AGRICULTURE
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Fig. 108 (0,0b) Fig. 109 (0,0b).
d’une roulette en tôle aiguisée à sa circonférence etplacée à l’extrémité d'un manche. Il ne paraît pasque cet outil se soit beaucoup répandu. On emploieausd une espèce de couteau (lig. 110), tiré par un hommeà l’aide d’une corde passée dans l’anneau.
Fig. 110 (0,05).
Les bêches à lever le gazon ont l une des formes in-diquées par les fig. 102 (ci-dessus) ou 109. Elles lesoulèvent en plaques bien régulières quand il a été d’a-vance coupé aveenetteté. En France , on enlève le gazonpar plaques rectangulaires de 0 n ‘,15 à () n *,20 de lar-geur, sur 0 m ,30 ou 0",40 de longueur. Dans d’autrespays, et notamment en Allemagne , on le détache du solpar bandes plus ou moins longues, et on enroule cesbandes, qui ont jusqu’à 2.) mètres, l’herbe en dedans,sur des bâtons assez longs pour que deux hommes puis-sent en saisir les extrémités et porter ces rouleaux degazons aux points où ils doivent être appliqués, et où onles déroule comme un tapis. Ces rouleaux peuvent êtreabandonnés à eux-mêmes pendant un certain temps,pour faire périr les mousses, qui résistent moins long-temps que l'herbe à cette privation d’air et d’humidité.
L’ou\erture des rigoles est l’opération qui se pré-sente le plus souvent dans les travaux d'irrigation.On exécute entièrement ce travail avec des bêches ordi-naires, ou bien on le commence à la charrue et on letermine à la main. On construit également, pour ouvrirles rigoles, de petites charrues à soc concave, garniesd un versoir qui rejette la terre sur le côté. Ces instru-ments, connus sons le nom de rigoleurs, ont reçu desformes assez variées, que nous cioyons inutile de dé-crire, parce que jusqu’à présent leur usage est peu ré-
pandu, et que les résultats qu'ils fournissent sont as-sez peu satii-faisants.
Les travaux de terrassements généraux pour le nivcllement du sol s’exécutent à la pelle et à lu pioche, ouà la bêche, et les transports se fout à la brouette, ou autombereau, quand les distances sont considérables. Maisdans des terrains convenables une étude attentive peutpresque toujours éviter l'emploi de ce dernier moyen,qui augmente beaucoup les frais d’établissement desouvrages.
Les billons se font généralement à la bêche, en creu-sant un peu l'intervalle entre les ailes et en rejetant leproduit de cette fouille sur le sommet des planches. Cetravail préparatoire, dans les terrains assez réguliers,peut se tài.e en grande partie à la charrue, nmnœuvréecomme on le fait pour former les planches bombées or-dinaires. Les rigoles d’arrosage des planches, le réga-lage et l’achèvement des terrassements se font toujoursà la bêche.
Pratique des irrigations. Le mode d’emploi de l’eausur les terres arrosées varie d’une culture à l’autre, etmême pour chaque culture d’une contrée à l’autre.Nous aurons occasion, on parlant des cultures irri-guées, d'indiquer le mode d'emploi de l’eau qui con-vient le mieux à chacune d’elles. Nous dirons seule-ment ici, pour ne pas y revenir, quelques mots surl'irrigation des jardins.
Jard nages. Les cultures maraîchères exigent, en gé-néral, l eaucoup d’eau. L’irrigation permet de leur don-ner, dans certaines localités, un développement vrai-ment extraordinaire. Aux environs de Paris on tirel’eau des puits au moyen de manèges. Le haut prix deslégumes permet aux jardiniers de supporter ce mo^vencoûteux d’arrosage. L’eau, versée dans des tonneauxenfouis dans le sol, est répandue sur le terrain avec desarrosoirs, à raison de 3G litres par mètre carré et par ar-rosage. Dans le Midi et en Espagne on obtient l'eau aitmoyen de norias. Mais, quand les localités le permettent,on a recours à de véritables irrigations, comme on peutl’observer sur une très grande échelle à Cavaillon , Châ-teau-Renard, dans le Midi, aux environs de Cler-mont-Ferrand et dans les célèbres hortillons d'Amiens .A Cavaillon , la culture des melons, des artichauts etdes légumes a pris une grande extension. Les produitsde cette contrée sont exportés dans un cercle de plus enplus étendu et commencent déjà à venir à Paris commeprimeurs. A Cavaillon , le terrain est divisé en planchesde P",75 à 4 n y80 de largeur, entre lesquelles on mé-nage des rigoles de O' 1 ’, 28 de largeur. Les arrosagesont lieu tous les cinq jours pendant la saison, qui est dedeux cents jours. Ces quarante arro.-uges consommentchacun environ 1,000 mètres cubes d eau par hectare,ce qui fait 40,000 mètres cubes par saison, ou un débitde 2 litres 12 par seconde environ. Quand la capilla-rité du sol ne suffit pas pour humecter assez les plan-tes, on les arrose en projetant sur elles l’eau des rigole.-:avec dos espèces d’écopes très plates.
Quantités d’eau néressair<s aux irrigations. Cette ques-tion est une des plus controversées et des plus diffi-ciles à résoudre. Disons d'abord que la réponse variedans chaque cas particulier et qu’il serait absurde deprétendre arriver à fixer un chiffre unique. Les expé-riences manquent malheureusement d’une manière àpeu près complète sur ce sujet, et on ne possède quedes résultats généraux dans lesquels il est fort difficilede distinguer l'influence de chaque élément de la ques-tion sur l’eusemblc des phénomènes.
L’eau employée aux irrigations agit de plusieurs ma-nières, qu'il est nécessaire d’analyser pour se rendrecompte des principes qui peuvent guider dans l’étudequi nous occupe. L’analyse suivante, quelque impar-faite qu’elle soit, aura l’avantage d’appeler l’attentionsur certains points particuliers de recherches et d’in-