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AGRICULTURE.

AGRICULTURE.

à Nantes un itrisme-d’eau de 0 U ',2I7, et à Yatou unprisme (le 0"',338.

La quantité t varie avec la conformation (les lieux,leurs pentes plus ou moins abruptes, leur surface plu3ou moins li se, etc. Elle a été évaluée ù2l2,000 secondespour les marais Pontins , à 691,200 seconde* pour lesmarais d’Arles , et à 680,400 pour le lac de Grandlicu.

Enfin, la quantité - dépend de la nature plus ou

moins absorbante du sol. Et même, pour un terraindonné, elle doit varier avec l’état de siccité, de culture,de température où ce terrain se trouve chaque jourd’orage; cependant, pour s’arrêter à un chifire, dans

les exemples cités plus haut, on a admis pour - les va-

, 1 1 *

leurs - , 7 - et .

Il semble assez naturel d’admettre que dans deuxbassins dontlespentes seraient sen-iblement les mêmes,les nombres de secondes nécessaires à l’accumulationdes eaux seront en raison inverse des hauteurs d’eaus’écoulant à la surface, et proportionnels à la longueurdu principal cours d’eau du bassin. De sorte qu’en dé-signant par t\ a’, h\ n’ des quantités analogues à t ,a, /i, n, et par l et V les longueurs des cours d’eauprincipaux des bassins considérés, on attrait s

c V „ — j *

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n

équation dont on pourrait tirer V si toutes les autresquantités étaient déterminées. Si les pentes des bas-sins étaient sensiblement différentes, cette formule ces-serait d’ôtro applicable. Il faudrait la remplacer parune autre trop compliquée pour être indiquée ici.

Après avoir évalué, par les con-idérations précé-dentes, l’étendue du bassin, la hauteur d’eau qui tombeannuellement ou pendant un jour d’orage sur ce bassin,la proportion de cette eau qui est absorbée par le sol ouentraînée par l’évaporation, et enfin le volume dessources et des eaux pérennes ou autres qui y afiluent,on a, comme on va le voir, tous les éléments nécessairesà la rédaction des projets de dessèchement, dont nousallons maintenant trous occuper.

II. Travaux de dessèchement.

Canaux de ceinture. Quand il s’agit d’un marais quel’on ne peut dessécher qu’au moyen de machines, ilest évident qu'il est indispensable de commencer pardétourner de la surface du marais toutes les eaux exté-rieures, qui sans cela continueraient à y affluer, et nepourraient en être extraites que par des procédés coû-teux : dans les autres cas, cette obligation peut pa-raître moins nécessaire, puisque l’écoulement de ce3eaux peut avoir lieu par le même point que celui deseaux du bassin lui-même. Cependant, plusieurs raisonsportent en général h déverser les affluents extérieursdans des canaux de ceinture situés en dehors du péri-mètre des marais.

D’abord la cause première de la formation des ma-rais est généralement la difficulté d’écoulement dueau peu de pente que présente la surface; imposer auxémissaires qui doivent la purger l’obligation de rece-voir le volume total des eaux, c’est nécessairementles exposer aux mêmes causes qui ont produit l'étatde choses qu’il s’agit de détruire.

Ensuite les bassins extérieurs présentent toujoursdes pentes bien plus considérables que le marais lui-

même; les affluents arrivés à celui-ci tendent donc hy perdre considérablement de leur vitesse, à y déposerles matériaux qu’ils charrient, et, par conséquent, à ycrécrdes ntterrLsements qui détruiraient promptementle régime régulier qu’on tend à établir.

Pour empêcher les crues de ces affluents de débor-der sur les terres rendues à la culture, il faudrait lescontenir dans des digues souvent fort élevées, qui fe-raient obstacle à l’établissement régulier des canauxd’assèchement proprement dits, ou leur creuser des litslargos et profonds sujets à de frequents curages, et dontla construction serait très coûteuse.

D'autre part, en rassemblant les eaux du dehorsj clans des canaux extérieurs, dont il est facile, pareon-| séquent, de maintenir le niveau au-dessus de la sur-face du marais, on se donne le moyen de les utiliserpour l'irrigation des nouvelles cultures; ce qui estsouvent nécessaire, soit pour dessaler les terrainsconquis sur la mer, soit pour communiquer au sol unefertilité qu'il ne pourrait avoir sans le secours de cepuissant moyen de fécondation. L’irrigation, en unmot, est dans beaucoup de cas le complément néces-saire d’un dessèchement, et l’on doit, dès l’origine,prendre les mesures convenables pour que ce doublobut soit simultanément atteint.

Quels que soient, en résumé, la nature du maraisà dessécher, et les procédés ultérieurs à employer pourcette opération, il convient donc, à moins de circon-stances toutes spéciales, d’arrêter, dans des canaux deceinture, 'toutes les eaux extérieures affluant dans lemarais. Le tracé décos canaux de ceinture résulte dola disposition des lieux. On doit chercher à déterminerleurs directions (le manière à utiliser les lits déjà exis •tants, et, dans tous les cas, à réduire autant que pos-sible la dépense, tout en assurant la bonne exécutiondes travaux. Le tracé de ces canaux détermine, engénéral, leurs pentes en long, qui doivent être aussifortes que possible, pour éviter les atterrissements,sans dépasser cependant les limites nécessaires à laconservation des ouvrages et les niveaux imposés parles besoins de l'irrigation ou d’autres services. Lespentes et le tracé étant déterminés par les considéra-tions précédentes, la section de ces émissaires est facileà fixer, puisqu'il suffit d’introduire dans la formule or •dinaire du débit (voyez hydraulique) les quan-, titésfù’cau qu'ils doivent débiter par seconde dansles circonstances les plus défavorables. Co volume: d’eau so décompose en deux autres: celui des sour-ces et dés cours d’eau permanents déterminé par ex-périence, et que nous désignerons par p, et celui deseaux dorages roulant à la surface du sol, égale,

n — 1

comme on l’a vu précédemment, à - ah =z q. Sj

l’on pose, pour abréger p —7 = Q-, on aura pour déter-miner la section du canal émissaire eu uu poiut oùsa pente sera I par mètre, les relations

Q = M U

— I = Au -4- ï>u-,

X

dans lesquelles :

u est la vitesse moyenne du liquide par seconde;

a la section du canal;

y le périmètre mouillé;

o =0,001)02 S;b — 0,000366.

La quantité y t dépend de la forme de la sectîotladoptée et peut se déterminer dans chaque cas parti •(ailier sans difficulté, de sorte que ces équations ren-ferment tous les éléments nécessaires à la solution duproblème.

La forme généralement adoptée pour la section d'un