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AGRICULTURE,

AGRICULTURE.

rir celles du figuier, et les plantes de **crre ne pementsupporter un froid de 4°. D’un autre côté, les parties jles plus tendres des végétaux, celles qui sont les plusimprégnées de sucs, périssent plus facilement que lesparties ligneuse» et compactes. Les bourgeons meu-rent souvent, tandis que les branches résistent; etcelles-ci sont quelquefois atteintes sans que le troncsoit affecté. Les racines enfin, protégées par la terre,ne sont ordinairement frappées qu’en dernier lieu.Chaque espèce de plante ne peut probablement sup-porter qu’un certain minimum de température. Maisil est extrêmement difficile, pour ne pas dire impos-sible, d’évaluer ce minimum, qui indiquerait une limiteabsolue à la culture de chaque végétal. Il ne suffit pas,en effet, de savoir que tel arbre est mort sous l’actiond’une température déterminée, pour assurer qu’il nepourra pas vivre et se développer dans un climat oùcette même température se produit chaque année, caril pourrait arriver qu’il résistât parfaitement, si la du-rée du froid et les circonstances du dégel n’étaient pasles mêmes que dans le premier cas.

Les gelées qui ont lieu à une époque avancée del’année sont toujours les plus funestes aux végétaux :d’abord, parce que la sève, déjà en mouvement, remplittous les organes, et ensuite parce qu’un réchauffementrapide sucpcde généralement, pendant le jour, au froidde la nuit. Les variations brusques de température,les dégels subits, sont du reste les conditions les plusdangereuses pour les végétaux. Aussi, voit-on souvent,dans le Midi, les plantes périr par un froid peu intensesuivi d'un beau soleil, tandis que les mêmes végétauxrésistent parfaitement dans les climats du Nord à unegelée beaucoup plus forte suivio de pluie, d’un dégellent et d’une température encore assez basse.

La température la plus basse de l’année a lieu, enmoyenne, vers le 15 janvier, ot la plus élevée vers le15 juillet. Mais entre cos deux points extrêmes, eux-mêmes assez variables, la température ne croît pas d’unemanière continue pour décroître ensuite avec la mêmerégularité. Une foule de circonstances locales ou acci-dentelles produisent de nombreuses irrégularités dansla succession des températures, et une série de niaximaet de minima relatifs très différente d’une année àl’autre. L’époque de la floraison des plantes et de lamaturation de leurs fruits suit avec assez de régularitéles variations de la chaleur des saisons. Tout le monderemarque, on effet, que les récoltes se font beaucoupplus tôt les années chaudes que les années froides.Cette observation, en quelque sorte banale, a conduitles physiciens et les agronomes à se demander s’il neserait pas vrai que chaque plante exige pour son entierdéveloppement une certaine somme de degrés de cha-leur, en relation avec sa nature même. Les observationsfaites jusqu’à présent tendent à confirmer cette hypo-thèse, et les faits allégués d’abord pour l’infirmer, ana-lysés avec plus de soin, lui apportent au contraire uneremarquable confirmation. Le blé, qui a été plus par-ticulièrement étudié au point de vue que l’on vientd’indiquer, commence à végéter d’une manière sen-sible quand la température moyenne atteint + 6° ; si I1 on ajoute les degrés de la température journalièremoyenne depuis ce moment jusqu’à celui de la récolte, Ion trouve une somme de 1601° à Orange ot de 1943°à Paris . Mais si au lieu d’ajouter les températuresmoyennes de l’air, on additionne los températuresmoyennes solaires, on arrive à dos résultats un peudifférents et beaucoup plus ooncordants, savoir :2432° pour Paris et 2468° pour Orange; c’est donctoujours sur les températures solaires moyennes qu’ilconvient d’établir les calculs analogues aux précédents.Les résultats, pour devenir comparables dans des lieuxdont les latitudes sont très différentes, exigent duteste une correction qu’il convient d’indiquer. A Lvn-

