AGRICULTURE.
AGRICULTURE.
met l:i herse en mouvement. Cette évaluation, Jureste, n’a rien (l'absolu.
Fig. 123.
On désigne sous le nom de peigne une espèce deherse, à dents très fortes, montée sur quatre roulettes,dont on peut changer la hauteur pour varier l’entrure.11 convient particulièrement pour arracher les moussesdes prairies; il est, du reste, rarement employé.
liouleaux. La terre, bêchée ou labourée, estdiviséeenmottes plus ou moins grosses et irrégulières, laissautentre elles des vides considérables; cette dispositionfacilite l’aération du sol, mais serait très défavorable
ploie des rouleaux d’un poids proportionné à la duretéet au volume des mottes ù briser.
Les rouleaux sont en général en bois ; ils ont2 mètres de longueur, 0 m ,30 à 0'",45 de diamètre. Lesterres fortes et les mottes un peu grosses résistent àla pression de ces instruments trop légers pour lesbriser. On emploie quelquefois des rouleaux en pierrede I m ,20 à 1™,40 de longueur, et de 0,80 à 1 mètrede diamètre. Mais les rouleaux en fonte, qui com-mencent û se répandre en France , et qui sont de-puis longtemps très employés en Angleterre, sontbeaucoup plus énergiques, et paraissent préférables,quand leur prix n’est pas trop élevé. Il est inutilede donner le dessin des rouleaux en bois ou en pierre,leur forme est généralement connue. La fig. 124 re-présente un rouleau uni en fonte, composé de troistambours montés sur un même arbre. Cette disposi-tion facilite le retournement de l’appareil, elle ne lecomplique pas, et serait applicable aux rouleaux enpierre.
Les rouleaux unis, à moins de leur donner un poidsconsidérable qui les rendrait très coûteux et difficilesà tirer, sont souvent sans action sur les terres argi-leuses 1 res compactes. On est donc obligé de les rem-placer par des rouleaux présentant des aspérités, oudes parties tranchantes, qui brisent les mottes. Plu-sieurs dispositions ont été proposées pour atteindre cebut. On a armé de fortes pointes, plus ou moins nom-breuses, les rouleaux ordinaires en fonte ou en bois;mais ces pointes, ou dents, sont sujettes à se briser etexigent un entretien continuel. M. dé Dombasle a faitexécuter des rouleaux formés de quatorze ou quinzedisques en fonte, un peu tranchants, et séparés par desrondelles d’un diamètre moins considérable. Les dis-ques et les rondelles sont en fonte, montés et fixés surun même arbre en fer. Cet arbre est terminé par destourillons engagés dans le cadre en charpente, au-quel on attelle les chevaux. Ce rouleau, appelé rou-leau-sguelette, donne de bons résultats ; il coûte de 160à 180 fr.
Parmi les rouleaux en fonte garnis d’aspérités pourles terres fortes, on doit citer, comme Vun des meil-leurs, celui deCroskil (fig. 125), formé par la réunionde disques dentés fixés sur un axe. Il faut deux à troischevaux pour le traîner. Ce rouleau est, malheureu-sement en France , d’un prix trop élevé pour que son
Fig. 124.
.„oo°y°‘
rrf 3 *"
ttussi
aux semailles. Certains terrains se soulèvent, par l’ac-tion de la gelée, en fragments solides. Dans ces diffé-rents cas, il faut écraser et aplanir la terre pour larendre propre à recevoir les semences et les her-sages. Dans la petite culture, on écrase les mottes, oules boursouflures dont nousvenons de parler, au moyendo masses en bois. Dans la grande culture, on cin-
usage puisse se répandre parmi les cultivateurs peuaisés ; il coûte de 5 à 600 fr.
Le roulage des terres labourées en billons est assezdifficile avec les rouleaux ordinaires. On peut les remplacer, dans ce cas, par un appareil formé de troncs docône en pierre, montés sur un même axe en fer, for-mant, par leur réunion, deux troncs de cône réunis