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et de jalons. On trace ensuite sa largeur, au moyend’une bêche analogue à celle représentée par la lig. 9,et en se guidant avec un cordeau de 20 h 23 mètres delongueur. Lorsque le sol est garni d’un gazon trèsépais ou do nombreuses racines de bruyères ou autres,la bêche dont on vient de parler peut être avantageuse-ment remplacée par une espèce de hache (lig. 1-4). Lesinstruments employés pour achever de creuser les tran-chées ainsi tracées sur le sol sont extrêmement sim-ples. Ce sont (lig. 15, 46, 17 et 18) des bêches en fer
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fer, île forme cylindrique. On doit autant que possibleéviter l emploi de ce moyen, qui augmente la dépensesans avantage réel.
Quand le sol est assez dur pour résister à l’action desinstruments précédents, on a recours à l’emploi de lapioche (lig. 21), ou du pic à pédale (fig. 22), que recom-mandent très vivement quelques ingénieurs.
I'%- 21.
Fig. 15. Fig. K». Fig. 17. Fig. 18.
Fig. 44.
bien aciéré, solidement emman-chées et garnies de fortes poignéespour en rendre le maniement plusfacile. Quelques-unes de ces bêchessont courbes, comme l’indique lafigure. On adoptehabituellementcette dernièrefonne pour labêche étroite etlongue qui sert àatteindre la plusgrande profon-deur du drain.
Les espèces dedragues (fig. 49et 20) servent àcurer et à unir lefond de la tran-chée avant lapose des tuyaux.
Ces instrumentssont d’autantmoins nécessai-res, que le tra-vail a été mieuxfait à la bêche,ils sont presqueinutiles avec detrès bons terras-siers. On emploie
aussi quelque- _
fois, pour régu- 20.
lariser le fond des tranchées, une espèce de dame en
Fig. 22.
On doit toujours commencer l’ouverture des tran-chées <lc drains par leur partie inférieure, afin que leseaux que l’on pourrait rencontrer, ou celles provenantdes pluies survenues pendant la durée des travaux,puissent constamment s’écouler, sans gêner ou interrom-pre les ouvriers. La nature du sol que l’on rencontre,l’importance des ouvrages à exécuter et les ressourcesdont on dispose, peuvent modifier jusqu’à un certainpoint l’organisation des chantiers. Mais, en général,quand aucune circonstance particulière ne s’y oppose,on partage les ouvriers en brigades de trois hommes.Le premier trace le travail, enlève la couche de terrevégétale, et la dépose sur l’un des côté3 de la tranchée,pendant que les deux autres achèvent de la creuser.Quand on est obligé d’employer la pioche ou le pic,l'un des hommes emploie ces instruments, tandis queTautre déblaie les terres ainsi fouillées et régale le fondet les faces latérales de l’ouvrage. Si on peut se bornera l’emploi des bêches, les deux ouvriers opèrent à une| petite distance l’un de l’autre; le premier, continuantle travail commencé par lechef de brigade, et le secondterminant l’approfondissageot le régalage de la tran-chée .
Dans les terres meublesqui menacent de s’ébouleravant qu’on ait pu poser lestuyaux, on est quelquefoisobligé de boiser les tranchéesau moyen de planches (fi-gure 23) appuyées contreleurs parois et maintenuespar quelques morceaux dobois formant arcs-boutants.Aussitôt après l’ouverturede la tranchée, il faut soi-gneusement vérifier ses dimensions. On y parvientfacilement en essayant d’y introduire un petit gaba-rit (fig. 24), formé de trois règles solidement fixéesles unes aux autres. Il vaut mieux faire faire autantde ces gabarits que l’on a de types de sections de drai-
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