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AGRICULTURE.

AGRICULTURE.

Observateurs.

Fé\rier.

- 1

RArroRTjdo la

filtration

Pluie . lÉVaporation

Filtration.

à tu pluie.

m. ! m.

m.

m

Dalton. . .

0,046 j 0,013

0,031

0,72

Dickinson..

0,030 j 0,013

0,033

O

O

Au contraire, pendant les mois de juin, juillet,août et septembre, la filtration est presque nulle etl’eau s’évapore presque entièrement. Voici la moyennedes observations faites par les deux auteurs que nouscitons :

Juin, juillet, août et septembre.

RAPPORT

do la

Observateurs.

Moyenne

Moyenne

Moyenne

filtration

de

do

do la

k la pluie.

la pluie.

l’éraporat.

filtration.

m.

m.

m

m. 1

Dalton. . .

0,342

0,320

0,022

0,06 |

Dickinson.

0,243

0,231

0,012

0,03 j

M Ch. Chnrnock a fait des expériences analoguesà celles de Dalton, mais plus complètes, en ce sensqu’il a également mesuré l’évaporation. Voici les ré-

sultats obtenus.

1812. 1846.

Hauteur d’eau tombée. 0,663 0,638

Hauteur d’eau filtrée à travers le sol.. . 0,115 0,171Hauteur d’eau évaporéed'un sol drain**. 0,518 0,167Hauteur d’eau évaporée d’un sol saturé. 0,762 0,845Hauteur d eau évaporée dans un vaseexposé au vent et au soleil. 0,854 0,881

Les expériences précédentes laissent, on le conçoit,beaucoup à désirer, en raison du mode meme d’ob-servation ; il convenait cependant de les citer commeindication. Des recherches plus pratiques sont dues àM. Milne. Il a recueilli pendant dix mois, de juin 1848à avril 1849, l'eau débitée par les drains d’une cer-taine étendue de terrain. 11 a trouvé que la ma«se d'eauobtenue pendant l’intervalle précité était de 522" ,c ,28par hectare, répondaut à une couche d'eau uniforme de0"',052228 seulement d’épais cur. Les expériences deDalton indiquaient, pourune période semblable, unecou-che de 691 o9, et celle de Dickinson une couche de0 m ,27636. On comprend, du re te, que la nature duterrain influe notablement sur sa propriété filtrante;cependant les résultats de M. Milne montrent qu’il se-ra t peu sage d’accorder à la jauge de Dalton une con-fiance trop absolue.

Du reste, s’il est impossible, quant à présent, defixer à prion la quantité d’eau qui traversera un soldonné dans un temps déterminé, et par conséquent dedéterminer scientifiquement le diamètre minimum d’undrain destiné à l'assainissement d’une surface détermi-née, on peut au moins facilement démontrer que lesplus petits tuyaux adoptés dans la pratique sont ca-pables d’éconler, a moins de circonstances tout à faitexceptionnelles, non-seulement la quantité d’eau quiarrive ju qu'à eux, mais encore la masse entière depluie qui peut tomber sur la surface qu’ils doi ent as-sainir. Ainsi, par exemple, on reconnaît facilement parle calcul qu'un tuvau de drainage de 0‘",ü3 de dia-

mètre, de 100 mètres de longueur, et ayant seulement0,003 de pente, destiné à de-servir une zone de16 mètres de largeur, pourrait débiter, en quaranteheures seulement, tonte l’eau versée sur la surface àlaquelle s’étend son action, par un orage qui donneraitprès de 0"',05 de hauteur d'eau, ce qui répond à unepluie très rare dans nos climuts.

Néanmoins, il ne faudrait pas croire, comme l’affir-ment quelques personnes, que les tuyaux de drainagesont toujours trop larges et que l’on ne saurait assezréduire leur diamètre. Indépendamment en effet de lafacilité avec laquelle de trop petits tuyaux peuvents’engorger, on a vu des drains couler à gueule bée, cequi indiquait qu’ils ne pouvaient débiter assez viletoute Tenu qui leur arrivait. Ce dernier fait est dureste assez rare, et toutes les expériences faites jusqu’àprésent établissent, comme le raisonnement, que dansles circonstances ordinaires des tuyaux de U™,03 à0"’,04 de diamètre intérieur suffisent parfaitementquand la largeur et l écartement des lignes n’excèdentpas les limites que nous avons indiquées dans les ar-ticles précédents.

6. Effets et théorie du dra-inage.

Tous les agriculteurs connaissent les inconvénientsd’un sol imbibé d’eau stagnante, et comprennent l’in-térût que l’on a, sous tous les rapports, à donner àcette eau surabondante un moyen régulier d’écoule-ment, sans cependant produire une dessiccation com-plète, aussi funeste qu’une trop grande humidité ;mais quelques explications sont nécessaires pour faireconcevoir comment le drainage des terres peut at-teindre ce double but, et pour répondre à quelques ob-jections qui se présentent tout d'abord à l’esprit, quandon étudie pour la première fois les procédés de l’artdu drainage. Les expériences sont encore peu nom-breuses, et la théorie laisse encore beaucoup de faitssans explication. Cet état d’imperfection de la sciencerendrait nécessaires de longs développements qui nesauraient trouver place ici ; on se bornera aux pointsles plus importants.

On a vu que la germination des graines exige,pour se produire de la manière la plus satisfaisante,une certaine température et le concours de l’air etd’une humidité convenable. Les mêmes conditions sontnécessaires au développement des racines et à l’exercice des fonctions nutritives de la plante entière. Exa-minons donc d’abord comment la constitution mêmedu sol, considérée seulement au point de vue physique,se prête à la réalisation de ces conditions et le rôleque l’eau peut jouer dans le phénomène, indépendam-ment de son action chimique. '

Considéré en général, le sol arable se compose departicules plus ou moins grosses, dopui* les pierres etles graviers jusqu’à la poussière la plus impalpable.Ces diverses particules, en raison de leur variété deforme et de grosseur, ne sauraient être en contact in-time, de sorte qu’il existe entre elles uue série de videscommuniquant les uns avec les autres et formant devéritables canaux non interrompus. Mais examinéesisolément, les diver.-es particules qui composent la terresont elles-mêmes plus ou moins poreuses, de sorte quedans un terrain donné existent toujours deux >érLsde petites cavités, les unes intérieures aux particulesconstituantes du sol, les autres extérieures à ces par-ticules et produites par 1 ensemble des vides laissés entreelles. Losfig. 62,63et64, sans être l'image exacte, maisamplifiée, d’une terre donnée, aideront cependant àsaisir notre explication, et permettront de concevoir lerôle de l’eau dans ces différents ordres de cavités. Sile sol est parfaitement sec (fig. 62), tous les pores in-térieurs des particules et les vides formant canaux