au moyen duquel on dose l’azote à l’é-tat d ammoniaque, quand la substance analysée nocontient pas d’acide azotique, est encore plus simpleque le précédent, et peut être convenablement exécutépar toute personne soigneuse, après deux ou trois es-sais au plus. Voici en quoi consiste ce procédé.
On mélange un poids connu de la substance organi-que à essayer avec ce que l’on appelle de la chaux sodi-que, dont on indiquera plus loin la préparation, et l’onintroduit ce mélange au fond d’un tube à combustionanalogue au précédent, que l’on achève de remplir avecde la chaux sodique. Le tube à combustion, placé dansun fourneau en tôle, est tiré en pointe et fermé à sapartie postérieure, et communique, à sa partie anté-rieure, avec un appareil à trois boules contenant 10 cen-timètres cubes d’une liqueur obtenue en mélangeant61s,250 d’acide sulfurique pur monohydraté avec unkilogramme d’eau. L’appareil ainsi disposé, on chauffele tube au rouge, en commençant par sa partie anté-rieure; du gaz ammoniac sc dégage et sc dissoutdans l’acide sulfurique contenu dans les boules. Lors-que la décomposition est terminée, on brise la pointedu tube à combustion et on aspire doucement par l’ex-trémité ouverte de l’appareil à boules, pour faire passerdans l’acide le gaz ammoniac qui se trouve dans le tubeà combustion. Il ne reste plus qu’à doser l’ammoniaquecombiné avec l’acide : pour y parvenir, on prépareune dissolution de saccharate de chaux, assez étenduepour que le volume de cette dissolution contenu dans
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neau en tôle (fig. 3), après avoir Adapté à son extré-mité ouverte, o, un bouchon percé et garni d’un petittube, réuni par un anneau en caoutchouc à un appa-reil à boule de Liébig , b, en partie rempli de potassedissoute. Un tube recourbé c est destiné à conduireles gaz qui se dégagent sous uue éprouvette graduée, d,renversée dans l’eau d’une petite terrine. Quand l’ap-pareil est ainsi disposé, on chauffe la partie du tubeoù se trouve le bi-carbonate de soude, de manière àdécomposer environ la moitié de ce sel. L’acide car-bonique qui se dégage chasse l’air de l’appareil, etquand il ne sort plus de bulles de gaz par l’extrémitédu tube c, on est assuré qu’il n’existe plus que de
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cent divisions d’une burette à essais alcalimétriquessature exactement 10 centimètres cubes de la dis-solution acide dont a déjà parlé, puis on neutralisel'acide contenu dans les boules au moyen du saccha-rate ainsi titré. Si le volume de liquide employé pouratteindre ce résultat est représenté par d divisionsla même burette, le poids de l’azote contenu dans laquantité de matière soumise à l’analyse sera 0 8r ,00175( 100 — d).
Quant à la chaux sodique employée pour décom-poser la matière organique, on la prépare en éteignantdeux parties de chaux vive dans de l’eau contenantune partie de soude caustique, desséchant le mélange