: gon, par exemple, à 70 degrés de latitude boréale, onj obtient, dans les terrains abrités, des récoltes de blé qui1 germe, se développe et mûrit en soixaute-douze joursLa somme des températures moyennes atmosphériquesest pendant ce temps de 675°, et la somme des degrésde chaleur solaire de 907 ü , en tout 1582°. Ce chiffreest de beaucoup inférieur à celui que nous avons indiqué comme nécessaire à la maturation du blé enFrance . Mais si l’on remarque que la lumière est né-cessaire à la végétation, que le soleil est presque tou-jours sur l’horizon à Lyngen pendant la période dudéveloppement du blé, tandis qu’il n’en est pas domême à Orange ou à Paris , on se rendra compte decette différence. Cette explication est du reste com-plètement vérifiée par un calcul très simple. En re-tranchant de la somme des températures solairesmoyennes à Orange les sommes des températures at •mosphériques nocturnes, on obtient le nombre 1652°,aussi rapproché qu’il est possible de le désirer, avecles observations imparfaites que l’on possède, du nom-bre 1582, obtenu pour Lyngen. En résumé, le blé nepeut se développer et fructifier qu’autant que la sommedes températures moyennes de la terre au soleil, pen-dant le temps où la végétation de cette plante estpossible, s’élève, pendant le jour, à 1600" environ.

La somme des degrés de température nécessaire audéveloppement des plantes est très variable avec les es-pèces. Ainsi le maïs exige 4,000 degrés environ dechaleur solaire moyenne en France , tandis que le blé,comme on l’a vu (la chaleur nocturne non déduite),n’en demande que 2,400 environ.

Nous ne terminerons pas ce que nous voulons direici sur les températures sans indiquer combien ou peutsimplifier, au moyen de figures, la représentation desobservations météorologiques. Un seul exemple suffirapour le faire comprendre. Nous avons représenté, fi-gure 4, les courbes des températures mensuelles ré-sultant de la moyenne d’un grand nombre d’annéesd’observations faites à Strasbourg, Paris , Pcissemberg,Orange, Chiswick , Iïelston et Dunino. Ce simple des-sin, dont l’inspection suffit pour faire comprendre laconstruction, est la traduction matérielle de trois ouquatre pages de tableaux numériques, et fournit àl’œil tous les renseignements qu’une étude attentivepermettrait seule de saisirdansdes colonnes de chiffres.

La courbe S représente la suite des températuresmoyennes mensuelles à Strasbourg , de 1806 à 1820.

Les courbes A,B,C indiquent les températuresmoyennes observée» à Chiswich, Helstone et Dunino.

Les lignes Po, PS.oO, O.o, indiquent les températuresmoyennes observées à l’ombre, à Paris , Pcissemberget Orange. Les lignes P. S, PS. S, 0..t, indiquent aucontraire los résultats des observations faites au soleildans les mêmes localités. Ces deux systèmes de lignespermettent d’apprécier clairement ce que nous avonsdit de l’influence solaire. Les ordonnées des courbesqui nous occupent sont les moyennes d’observationsfuites à Paris de 1838 à 1842, à Orange de 1836 à1842, et à Peissomberg en 1786.

On a dû supprimer dans cette figure, pour ne pointtrop la compliquer, trois courbes destinées à montrerles différences qui existent entre les moyenne» des1 températures majcima et minima des différents mois del’année, ainsi que deux courbes indiquant les varia-tions qui se manifestent, entre les températures men-sucllos moyennes, d'une année à l’autre.

Il est d’ailleurs inutile d’observer que, faute d'es-pace, on a du réduire beaucoup trop l’échelle des moiset même celles des températures. Il convient, en pra-tique, de prendre pour échelle des longueurs horizon-tales autant de millimètres par jour que l’on a besoinde consigner d’observations dans cet intervalle. Lespapiers quadrillés, que l’on trouve à très bas prix

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