AGRICULTURE.
AGRICULTURE,
tuyau de décharge H, pour être ul-térieurement répandues sur le sol.
Quant au liquide, on le fait couleravec une vitesse uniforme dans lurigole d’irrigation., où il se mélangeavec l’eau pure amenée par le sy-phon C, en proportion déterminée,avant d’arriver sur les terres.
Formation des prairies. On trou-vera plus loin, au sujet de la cul-ture des prairies en général, ce quise rapporte à l’entretien des prai-ries arrosées, à la nature des gra-minées qui doivent les compo-ser, etc. Nous devons seulementindiquer ici les moyens et les pré-cautions qui sont habituellementemployés pour former le gazon dosprairies et la couche de terre végé-tale, quand on opère, comme il ar-rive quelquefois, sur des sols stéri-les. La formation des prairies peutavoir lieu par semis ou par gazonne-ments. Quand on sème de la graine de foin au printempsou a l’automne, autantquc possible parmi tempslmmide,il faut donner l’eau avec beaucoup de menagt ment ; sielle arrivait trop vite, elle entraînerait la graine et détrui-rait la végétation naissante; on doit se borner à entre-tenir la fraîcheur du sol. On peut, avec le secours seulde l’eau, former des prairies sur des sols arides; mais ilconvient, en général, do recourir à l’emploi toujourslucratif des matières fertilisantes, qui accélèrent sin-gulièrement, surtout dans les terres médiocres, la for-mation (lu gazon. Beaucoup d’expériences intéressantesont été faites sur ce sujet dans les bruyères irriguéesde la Campine . L’un des moyens les plus employésconsiste simplement à répandre, par hectare, et à mé-langer à la herse un compost formé de 50 mètres cu-bes de gazons de bruyères et de '20 mètres cubes dechaux. Le tableau suivant indique plusieurs autres mé-langes qui ont tous donné de bons résultats. Le n° 7 aété particulièrement employé sur une grande échelle parune des compagnies qui s’occupent de ces entreprises :
!
1 x«»
d'ordre.
SURFACES
dos
parcelles.
COMPOSITION
de l’engrais par hectare.
Boue Noir Cendres
de
de Tille, animal. Hollande.
DÉPENSE
par
hectare.
h.
a.
e.
m. cub.
kilos.
kilo?
fr. c.
i
7
)>
75
50
500
500
306 60
i 2
u
78
to
40
1000
250
289 93
l 3
3
81
23
40
500
250
250 87
1 4
1
/.)
n
25
500
»
172 22
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»
265 50
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22
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210 .
S
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501
400
400
2GG 53
9
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. 50 2
300
250
280 87
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80
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353
500
230
202 69
Il
1
75
u
354
400
400
190 26
12
30
w
a
200O
2000
170 40
* Compost formé de parties égales de boue de villeet de terre du Kuppel . — s Compost précédent avec un20»»* de chaux. — 3 13 mètres du compost*, mélangésde 7 mètres cubes de boue de ville et de <3 mètres cu-bes de terre du Rappel. — k 15 mètres cubes du com-post* et 20 mètres cubes de terre du Ruppel.
Kig. 107.
Nous ne citons, du reste, ces faits qu’à titre derenseignements. Chaque propriétaire emploie les ma-tières dont il peut disposer, en tenant compte desrésultats qu’elles doivent produire et de leur prix derevient.
La formation des prairies au moyen du gazonnementconsiste tout simplement à appliquer à la surface desados, ou des plans inclinés, des plaques de gazonsenlevées sur le fyord des chemins ou dans des prairiesnaturelles. Les gazons ont, en général, 0 m ,15 à0 w ,30do côté. Ils sont ordinairement disposés par lignesparallèles espacées de 0"Vi0, ou bien séparés les unsdes autres, en tous les sen-, par une distance doublede leur largeur. La transplantation des gazons, dansdes circonstances favorables, coûte de 30 à 50 francspar hectare. On les bat pour les appliquer sur le solet favoriser le tallement do l’herbe. On arrose immé-diatement après l’application des gazons. Habituelle-ment la surface est entièrement herbée en moins d’unan. Cette méthode donne des résultats qui paraissent,en général, inférieurs à ceux que fournissent les; semis.
I Exécution des travaux d'irrigation. Quel que soit lei système d’irrigation adopté, le mode d’exécution des' travaux et les études préalables qu’ils nécessitent sont: toujours à peu près les mémos. Bien qu’une grandehabitude donne à certains ouvriers un coup d’œil d’unesûreté remarquable pour apprécier les pentes d’unterrain et les hauteurs de ses différents points , ilconvient toujours de fairo précéder toute entreprised’irrigation, meme peu importante, d’un nivellementde la surface à arroser, rapporté sur un plan, commenous l’avons indiqué en parlant dos plans de drainage.Ce plan topographique permet de traccr de la manièrela plus convenable les rigoles d'alimentation, et dedéterminer avec certitude les dispositions delà surfacequi nécessiteront le moins de terrassements. Les ni-vellements sur le terrain, la vérification de la pentedes rigoles, etc., peuvent se faire au niveau de maçon,comme nous l’avons déjà dit. Quant aux instrumentsnécessaires aux terrassements d’irrigation, ils sonttrès simples et se rapprochent beaucoup de ceux qu:sont habituellement employés dans les exploitationsrurales ; nous allons indiquer les principaux.
On emploie, pour tracer les rigoles dans les selsherbés et pour couper les gazons, la hache représentée' parla fig. 108, ou celle'dont il a été question ci-dessusifig. Il et 101). Ces instruments sont bien préférables,pour cet usage, à la bêche qui les remplace quelquefois.On a proposé, dans le même but, un instrument formé
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