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AGRICULTURE,

AGRICULTURE.

exemple, offrent un aspect rabougri tout à fait carac-téristique : la tête s’incline du côté opposé au vent,les branches s’allongent dans ce sens et les racines s’ac-croissent et prennent, dans la direction opposée, undéveloppement tout à fait anormal. L’étude de la di-rection des vents régnants doit précéder l’établissementdes plantations ou constructions faites pour abritercertaines parties d’un domaine ou d’une contrée, commeon le fait dans quelques parties de la Belgique et enF rance, dans le3 dunes des bords de l'Océan.

La direction des vents s’observe au moyen de gi-rouettes plus ou moins perfectionnées ; et, leur vitesse,autre élément non moins important, à l’aide d’anémo-mètres à compteurs, sur lesquels nous n’avons pas àinsister ici.

La France , considérée d’une manière générale, ap-partient à la grande zone du vent du sud-ouest; maisune foule de circonstances locales, la présence de mon-tagnes, de grandes masses d’eau, etc.', modifient danschaque localité la direction habituelle, les caractères etles propriétés des vents. Nous avons réuni dans le ta-bleau ci-dessous quelques-uns des chiffres donnés parM. Martins, pour la fréquence relative des différentsvents dans plusieurs points de la France . Ces rensei-gnements pourront servir de terme de comparaison auxpersonnes qui voudraient faire des observations de cettenature*

Le baromètre est affecté par la direction des vents;il est généralement plus haut pendant les vents de l’estou du nord que pendant les vents du sud ou de l’ouest.On doit tenir compte de cette observation quand onemploie comme pronostics les indications baromé-triques.

V. HYGROMÉTRIE, ÉVAPORATION ET PLUIE.

L’air renferme toujours une plus ou moins forteproportion de vapeur d’eau. La détermination de cettequantité de vapeur, et des lois que suit sa distribu-tion dans les différents climats, aux diverses époquesde l’année, constitue ce qu’on désigne d’une ma-nière générale sous le nom d’hygrométrie. Les in-struments employés par les physiciens, pour déter-miner le degré d’humidité de l’air, sont, jusqu’àprésent, ou trop peu précis ou d’un emploi trop dé-licat , pour que cette partie importante de la météo-rologie ait été convenablement étudiée. Cette lacuneest d’autant plus regrettable que l’humidité de l’airexerce sur la végétation une action des plus directes,et qu’il suffirait, sans doute , de quelques bonnesséries d’observations sur ce point pour éclairer beau-coup de phénomènes encore fort obscurs. L’un deshygromètres les plus exacts est celui de M. Régnault,mais il ne peut être employé avec succès que par des

LOCALITÉS.

N.

N.-E.

E.

S.-E.

S.

s.-o.

O.

N.-O.

Strasbourg .

97

237

58

87

268

120

39

91

Mulhouse .

<112

199

81

181

181

265

11

11

Nancy .

Paris .

32

05

21

8

53

70

70

21

127

106

61

65

173

181

190

91

lîruxclles.

63

164

71

16

101

285

181

86

Abbeville .

85

175

82

85

87

205

128

153

La Chapelle (près Dieppe ). . .

36

il

23

31

37

93

18

52

Denainvilliers (près Pithiviers).

181

193

10

11

221

311

13

30

Bourges .

11

31

36

31

35

58

97

71

Poitiers .

51,3

32,3

45,9

2,1

81,9

16,1

81,5

17,6

La Rochelle .

91

270

57

31

101

271

89

81

Toulouse .

77

25

38

295

31

56

161

317

Lyon .

334

45

77

51

179

18

98

168

Mâcon .

213

19

28

8

290

39

300

13

Alais.

118

17

6

10

51

16

8

±2

Nîmes .

22

88

24

19

73

12

17

fil

Montpellier .

20

121

84

186

121

11

186

262

Toulon .

7

45

40

16

9

28

31

111

Bastia .

60

102

57

176

65

163

76

31

Il existe, dans chaque localité, une relation très in-time entre la direction du vent et les probabilités depluie. Le vent peut déterminer la chute de la pluie dansdeux conditions différentes. Quand un courant d’airchaud passe au dessus d’un grand amas d’eau, il en-traîne une plus ou moins grande quantité de vapeur,qui se dépose à l’état de pluie, si la masse d’air ar-rive dans une contrée dont l’air soit à une tempéra-ture suffisamment basse. Un vent froid, au contraire,arrivant dans une contrée dont l’air plus échauffé ren-ferme une quantité de vapeur d’eau un peu considé-rable, peut également y déterminer la chute delà pluie ;on pourra donc, dans chaque pays, reconnaître d’a-vance les vents pluvieux, en tenant compte, d’une partde la position des grands amas d’eau qui peuvent four-nir aux vents chauds des réservoirs de vapeur, et, d’au-tre part, de la position des hautes montagnes, ouautres causes de refroidissement, qui peuvent abaisserla température des masses d’air en mouvement.

observateurs exercés. L’hygromètre à cheveu est d’unprix trop élevé pour la plupart des cultivateurs, qui leremplacent par les hygromètres communs, compo.-ésd’une corde de boyau, dont la torsion met en mou-vement le capuchon ou le bras d’une petite figure encarton peint. Ces instruments ne sont nullement com-parables entre eux, mais il est certain qu’ils indiquentles variations du degré d’humidité atmosphérique, etqu’ils peuvent ainsi, jusqu’à un certain point, donnerquelques renseignements sur les probabilités de pluie.Leur observation, combinée avec celles des vents et dequelques autres apparences physiques, peut donner,avec une longue habitude, d'assez bons pronostics, cequi explique le grand nombre d’appareils de cette espèce que l’on rencontre dans les campagnes.

évaporation qui a lieu à la surface de l’eau ou dela terre humide est liée directement au degré de sé-cheresse et à la température de finir, à l’intensité duvent, à tons les phénomènes, en un mot, qui intéres-