AGRICULTURE.
AGRICULTURE.
La bêche en 1er est un instrument que tout lemonde connaît. Sa forme, son poids et le mode de réu-nion de la partie en fer avec le manche varient d’unpays à l’autre, en raison de la nature et de la résis-tance du sol. Les pelles en fer .-ont des espèces debêches plus légères, qui ne sont employées que dansles terrains extrêmement meubles, ou pour remuer lesterres préalablement fouillées à la pioche ou autre-ment. Quand on possédera un nombre suffisant dedonnées sur la cohésion, l’adhérence, la densité desterres, etc. (voyez chapitre II), on pourra calculer,d’avance, l'effort nécessaire au travail à la bêche d’uneterre donnée. Quelques calculs établis ainsi concordentremarquablement bien avec les résultats de l’expérience.
On adonné ci-dessus les dessins des bêches d’uneforme particulière, destinées à certains usages spéciaux.Il serait inutile de réunir les croquis des formes nom-breuses adoptées dans les differentes parties de laFrance pour les bêches et les pelles. En général, ilconvient d’adopter les outils du pays ou Fou doitopérer; il est rare que l’on trouve un avantage immé-diat à changer, sous ce rapport, les habitudes des ter-rassiers.
Dans les terraius très compactes ou pierreux, on
muer des terrains légers, d’enlever des gazons, etc.,on emploie r<v obue, large pioche, à manche plus oumoins long. S'il s’agit de travaux exigeant moins deforce encore, de binages, de sarclages et autres ouvragesde même espece, la houe su transforme en binette, enserfouette , etc., instruments dont la forme varie avecles usages de chaque localité.
Instruments mis en mouvement par les animaux. Lasubstitution de la force dos animaux à la force del'homme est un des plus grands progrès de l’humanité.Aussi tous les peuples ont-ils glorifié, comme des divi-nités, les premiers inventeurs des machines propres Aremplir ce but. Parmi les instruments destinés à re-muer la terre, le plus généralement répandu, celui quiréunit tous les éléments des autres appareils analogues,est la clmrruc (voyez ce mot). Nous n’avons pas à re-venir avec détail sur cct instrument, qui forme l’objetd’un article spécial suffisamment développé. Nousajouterons seulement quelques mots au sujet de cer-taines charrues particulières et du mode d’emploi decet instrument, dont nous supposerons les détails con-nus de nos lecteurs.
La fig. 113 donne le croquis de la charrue du Bra-bant, et la fig. Il i celui de charrues employées dans
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remplace la bêche, pour les défoncements, par unefourche à deux ou trois dents. Cet instrument donnede très bons résultats.
D’après M. de Gasparin, un homme peut bêcher unhectare en einquante-et-un jours dans un terrain derésistance moyenne. A Blois , on emploie pour le mêmetravail quatre-vingt-huit journées environ; dans lePuy-de-Dôme , soixante-douze; dans «les terrains trèscompactes, avec sol mélangé do racines, nous avons vuemployer pour le même travail, jusqu'à cent vingt etcent trente jours.
La classe des instruments appartenant au secondmode d’action dont nous avons parlé comprend untrès grand nombre d’outils. Dans les terrains remplisde pierres on emploie lo pic; dans les terres fort dures,on se sert de la pioche proprement dite, qui présentenon plus une seule pointe comme le pic, mais un tran-chant plus ou moins long, ou bien une pioche à deuxdents. Dans les terres mélangées, on se sert d’un in-strument nommé tournée ou formant pio-
che d’un côté et pique do l’autre. S'il s’agît de re-
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les Flandres. Ces deux instruments n’ont rien de bienparticulier. Ils sont l’un et l’autre adoptés à l’Institutde Hohenheim, et ont été souvent cités et décrits enFrance .
On a souvent décrit avec éloges des charrues à plusieurs socs. Le plus perfectionné des instruments decette espèce paraît être la charrue polysocs de M. Godefroy. La marche de cette charrue est régulière etréduit sensiblement le nombre d’hommes nécessaires aulabourage. Néanmoins, son poids considérable, 1 effortde traction qu'elle exige et son prix élevé, ne permet-tent son application que dans les très grandes exploi-tations, ou elle ne s’est même presque pas répandueNous croyons donc inutile d’en donner une descriptiondétaillée.
Les défoncements à la charrue nécessitent l’emploide machines spéciales et d’une grande solidité. Nousallons citer quelques-uns des appareils destinés à cetusage.
La charrue Rosé* assez analogue à celle de Dom-bnsle. peut fonctionner avec eu sans avant-train; elle