AGRICULTURE.
AGRICULTURE.
par leur petite base, et s'appliquant à la convexité I surface duquel sont ménagées des entailles proportion-du billon. La longueur du rouleau doit être égalo à la nées à la grosseur de la semence. Les graines se logentlargeur des billous. I dans ces entailles, sortent ainsi de la trémie quand
Fig. 125.
11 faut éviter de rouler les terres argileuses quandelles sont humides : l’opération no servirait alors qu’àaugmenter leur ténacité et la compacité de la couchesupérieure du sol.
Deuxième section. — Semoirs.
Les semoirs sont des instruments destinés à ré-pandre avec régularité, dans la terre convenablementpréparée, les graines, et les engrais pulvérulents quel’on juge convenable de leur associer. En traitant deseultures, on fera connaître les avantages que présententles semis en lignes, les circonstances où ils conviennentle mieux, et les inconvénients qu’ils présentent quel-quefois. Nous n’avons maintenant à nous occuper quedes appareils en eux-mêmes. Les formes des semoirs ontvarié de mille manières ; mais jusqu’à présent, il fautbien le reconnaître, leur complication et leur prix élevéont empêché leur usage de se répandre en France au-tant que l'on pourrait le désirer. Il existe des semoirsqu’un seul homme peut porter et manœuvrer ;d’autres sont montés sur un train de brouetted’autres, enfin, sont d’une plus grande dimen-sion, et ne peuvent être mis en mouvement quepar des chevaux. Tous ces instruments sont fon-dés sur un petit nombre de dispositions mécani-ques différentes qui peuvent se ramener à l’unedes divisions suivantes.
Semoirs à cuillères. Dans les appareils de cetteespèce, les graines sont saisies par des cuillèresmontées sur un arbre tournant, qui les jettentdans les tubes qui les conduisent à terre. Un as-sez grand nombre de semoirs anglais sont baséssur l’emploi de cette disposition, adoptée aussipar Mathieu de Dombasle , et appliquée par lui àun semoir à brouette, spécialement disposé poursemer le maïs. La fig. 126 représente la partieessentielle de cet instrument. La graine placéedans la trémie A s’en échappe peu à peu ; elleest saisie par les cuillères b, qui viennent la jeterdans le tube C, qui la conduit au sol. Les cuil-lères b sont portées sur un arbre horizontal quireçoit un mouvement régulier de rotation, d’unecorde sans fin passant sur une poulie montée surl’arbre de la roue de la brouette.
Semoirs à entailles. Les trémies de ces instrumentssont fermées par un cylindre métallique plein, à la
| on fait tourner le cylindre, et tombent de l'entaille surle sol.
Le semoir Hugues appartient à cette catégorie ; c’estun des meilleurs instruments de cette espèce. Il seraitimpossible d’en faire comprendre les détails sans unnombre assez considérable de figures à grande échelle,que l’espace ne nous permet pas de reproduire. Nousnous bornerons à fairo comprendre le principe de cottemachine, trop compliquée d’ailleurs pour être exé-cutée par les ouvriers agricoles. L'appareil est portésur trois roues. Celle de devant transmet, au moyen dedeux bielles, un mouvement convenable de rotationaux cylindres distributeurs. La graine, et les engraispulvérulents à répandre avec elle, sont placés dansdeux compartiments distincts de la grande trémie enbois. Chacun de ces compartiments est fermé, à sapartie inférieure, par les cylindres distributeurs quiconstituent la partie essentielle de la machine. Cesdeux cylindres sont peu différents : nous décrironsseulement celui qui reçoit les graines* Ce cylindre
Fig. m.
porte sur sa surface une série d’alvéoles, de grandeursvariables, propres à recevoir les graines de différentesgrosseurs. Les alvéoles de chaque grosseur sont disposées sur une même ligne circulaire. Chaque cylindre