Band 
A-F.
JPEG-Download
 

agriculture.

AGRICULTURE.

derniers, exigent plus de main-d’nmvrc et d.îs précau-tions plus minutieuses d’exécution. Us doivent êtremoins durables, et en lin causent à la terre beaucoupplus de dommages pendant leur execution, en raison destransports considérables qu’ils exigent et de la plusgrande section des tranchées. Les drains en empierre-ment ne paraissent donc devoir être adoptés maintenantque dans un terrain qu’il faut épierrer. Ou évite desfrais de transport quelquefois considérables, et despertes de terrain, en jetant dans les drains les produitsde l’épierrement. Ces avantages peuvent compenserce que la méthode en elle-même offre de peu satisfai-sant.

Drains garnis de fascines. Les coulisses garnies decordes en paille, de branchages ou de fascines, déjàemployées par les peuples de l'antiquité, comme on l’avu au commencement de cette section, sont encoretrès répandues dans plusieurs parties de la France , del'Angleterre, et paraissent meme assez appréciées enAllemagne . Le peu de durée des matériaux de cetteespèce, qui ne sauraient résister plus de six ou huitans dans des sols humides, doit les faire rejeter partous les agriculteurs éclairés. On ne doit y recourirque dans des cas de pénurie extrême, lorsque lespierres et les matériaux argileux sont également rareset coûteux. Voici, du reste, comment on exécute,quand on est forcé d’y avoir recours, les ouvrages decette espèce.

Les drains garnis de fascines, par le fait même deleur peu de durée, ne sauraient être poussés auxprofondeurs considérables que nous avons indiquéescomme les plus convenables pour un bon drainage; onne leur donne guère plus de 0 n, ,o : i àO m ,75de profon-deur. Leur forme varie avec leslocalités. Quelquefois leursection transversale est un simple trapèze dont le fondest garni do fascines posées sur le sol ou supportéesde distance en distance par des croisillons en bois.Dans d’autres circonstances on ménage un doubleépaulemcnt, sur lequel repose la fascine qui sert alorsseulement à recouvrir la petite rigole pratiquée au-dessous d’elle. Dans tous les cas, et quelle que soit ladisposition adoptée qui peut, comme on le conçoit,varier à l'infini, on place au-dessus des fascines desbranchages légers ou des gazons, sï on peut s'en pro-curer, et ou tasse -fortement au-dessus les premièrescouches de* terre.

On fabrique les fascines sur un métier (fig. 47)formé de trois ou quatre croix en bois, enfoncées de

Fig. 47.

O™,90 environ Hans la terre, et s’élevant à O 1 ".00 au-dessus du sol. Ces croisillons sont espacés de 0°\6U à\ m , 20 les uns des autres, et formés de rondins de 0 m ,-î5à 0 n \20 de diamètre. On les charge de la quantité debranches nécessaires à la fabrication d’un saucisson, etpendant qu’un ouvrier serre fortement ce fagot avecune corde nouée à deux bâtons (fig. 48), un autre

ouvrier les lie avec une hart de bois flexible, préalable-j nient passée à la flamme pour lui donner plus de sou-i plesse.

Tuyau. r de drainage en sapin. Le bois de pin, dans unterrain fortement humide, peut se conserver fort long-! temps; aussi a-t-on proposé de s’en servir pour faire; des tuyaux de drainage de differentes formes. AL Seoti de Craigmuie construit ces tuyaux avec quatre plan-| ches do 0 m ,025 d’épaisseur, clouées ensemble etformantun canal rectangulaire de 0 n ‘,05decôté intérieurement,et de Ü m , 10 extérieurement. Les planches sont percées detrous pour faciliter l’introduction de l'eau. M. J.Fowlera construit des machines pour fabriquer, d’une seulepièce, des tuyaux de cette espèce. Le bois est débité, àla scie circulaire, en parallélipipêdes rectangulaires de0"‘,38 de longueur et de O™,065 de côté. Un chariot mo-bile sur un banc de tour incliné reçoit ces pièces de bois,et les présente à une mèche mue par le tour, qui les foredans toute leur longueur. Une dernière machine tourneles extrémités de manière qu’elles puissent s’engagerles unes dans les autres. Les tuyaux sont d’ailleuvs.comme les précédents, percés de trous, ou sciés suivantune de leurs arêtes, pour donner passage à l’eau. Avantl’emploi, on les passe dans un bain de créosote impurepour augmenter leur durée. M. Fowler iutroduit sestuyaux dans le sol, à la suite du soc d’une charrue-taupe, perfectionnée par lui, et d’ailleurs analogue àcelle qui sera décrite plus loin.

Dans les circonstances ordinaires les tuyaux de boissont plus coûteux que les tuyaux de terre; cependantils pourraient avantageusement lutter avec eux dansquelques pays où les bois sont sans valeur, et où denombreuses chutes d’eau pourraient fournir le moteurnécessaire à la fabricatien, qui est tellement simplequ’elle peut être entièrement confiée à des enfants.Nous avons dû dès lors indiquer cette espèce detuyaux.

Drains avec conduits en tourbe. Dans le drainage desterrains tourbeux et marécageux, on emploie avec suc-cès, et souvent avec une grande économie, des tuyaux

I

l

i

Fig. 50

il

Fie;. 49

exécutés avec la tourbe elle-même.Ces tuyaux sont formés de deux par-ties superposées (fig. 49), laissantentre elles un vide de forme circu-laire dans lequel l’eau s’écoule. Lesdeux parties qui composent ainsi letuy.au sont parfaitement égales et scdécoupent dans la masse tourbeuseau moyen d’un louchet (fig 50) d’uneforme particulière, qui produit d’unseul cou]) la disposition voulue. Unouvrier exercé fait deux à troismille prismes par jour. Les morceaux

de tourbe ainsi taillés sont fortement desséchés au sp-leil avant l’emploi. Ils présentent alors, quand la ma-