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A-F.
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AGRICULTURE.

AGRICULTURE.

niera soigneusement aussitôt après l'écoulement com-plet de l’eau du tube gradué dans le réservoir.

La personne qui surveille les observations mesurera,à des intervalles plus ou moins éloignés, l’eau du ré-servoir, en ouvrant avec sa clef le robinet E et en re-*ce\nnt dans une épromette en verre graduée le liquideaccumulé depuis sa dernière obscrva'ion. Le nombrede centilitres d’eau ainsi recueillis exprimera en quartsde millimètre la hauteur de la couche d’eau tombéedans l'intervalle considéré, hauteur qui devra se trou-ver sensiblement égale à la somme des hauteurs in-scrites dans la meme période par Pagcnt chargé desobservations journalières. Cette vérification, toujoursfacile à faire et ne demandant que quelques minutespar mois,constitue le perfectionnement apporté au plu-viomètre dont il s’agit. Elle permet de confier les ob-servations aux agents les plus inférieurs, et rend pres-que impossibles les erreurs que la négligence ou l’oubliintroduisent trop souvent dans les observations météo-rologiques, de sorte qu’un même observateur principalpeut surveiller un grand nombre de pluviomètres dis-tribué.? sur les différents points d’un bassin.

On a souvent cherché à construire des pluviomètresinscrivant eux-mêmes les quantités d’eau tombées, aumoyen de compteurs et de dispositions mécaniquesplus ou moins compliquées. Les instruments de cettoespèce, connus jusqu’à présent, ne peuvent fournir au-cune indication précise.

Elaugergues a fait établir un pluviomètre indi-quant de lui-même les quantités de pluie tombées parchaque vent : il suffit, pour atteindre ce résultat, doplacer au-dessous de l’entonnoir un ajutage mobile,communiquant a\ec une girouette et versant l’eau dansun vase divisé en 8 compartiments répondant auxvents principaux. Cette disposition n’r-st pas généra-lement employée, elle ne paraît pas présenter d’utilitéassez réelle pour compenser la complication qu’elleintroduit dans l’appareil.

Après avoir fait connaître les instruments propres àmesurer les quantités d'eau de pluie, passons à l’étudede ce phénomène lui-même.

C'est la pluie, en général, qui distribue aux plantesl'humidité dont elles ont besoin; on conçoit par celaseul l’importance agricole de ses effets. La répartitiondes pluies et leur abondance dans les différentes sai-sons de l’année sont un des principaux éléments de lafertilité des terrains et l’une des causes les plus réellesde l’aspect général de l’agriculture d’un pays, on nesaurait donc rassembler avec trop de soin les donnéesque fournissent sous ce rapport les observations mé-téorologiques.

Les pluies sont très inégalement réparties dans lesdifférentes parties de la France , soit que l’on considèrela quantité absolue d'eau tombée, soit que l'on tiennecompte seulement du nombre annuel de jours de pluie,et de leur distribution dans différentes saisons. Dansles contrées où il pleut souvent, chaque pluie est peuabondante, elle pénètre uniformément la terre et entre-tient les végétaux dans un état continuel d’humiditéet de fraîcheur. Ces contrées conviennent surtout à laculture des fourrages et à l’élève des bestiaux. Dansles pays où les pluies sont peu fréquentes, et le volumed’eau tombé cependant considérable, les pluies sonttorrentielles, ra\agent les cultures dans les terrainsen pente, noient le sol dans les parties basses et lelaissent ensuite se dessécher complètement par l’actionprolongée d’un temps sec et d’une chaleur élevée.L’automne, dans la plus grande partie de la France ,est la saison de l’année dans laquelle il tombe le plusd'eau; dans les Vosges et dans une partie du bassin dela Seine , l'été se place sous ce rapport au premier rang.

Nous avons réuni, dans le tableau (A), placé plus loin,les principaux renseignements recueillis en France et

dans q lelqlies parties de l’Europe au sujet des quantitésd’eau tombées annuellement et de leur répartition dansles différentes saisons de l’année. Tous c.es chiffres neprésentent pas assurément le même degré de certitude,mais leur ensemble offre une image assez fidèle du phé-nomène considéré dans sa généralité. Le tableau (A)présente seulement la répartition des pluies par sai-sons : l’hiver comprenant les mois de décembre, janvieret fé\rier; le printemps, mars, avril et mai, et ainside suite.

Les nombres inscrits dans le tableau (A) sont desmoyennes résultant d’observations faites pendant unplus ou moins grand nombre d’années. Mais il nefaut pas oublier que les quantités d’eau tombées annuel-lement oscillent entre des limites fort étendues, commele prouvent les faits suivants qu’il serait facile demultiplier : il est tombé à Metz , en 1831, 0 m ,738d’eau et 0 m ,416 seulement en 18.6. A Joyeuse, en1827, l’épaisseur de la couche d’eau tombée était de2 m , 197, et n’était que de 0 m ,893, en 1823. A Marseille ,en 1839, il est tombé 0 ,n ,906 d’eau, et eu 1832, O" 1 ,339seulement. Le tableau suivant pourra donner une idéede la différence qui existe entre les années sous lerapport de la quantité d’eau tombée.

ANNÉES.

H

P A K 1 S

cour det’Obscrvat.

AUTEURS DT

STRASBOURG .

:au.

MAUSKJLLK.

m.

ni.

m.

1821

0,55

0,742

„

1822

0,48

0,673

«

1823

0,52

0,677

0,402

1824

0,65

0,912

0,413

1825

0,52

0,665

0,432

1826

0,47

0,582

0,536

1827

0,58

0,747

0,620

1828

0,63

0,631

0,484

1829

0,59

0,754

0,637

1830

0,64

0,678

0,304

Des variations plus marquées encore se présententd’une aimée à l’autre quand on compare les quantitésd'eau tombées dans les mois correspondants. Pour indi-quer ces variations, sans agrandir outre mesure le ta-bleau de la page suivante, nous y avons réuni seule-ment les quantités mensuelles d’eau tombée, pendantles cinq dernières années dans la cour de l’Observatoirede Paris et celles recueillies dans le Rhinlande. Les,premiers chiffres sont extraits des tableaux publiéschaque mois dans les comptes rendus de l’Institut,et les autres d'un mémoire couronné par l'Académiede Rotterdam .

Il nous a paru utile d’insister plus qu’on ne le faitordinairement sur ces variations de la distribution etdes quantités de pluie. On verra plus loin L'importancede cet ordre de faits dans la rédaction des projetsde dessèchement et de construction de réservoirs.

Les quantités d’eau tombées eu un jour méritentaussi de fixer l’attention des agriculteurs et des ingé-nieurs; elles varient depuis une couche à peine sen-sible jusqu’à des hauteurs vraiment extraordinaires.Ainsi, sans parler des pluies torrentielles des tropi-ques, ni de l’averse tout à fait extraordinaire observéeà Gênes , en 1822, et pendant laquelle il tomba 0 n, ,82d'eau, on a vu tomber à Joyeuse, le 9 août 1807,0 m ,23 d’eau, et le 9 octobre IS27, en 22 heures 0 m 791.A Marseille , un orage produisit 0 m ,32o de hauteur