AGRICULTURE
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Fig. 84 (0,01). Elévation.
ce coffrage est rempli de moellons bruts laissant entreeux le moins de vide possible. Les glacis supérieurs sontformés avec de gros moellons ayant au moins 0™,60 dequeue, et posés jointivement. On jette d’autres moel-lons en amont de la construction, er en a\al on draguele sol sur une certaine étendue ; on enfonce de petitspieux à. tête saillante dans cette fouille, et ou remplit lesvides avec des moellons formant un radier sur lequell’eau achève de perdre son excès de vitesse.
Pour les barrages plus élevés que les précédents,on emploie souvent la construction suivante. On bat(fig. 88) deux lignes de pieux et palplanches reliés par
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Fig. 8G (1,01). Pian.
des moïses, et formant un coffrage de la hauteur que idoit avoir le barrage. On remplit ce coffrage de jmoellons et on le recouvre de madriers jointifs. Lnaval de ce barrage, on établit un radier en charpentedivisé en gradins si la chute est considérable.
On construit quelquefois des barrages au moyen depierres perdues jetées dans le lit de la rivière; peu àpeu les interstices des pierres se remplissent de sable,et le barrage retient bien l’eau ; mais on emploie ainsi,en général, beaucoup de pierres, de sorte qu’en défi -nitive ce mode do construction, très simple en appa-rence, est en réalité plus ooûteux que les précédents.
On peut souvent former des barrages très économi-ques, et cependant assez durables, au moyen de cou-ches alternatives de fascines et de gravier; de fortspiquets fixent entre elles et au sol les divers rangs defascines. On donne à ces barragos une pente trèsdouce eu aval, et on maintient le pied par une rangée
de pieux, suivie d’un enrochement ou d’une série defascines ou paniers remplis de gravier qui formentl'arrière-radier de l’ouvrage.
L’arête supérieure des barrages doit être arasée aussihorizontalement que possible, afin que le déversementde l’eau ait lieu d’une manière plus uniforme. Dansquelques barrages on construit un véritaole déversoirsur une certaine largeur, et on élève le reste du bar-rage au-dessus du niveau des eaux. A moins de cir-constances exceptionnelles, cette disposition no semblepas présenter d’avantage véritable.
Dans les petits ruis>eaux on dispose généralementles barrages en ligne droite perpendiculaire au coursd’eau. Pour les ouvrages plus importants, il convientd’adopter une ligne brisée ou un arc de cercle dont laconvexité soit tournée vers l’amont. Cette dispositionrejette l’eau vers le milieu du lit et diminue les remouset les affouillcments. On doit, en tout cas, éviter au-