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AGRICULTURE.

AGRICULTURE.

étant inférieure à tous les points environnants t forme |une 'juvette d’où le liquide ne s’échappe que lorsqu’ilest arrivé à une hauteur déterminée. On ne peut l'ex-traire, dans ce cas, qu’au moyen de machines d’épui-sement ou de puits absorbants.

Certains marais appartiennent à la fois aux deuxgrandes divisions précédentes, c’est-à-dire qu’ilssontenpartie desséchnble' par écoulement, et que l’opérationne- peut se terminer qu’à l’aide des machines. Ledessèchement des marais de cette espèce nécessitel’emploi des méthode' applicables aux deux premierscas, qu’il est dès lors indispensable d’étudier succes-sivement.

Dans tous les travaux de dessèchement, sauf les casparticuliers où des circonstances étrangères à l’opéra-tion elle-même obligeraient de déroger à la marchegénérale, on doit se proposer :

1° D’éloigner de la surface des marais les affluentsextérieurs ;

2° De purger cette surface elle-même des eaux enexcès : ou au moyen de rigoles d’assèchement condui-sant les eaux qui s’y rassemblent au point de sortie :ou en expulsant les eaux de la cuvette au moyen d’uneforce motrice quelconque, dont on conserverait tout oupartie pour chasser les eaux d’orage que l’évaporationet les infiltrations n’absorberaient pas assez vite lors-que la cuvette aurait été une première fois vidée.

Pour le calcul des did’érents éléments de ces tra-vaux, il faut s'être rendu compte :

4° De l’étendue du bassin du marais et des bassinssecondaires qui y aboutissent;

2° De la quantité de pluie qui tombe dans l’année,dans les diverses saisons, et de celle qui peut tomberau maximum dans un jour donné;

3" De la proportion suivant laquelle cette eau serépartit dans les divers bassins entre l’évaporaiiou,l’infiltration dans le sol, et l’écoulement à la surface,ain>i que du temps nécessaire à cet écoulement;

4° Du débit des sources et des cours d'eau péren-nes, soit àleurétiagc, soit pendant leurs plus grandescrues, et de la détermination du volume d’eau quepeuvent fournir pour un jour d’orage les lits habituel-lement à sec.

Détermination de l’étendue des bassins. On peut défi-nir le périmètre d’un bassin, l’ensemble des points àpartir desquels l’eau qui tombe sur un plateau peutcouler indifféremment dans ce bassin ou le bassin voi-sin. La ligne du périmètre se détermiue par des pointsprincipaux qu’on reconnaît immédiatement sur le ter-rain , lorsque les plateaux voisins sont peu étendus età pentes assez fortes, ou au moyen des nivellementstransversaux de- faîtes. Le point /le la courbe de ni-vellement où la tangente est horizontale est celui qu’oncherche. En réunissant sur une carte ces emplacementspar des lignes, on a le contour et par conséquent lasuperficie du bassin. Les cartes topographiques faitesavec soin font immédiatement connaître les lignes defaîte dont il s’agit ici. On sait que les positions deslignes de faite et de thalweg obéissent à des lois gé-nérales assez simples dont la connaissance, inutile àrappeler maintenant, facilite singulièrement les étudessur le terrain.

IL importe d'ailleurs de remarquer ici que les eauxqui tombent à la surface d’un bassin ne sont pas toujours les seules qui y arrivent : à l’affleurement des cou-ches perméables il peut en effet jaillir des sources pro-venant des eaux d’infiltration, venues de bien plus loinque les limites apparentes du périmètre. Ainsi, dansson travail sur les marais Pontins , M. de Prony an-nonce qu’en comparant le volume d’eau pluviale quidevient courante dans ce bassin, et doit s’échapperannuellement par l’émissaire unique qui lui donnepassage, avec le volume total du liquide effectivement

débité par cet émissaire, il a reconnu que celui-ci étaità peu près le double du premier. Il en conclut natu-rellement que les sources débitent une quantité consi-dérable d’eau venant des infiltrations produites dansles bassins voisins, et amenées dans celui des maraispar la déclivité de la couche imperméable qui s’étendbeaucoup au-delà de la crête des versants extérieurs.

De la quantité et de la répartition des eaux de pluiedans l'année. On a réuni dans le chapitre II, troisièmesection, un grand nombre de documents relatifs à cesujet ; il serait inutile de les reproduire ici. Mais il nesuffit pas de connaître la masse générale d’eau qui peuttomber en une saison, il faut tenir compte de la va-leur des grandes pluies ordinaires. Pour se mettre àl’abri de toutes les pluies d’orage, dans toutes les cir-constances possibles, il faudrait é idemment établir lescalculs en tenant compte de la plus grande hauteurd’eau tombée en douze heures. Mais on arriverait ainsià des travaux d’une importance trop considérable, etil suffit de baser les évaluations, comme on le verraplus loin, sur la hauteur d’eau tombée pendant unorage d’intensité moyenne. Ainsi, pour ne ciier en cemoment qu’un seul exemple, bien qu’on ait observéà Rome des orages versant à la surface du sol unecouche d'eau de d’épais eur, M. de Prony a

calculé les débouchés des differents émissaires des ma-rais Ponlins, en admettant que la hauteur d’eau tombéependant un orage resterait comprise entre 0 m ,04 et0 m ,07.

De la proportion suivant laquelle Veau des plwes serépartit dans les divers bassins entre Vérnpnration , fin*filtration dans le sol el Vè‘Oulement à la surface. Leseaux qui tombent à la surface du sol se partagent entrois parties. La première est enlevée par l’évaporationou la végéta’ion; la seconde pénètre dans le sol parinfiltration à une plus ou moins grande profondeur,et forme quelquefois, à la surface des couches imper-méables, les nappes aquifèresqui alimcntentles sourcessituées plus loin à un niveau inférieur; la troisièmecoule à la surface, et, par différentes rigoles, va re-joindre, dans un temps assez court, les ruisseaux quise déchargent dans le marais.

On comprend quelle importance aurait, pour laquestion qui nous occupe, la détermination de la pro-poriion suivant laque le l’eau tombée se divise entre cestrois destinations. Malheureu ement, il est impossibled’avoir à ce si jet des données générales et précises,et on est oblige, pour chaque cas particulier, d’avoirégard aux diverses circonstances locales, et dévaluercette répartition en tenant compte, le mieux qu’onpeut, de ce qui a quelque influence sur elle.

L’état de la surface du sol et la composition géolo-gique de ses couches supérieures sont évidemment leséléments les plus importants de cette détermination.Sur un sol boisé et couvert d’herbes, l’infiltration estgénéralement considérable, parce que l’eau préservéedu vent et du soleil, et retenue par les plantes e irelesquelles elle s’introduit ne peut ni s’évaporer ni cou-ler facilement à la surface. Sur un terrain découvert,au contraire, l’infiltration, toutes choses égales d’ail-leurs, sera relativement peu considérable, et la plusgrande partie du liquide s’écoulera pour aller gagnerles thalweg* des ruisseaux, ou sera enlevée par l'éva-poration que favorise alors l'action du vent et du so*leil. Entre ces deux cas extrêmes, celui d’une surfacecouverte d’herbes où l’infiltration est prépondérante,et celui d’une surface aride et imperméable où elle estpre que nulle, se placent naturellement une foule d’é.tats intermédiaires qui font varier à l’infini les rap-port* des quantités d'eau enlevée par écoulement, par. infiltration ou par évaporation. Mais l’état de la sur-I face n’est pas le seul élément de la question : la naturei du sol et du sous-sol, sa perméabilité plus ou moins