AGRICULTURE.
AGRICULTURE.
ques expériences de Sehüblcr, bien quelles laissentbeaucoup à délirer. Le contact des substances duraittrente jours :
Absorption d’oxygène en poidspour parties en poids de la terre.
Sable siliceux. . 1,0
Sable calcaire. 5,0
Glaise maigre. 11,3
Terre calcaire line. 10,8
Glaise grasse. 11,0
Terre argileuse. 13,0
Argile pure. 15,3
Terre arable d’Iioffwil. 10/2
Terre de jardin. 18,0
Propriétés calorifiques des terres. La constitution phy-sique des terres et leur composition chimique influentconsidérablement, et sur leur propriété de retenir lachaleur, et sur leur calorique spécifique. On n’a pasd’expériences bien précises sur ce sujet, et les obser-vateurs ne semblent pas s’ètro assez préoccupés de dis-tinguer les différents éléments de la question. On s’estborné à échauffer, à une meme température, des poidségaux de différentes terres, à les laisser refroidir d’unmême nombre de degrés, après les avoir renfermésclans des vases semblables, et à noter le temps néces-saire à ce refroidissement. La faculté do retenir la cha-leur est proportionnelle à ce temps. On comprend queles résultats ainsi obtenus sont assez peu comparables.Voici cependant l'ordre dans lequel Sehübler range,bous ce rapport, les terres soumises à ces expériences :
Faculté de retenir la chaleur.
Sable calcaire. 100
Sable siliceux. 956
Glaise maigre..769
Glaise grasse. 711
Terre dlloffwil. . 701
'l’erre argileuse. 684
Argilc pure. 667
Terre de jardin. 6i8
Terre calcaire. 618
Terreau. 490
L’écliauffement des terres par la chaleur solaire estune propriété bien plus intéressante, au point de vuepratique, que celle dont on vient de parler. Cet éeliauf-fement dépend, pour un meme lieu, de la nature dela suvtrtce du sol, de sa composition chimique, de sondegré d'humidité, et enfin de l’inclinaison sous laquelleil reçoit les rayons calorifiques.
La couleur du sol exerce sur son échauffemeut unetrès grande influence. Les cultivateurs ont remarquéqu’à égalité d’exposition, les sols colorés donnaientdes récoltes plus hâtives que les sols blancs ; que le vin(les premiers était plus généreux que celui des seconds.Les jardiniers recouvrent souvent leurs planches deterreau et de matières noires, pour activer la maturitédes fruits et des légumes. C’est encore en sc fondantsur cette propriété que l’on a souvent recommandé dopeindre en noir les murs d’espalier. Cette coutume,du reste, n’est pas également applicable dans toutesles contrées; elle tend plutôt à régulariser le climatdans lequel vivent les fruits qu’à le rendre plus chaudP tir moments. Elle parait dès lors convenir davantageaux pays chauds qu’aux contrées du Nord, où lesmurs blancs, en rejetant sur les fruits toute la chaleurdu jour, peuvent favoriser leur développement et leurmaturité
La composition chimique du sol paraît presque sans
actiou sur réchauffement des terres par le soleil. Dif-férents terrains ramenés à avoir une surface de mômeespèce n’ont présenté que des différences do tempé-rature n’excédant pas 2° à 3°.
L’état de sécheresse ou d'humidité d’un terrainexerce au contraire sur son échauffèment une grandeinfluence. Les memes terrains, desséchés ou humides,ont présenté, dans des expériences faites avec soin,dos différences de 7 à 8°. L'évaporation qui se pro-duit à la surface des terrains humides doit être pourbeaucoup dans rabaissement de température dont ils’agit.
On n’insistera pas davantage sur l’examen des pro-priétés physiques et chimiques des terrains, considé-rées d'une manière abstraite. On a pu voir combien ilreste de questions à éclaircir, de points à étudier surcet intéressant sujet. Quelques-unes des méthodesd’expériences indiquées dans ce qui précède exigentdes recherches assez délicates et u’offrent jusqu’à pré-sent qu’un intérêt scientifique; mais le plus grantlnombre présente, au contraire, un caractère de simpli-cité et d'utilité pratique facile à apprécier. L’essai chi-mique des terres, Indétermination de leur densité et deleur degré de fraîcheur, sont autant d'operations fa-ciles à exécuter, et qui fournissent tous les renseigne-ments nécessaires pour arriver à une juste appréciationdes qualités d’un terrain.
On comprend du reste, sans qu’il soit en quelquesorte besoin de l'indiquer, que l’on doit toujours pro-céder dans ces études par voie de comparaison, c’est-à-dire, en soumettant aux essais et la terre dont onveut apprécier les qualités, et une terre prise dans deslocalités voisines et dont les propriétés sont bien con-nues et établies par une longue suite d’observations.
Il ne reste plus, pour compléter l’étude générale desterrains et résumer l’ensemble des notions précédentes,qu'à dire quelques mots de la classification des terresarables.
IV. CLASSIFICATION DES TERRES ARABLES.
Les terres arables présentent dans leurs caractèreset leurs propriétés une variété infinie. Tous les au-teurs qui se sont occupés d’agriculture ont senti lebesoin d’une bonne classification des terrains et ontessayé do les partager en familles et en groupes, d’é-tablir une nomenclature claire et précise permettantde reconnaître un terrain par son nom, ou de donnerun nom à un sol jouissant de propriétés connues. Au-cunes des tentatives faites jusqu’à présent, ii faut bienl’avouer, n’ont atteint complètement le but proposé.Dans chaque localité, n’ayant à comparer qu’un petitnombre d’espèces et de variétés, on arrive facilementà des dénominations suffisamment précises dan* le cer-cle auquel on les applique, mais tout à fait insuffisantesquand il s’agit de les étendre à d’autres contrées.
On n’essayera pas d’indiquer ici les divers systèmesde classifications des terres successivement proposés :les uns sont exclusivement fondés sur la constitutionchimique des terrains, ou sur leurs propriétés phy-siques; les autres ne tiennent compte que de la naturedes produits cultivés; d’autres, enfin, cherchent à em-ployer une méthode mixte et à considérer à la fois uuensemble de caractères déduits de considérations deplusieurs genres. Il suffira d’indiquer les méthodes declassification les plus généralement suivies par les auteurs qui se sont occupés dans ces derniers temps desquestions de cette nature.
Dans quelques publications récentes on s’est bornéà distinguer seulement : 1° les terres fortes ou com-pactes ; '2 e les terres franches ou normales ; 3° les terreslégères; î" les terres très maigres ou sableuses; 5" les